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Cybersécurité : l’algorithme d’IBM Watson rentre dans la tête des hackers

IBM s’aventure dans la sécurité cognitive, où les systèmes d’intelligence artificielle apprennent des concepts de manière optimale pour réduire la détection et les temps de réponse. L’étude des informations sorties du cerveau humain par l’IA peut améliorer la cybersécurité. 

IBM a réussi à capter des informations venant directement de l’imagination humaine lors du lancement de Watson. La société a introduit les capacités d’analyse et d’apprentissage de Watson dans divers secteurs, y compris les soins de santé et la sécurité de l’information.

La technologie de sécurité cognitive Watson, du point de vue de la cybersécurité, change la façon dont les professionnels de la sécurité de l’information peuvent se défendre contre les attaques en gérant de vastes quantités de données. IBM Security est actuellement en plein milieu d’un projet de recherche d’une durée d’un an en travaillant avec huit universités pour aider Watson à contrer la cybercriminalité. Watson doit apprendre le langage de la cybersécurité pour comprendre les différentes menaces, actions et indicateurs liés.

Mélanger les connaissances humaines et les données de cybersécurité traditionnelles

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« En général, apprenons grâce à des exemples » explique Nasir Memon, professeur d’informatique au NYU Tandon School of Engineering. Il faut prendre un algorithme et des exemples, puis apprendre quand il est possible de reconnaître un problème et le comparer à d’autres incidents similaires.

La sécurité de l’information n’est pas étrangère au machine-learning. De nombreux systèmes de cybersécurité nouvelle génération intègrent déjà le machine-learning, le Big Data et le traitement du langage naturel. Ce qui diffère avec l’informatique cognitive est le fait qu’il est possible de mélanger les connaissances cybersécruité développées par l’homme avec des données de sécurité plus traditionnelles. Il faut considérer que de nombreuses connaissances se présentent sous la forme de documents de recherche, des publications de l’industrie, des rapports d’analystes et des blogs.

Les systèmes cognitifs peuvent reconnaître la richesse de la signification contextuelle des informations et y appliquer les données générées par les machines traditionnelles, dans le but d’aider les analystes à comprendre ce qu’ils voient.

« Il s’agit de transformer l’expertise humaine en forme de langage et de l’utiliser comme données de formation pour les algorithmes de machine learning » selon Jeb Linton, architecte de sécurité en chef chez IBM Watson. 

L’innovation technologique doit réellement répondre aux défis auxquels les professionnels de la cybersécurité sont actuellement confrontés. La sécurité cognitive a le potentiel de réduire les temps de réponse aux incidents, optimiser l’exactitude des alertes et rester à jour en matière de recherche sur les menaces.

« Nous devons nous assurer que ces technologies résolvent les problèmes auxquels sont confrontés les professionnels de la cybersécurité d’aujourd’hui et de demain ». à écrit Diana Kelley responsable du service de sécurité de IBM.

Watson a le potentiel  de ralentir les actions des cybercriminels

Selon de récentes statistiques publiées par le IBM Institute of Business Value, 40 % des professionnels de la cybersécruité pensent que la sécurité cognitive améliorera les capacités de détection et de prise de décisions face aux incidents et 37 % pensent que ces solutions amélioreront considérablement le temps de réponse aux incidents. De plus, 36 % des interrogés affirment que la sécurité cognitive fournira une confiance accrue pour différencier les événements inoffensifs des événements réels. Si les analyses en sécurité étaient capables de rester à jour sur les nouveaux types de menaces et augmenter l’exactitude des alertes, ils pourraient effectivement réduire le temps de réponse. Enfin, 57 % des responsables de la sécurité pensent que les solutions se sécurité cognitive peuvent ralentir considérablement les actions des cybercriminels.

IBM est en train de travailler avec avec huit universités différentes pour alimenter jusqu’à 15.000 nouveaux documents dans Watson chaque mois, y compris des rapports de menace, des stratégies de cybercriminalité, des bases de données sur les menaces et des documents issus de bibliothèques.

L’intérêt pour les technologies cognitives est en train de s’étendre dans de nombreux domaines. Ainsi, cette industrie devrait valoir environ 47 milliards de dollars d’ici 2020, selon les récents chiffres d’IDC. Alors que la sécurité cognitive en est encore à un stade précoce, les professionnels de la cybersécurité de l’information voient déjà comment la technologie aidera les analystes à prendre de meilleures décisions de manière plus rapidement grâce à de vastes quantités de données.

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