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Fake News – Le Big Data contre le fléau de la désinformation

Les « fake news », ou fausses informations, constituent l’un des principaux fléaux du siècle, à l’ère d’internet et des réseaux sociaux. Pour lutter contre la désinformation à grande échelle et ses conséquences politiques désastreuses, le Big Data et l’intelligence artificielle constituent de précieux atouts, mais ne suffisent pas à résoudre le problème…

Les récentes décisions politiques importantes comme le Brexit et l’élection de Donald Trump ont surpris les journalistes et les spécialistes de la prédiction en défiant toutes les attentes. Parmi les causes de ces résultats inattendus, on compte les « fake news ». Ces articles, basés sur de fausses informations, ont pu être créés spécialement pour influence le résultat de ces événements politiques.

Selon la rumeur, dans le cadre du Brexit et de l’élection présidentielle, des stratèges politiques ont utilisé des tests de personnalité sophistiqués, basés sur l’activité sur les réseaux sociaux, pour créer des fakes news afin d’influencer le vote de larges segments de la population.

La question aujourd’hui n’est plus de savoir si les fake news ont eu un impact réel sur ces décisions politiques. Il faut maintenant se demander comment combattre ce phénomène. Les journalistes sont formés à vérifier leurs sources minutieusement, mais même eux peuvent être trompés par les fake news les plus réussies. Dans ce contexte, comment le consommateur moyen peut-il distinguer le vrai du faux ?

Facebook propose de dénoncer les fake news

Pendant les élections américaines, Facebook et Twitter ont été les deux principaux canaux de distributions des fake news. La plateforme publicitaire de Facebook permet de diffuser très facilement de fausses informations. Par conséquent, Facebook est devenue la première entreprise à tenter d’implémenter une solution. Il est désormais possible pour les utilisateurs de dénoncer les fake news repérés parmi les éléments de leur fil d’actualité. Si plusieurs utilisateurs utilisent l’option, l’article s’affichera avec un bandeau d’alerte visant à avertir les autres usagers.

Malheureusement, un tel système de dénonciation peut facilement être détourné par des utilisateurs malveillants. Certains articles légitimes peuvent être dénoncés de façon injuste. Par exemple, les experts soupçonnent les forces pro-gouvernementales d’avoir utilisé cette technique pour faire fermer les groupes d’opposition syriens tentant de s’exprimer sur le conflit. De plus, ce système peut donner un faux sentiment de sécurité aux utilisateurs, qui peuvent penser que toutes les actualités présentées sur leur fil sont désormais fiables et vérifiées.

Combattre les fake news par le Big Data et l’intelligence artificielle

Pour résoudre ces problèmes, de nouveaux outils sont développés. Ces outils reposent moins sur le jugement humain, qui peut être induit en erreur par les opinions ou le manque de connaissances. En 2015, Google a publié un article au sujet d’une nouvelle méthode permettant d’attribuer un score aux pages web en fonction de la précision des faits qu’elles présentent.

Les algorithmes assignent aux documents un score de confiance, qui peut ensuite être utilisé par Google pour classer les résultats de recherche. Cette technologie est importante, car elle vise à comprendre le contexte d’une page internet sans utiliser de signaux tiers tels que des liens.

D’autres entreprises et d’autres outils apparaissent également pour aider à combattre les fake news. À l’approche des élections présidentielles françaises, plusieurs médias ont annoncé qu’ils déploieraient un service de vérification de faits à partir du mois de mars 2017. Ce service, baptisé CrossCheck, permet d’identifier les fausses informations et de les démentir.

CrossCheck est l’une des initiatives de l’entreprise First Draft News, qui cherche à fournir des ressources et des guides pour la recherche, la vérification et la publication de contenu en provenance des réseaux sociaux. CrossCheck repose sur plusieurs outils. CrowdTangle est un outil utilisé pour faciliter la découverte précoce et la surveillance du contenu relatif aux élections. Spike permet de repérer et de prédire les articles viraux. Google Trends sert à surveiller les recherches.

Heraken Engagement Management System rassemble des questions soumises par le public et fournit des réponses. Meedan Check est une plateforme de vérification collaborative. Enfin, le Décodex, développé par Le Monde, est une base de données rassemblant plus de 600 sites d’informations identifiés comme vrais ou faux.

L’Union Européenne investit également dans une technologie baptisée Pheme, visant à mieux comprendre et à automatiser la vérification de la véracité du contenu en ligne. Ce projet Big Data interdisciplinaire est fondé par l’Union Européenne, et tire son nom de la déesse grecque des rumeurs et de la renommée. Il rassemble des partenaires en provenance des domaines du Traitement Naturel du Langage, du Forage de Texte, de la science du web, de l’analyse de réseaux sociaux, et de la visualisation d’information. L’objectif est de développer des algorithmes open source de vérification pour le bénéfice de tout un chacun. De tels algorithmes pourraient ensuite être utilisés sur les réseaux sociaux, les recherches web ou les systèmes d’email pour détecter les rumeurs, les mensonges et la désinformation.

De l’indispensable éducation des citoyens

Malheureusement, les géants comme Google et Facebook ne peuvent être tenus pour seuls responsables de la prévention et de la dénonciation des fake news. Les utilisateurs ont également une grande part de responsabilités. Plusieurs outils existent déjà pour permettre aux utilisateurs individuels de repérer les sites de désinformation.

Hoaxy est un outil en ligne permettant de vérifier des faits sur internet, accessible à tous. Plusieurs extensions pour le navigateur Google Chrome permettent aussi de filtrer les fake news. Des sites comme Snopes ou FactCheck.org permettent également d’identifier les faux articles.

Hélas, les utilisateurs sont généralement peu enclins à faire l’effort de vérifier les informations. Même le fait de se rendre sur un site web, d’utiliser un outil ou une application pour vérifier un article est considéré comme une corvée par la majorité des internautes.

En attendant que le Big Data, l’intelligence artificielle et le Machine Learning soient suffisamment fiables et sophistiqués pour détecter les fake news avec précision, il est indispensable de se concentrer sur l’éducation des citoyens. Dès l’école primaire, les enfants doivent apprendre la pensée critique, et à ne pas considérer le moindre article comme une parole d’évangile.

Sources & crédits Source : https://www.forbes.com/forbes/welcome/?toURL=https://www.forbes.com/sites/bernardmarr/2017/03/01/fake-news-how-big-data-and-ai-can-help/&refURL=&referrer= - Crédit :

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