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Cloud Gaming : une renaissance plutôt qu’une véritable nouveauté

Le Cloud Gaming connaît un vrai gain d’intérêt en ce moment. Est-ce une nouveauté ou une renaissance liée à l’amélioration des technologies ? 

Une valeur de 32 milliards de dollars, voilà ce que représente le marché du Hardware dédié aux jeux vidéos en 2016. L’institut de recherche Jon Peddie Research prévoit une croissance annuelle de 6 % jusqu’en 2019 en ne comptant que le matériel informatique.

Pour autant, le prix des composants évolue avec la demande. Le regain d’intérêt provoqué par les derniers modèles de cartes graphiques de Nvidia et d’Amd, mais aussi l’émergence du marché de la réalité virtuelle au cours de l’année 2016 génère une augmentation des tarifs de composants. Les « gros » joueurs outrepassent généralement l’argument tarifaire. Ce n’est pas le cas de la plupart des bourses plus limitées et des joueurs occasionnels. En effet, et pardonnez-nous l’expression, le jeu n’en vaut pas la chandelle. D’autant plus que cette vague nouvelle peut très bien s’étouffer à la sortie d’une nouvelle console de jeu plus puissante. Le Cloud Gaming peut devenir l’avenir du jeu vidéo.

Une histoire déjà mouvementée

Il y a maintenant près de 10 ans, les premières offres de Cloud Gaming ont vu le jour. L’entreprise Gaikaï a été l’une des premières à se risquer sur ce marché d’avenir, suivi par le leader jusqu’en 2012 : OnLive. Malheureusement, les infrastructures ainsi que les débits de connexions n’étaient pas suffisants.  OnLive dépensait 5 millions de dollars par mois dans ses baies serveur afin de supporter les flux de contenus et l’hébergement des données des joueurs.

CES 2017 : le Cloud Gaming selon Nvidia avec Geforce Now

Un autre facteur limitant pour le jeu à la demande sur le Cloud dans un premier temps, les fabricants de matériels et de console ne voyaient pas d’un bon œil l’émergence de ce genre de service. Gaikaï et OnLive ont successivement  été rachetés, en 2012 et en 2015, par le même acteur, la célèbre firme japonaise Sony.

Aujourd’hui, le très haut débit gagne du terrain rapidement en Europe. Il est déjà bien implanté en Amérique du Nord, les Canadiens aiment à rappeler aux Français la rapidité de leurs connexions, par exemple. De même le marché du Cloud représente dans son ensemble 148 milliards de dollars. Les consommateurs utilisent de plus en plus et au quotidien des services Cloud. Un croisement des deux industries est évident.

Cloud Gaming : un marché (déjà) fortement concurrentiel

playstation now cloud gaming

Le Cloud Gaming refait donc son apparition sur le devant de la scène. Jamais disparu, le voilà poussé par les fabricants de cartes graphiques eux-mêmes. Le service Geforce Now présenté par le leader Nvidia apporte la puissance de ses puces graphiques aux utilisateurs ne pouvant se procurer une machine puissante. Malheureusement, le prix de 2,5 dollars par heure ne peut pas séduire le plus grand nombre. La firme taïwanaise propose cependant un tarif attractif de 9,99 euros par mois pour les acheteurs de sa console de salon/box TV connectée, la SHIELD (vendu à partir de 229 euros.  Le marché déjà fortement concurrentiel a trouvé un challenger en France avec la société Shadow qui propose, elle, un abonnement à partir de 29,99 euros par mois.

Le concurrent de Nvidia, Amd, ne s’est pas inscrit directement dans cette compétition visant l’intérêt des consommateurs, mais a annoncé une gamme de cartes graphiques dédiée aux applications Cloud. Il y a même un nouvel acteur nommé Hatch, qui propose de faire du Coud Gaming dédié aux jeux smartphone sous Android. Mais le mieux installé de tous reste Sony avec son Playstation Now qui permet de jouer à 300 titres sortis auparavant sur Playstation 3 ou 4 depuis son PC pour 16,99 euros par mois. 

La puissance graphique au service des professionnels ?

virtualisation cloud gaming

Le Cloud Gaming n’est pas la seule application possible d’externaliser la puissance de la machine à distance. Ce que l’on nomme la virtualisation peut également servir pour les professionnels. Les créatifs ont notamment besoin de plus de mobilité. En virtualisant des services comme Photoshop, Illustrator, ou d’autres éléments de la suite Adobe, les designers seraient ainsi en capacité d’intervenir sur la plupart des machines. De même, les animateurs 3D et les ingénieurs concepteurs des pièces avant fabrication peuvent bénéficier des services de virtualisation, à partir du Cloud. A terme, cela permet de réduire les coûts et d’obtenir une meilleure gestion des assets créés. Le Cloud Gaming n’est définitivement qu’un pan de la virtualisation.  

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