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Ordinateur quantique : l’avenir des algorithmes Big Data ?

Le 4 juillet à Bruxelles, Atos a annoncé la disponibilité d’un simulateur capable d’émuler un ordinateur quantique de 30 à 40 qubits. Un premier pas pour tester les algorithmes d’un nouveau genre.

L’ ordinateur quantique est resté longtemps un doux rêve de chercheurs spécialistes du machine learning et du deep learning. Si la conception de telle machine reste très compliquée, l’entreprise d’origine française Atos a présenté, le 4 juillet dernier, sa gamme de simulateurs d’ordinateur quantique nommé Quantum Learning Machine. Un moyen de tester les algorithmes de cybersécurité de demain.

L’ ordinateur quantique, kézako ? Pour les chercheurs et les entreprises, il s’agit de l’avenir de l’informatique, rien que cela. Une “machine classique” fonctionne à l’aide de l’électricité et d’un langage binaire composé de 0 et de 1 : le bit. L’ ordinateur quantique lui utilise le langage Qubit. C’est-à-dire qu’il peut être dans les deux états en même temps : 0 et 1 sur plusieurs niveaux. Cela permet de multiplier les calculs, leur rapidité et d’y faire fonctionner des algorithmes très puissants.

Des simulateurs d’un ordinateur quantique

Malheureusement, la fabrication de tels engins reste excessivement compliquée puisqu’il repose sur une conception différente des plus puissantes machines actuelles.

En attendant, l’entreprise de service numérique Atos propose de simuler les calculs par le biais de l’émulation d’un ordinateur quantique. Proposées entre 100 000 et 1 million d’euros, ces cinq machines offrent une puissance théorique de 30 (1 To de mémoire vive) à 40 qubits (24 To de mémoire vive). Elles disposent de leur propre firmware spécialement conçu à l’occasion.

Accélérer les recherches dans la cybersécurité

De quoi tester la faisabilité des algorithmes quantiques amenés à améliorer les possibilités de l’informatique moderne : cybersécurité, Intelligence artificielle et Big Data. L’entreprise accompagne son offre matérielle d’un langage de programmation intitulé aQuasm (Atos Quantum Assembly Language).

Atos considère notamment que son secteur cible, la cybersécurité est un domaine d’application primordial. En effet, le nombre d’attaques quotidiennes se chiffre en million et cause des milliards d’euros de dégâts. Un ordinateur quantique serait capable de casser les clés de sécurité RSA les plus puissantes, un simulateur ne peut que les éprouver. En effet, les machines d’Atos ne donnent qu’un aperçu des possibilités de cette nouvelle approche de l’informatique.

Ordinateur quantique, un problème de faisabilité… et de prix

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Bien évidemment, les recherches autour de l ‘ ordinateur quantique s’étendent à d’autres domaines. Le Big Data en fait partie. Des chercheurs ont prouvé l’utilité de cette machine pour assurer une plus grande précision des algorithmes de sélection de données sur des jeux d’une taille impensable aujourd’hui. Ainsi, cela éviterait les erreurs de calcul et ainsi tirer les meilleures capacités des informations contenues dans des lacs de données. Dans ce cadre dit de l’approche topologique, les chercheurs ont besoin de 300 Qubits, soit dix fois plus de puissance que le plus petit simulateur d’Atos, mais une faible puissance pour l ‘ ordinateur quantique le plus puissant au monde, le Dwave 2000Q qui développe 2000 qubits.

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Pourquoi alors se tourner vers les simulateurs d’Atos ? Le prix de cet engin canadien avoisine les 15 millions de dollars, un tarif réservé aux géants de l’informatique comme Google ou IBM. Les projets comme ceux d’Atos sont de nature à démocratiser cette nouvelle voie de l’IT auprès des entreprises et si des applications rapides dans le domaine de la cybersécurité sont trouvées, alors le jeu en vaut la chandelle.

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