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Le Japon veut inciter les industriels à partager leurs données entre eux

Alors qu’en France et aux États-Unis, l’open data se concentre majoritairement sur le partage de jeu de données publiques, le Japon veut aller plus loin en poussant les entreprises du pays à sortir du conservatisme et faire de même dans l’ère de la transformation numérique actuelle. 

Dans la journée du 2 avril, le Nikkei Asian Review a relayé une information de taille concernant les entreprises japonaises. En mai prochain, un conseil consultatif sous la direction du ministère de l’Économie, du commerce et de l’industrie (METI) publiera un guide du bon usage du Big Data à destination des entreprises.

L’objectif est de les fédérer autour d’un plan de croissance dans ce domaine qui sera annoncé cet été par le gouvernement japonais. Un cadre législatif est également en pourparlers pour résoudre les conflits autour du Big Data.

En effet, les différentes firmes industrielles récoltent massivement des données sur les produits qu’elles conçoivent. Cependant, elles en gardent l’exclusivité des droits d’exploitation alors qu’elles ne disposent pas forcément des moyens ou de la volonté d’innover en tirant le meilleur parti de ces données.

Pour favoriser le développement de nouvelles technologies à partir de la Big Data, le gouvernement japonais veut délimiter un cadre permettant de partager ces informations. L’objectif est de créer de nouveaux services et d’en tirer des revenus profitables à l’économie du pays, rappelons-le, fortement endetté.

De nombreux cas d’usages du partage des données industrielles

Le guide bientôt publié incitera les entreprises à indiquer clairement qui a accès aux données au moment d’un achat d’équipement ou d’un partenariat. En dehors des éléments relevant du secret industriel, les sociétés pourraient exploiter les données issues d’un produit qu’ils n’ont pas fabriqué afin de nourrir de données un service innovant.

Ce partage généralisé des informations est vu par le gouvernement japonais comme un moyen de faire collaborer étroitement des entreprises d’un même secteur. Le guide se penchera notamment sur le cas de l’usinage de pièces et l’industrie automobile, en plein bouleversement.

Dans son premier rapport de présentation, le METI évoque les fabricants de pneus qui pourraient bénéficier de l’apport des constructeurs automobiles en relevant l’usure des pneus et en partageant les relevés.

Les projets se multiplient également dans l’industrie lourde en lien avec l’Internet des Objets. Mais le ministère de l’Économie, du commerce et de l’industrie nippon a bien conscience d’un problème à cette solution libératrice pour le secteur du Big Data : les collusions entre certaines entreprises.

Pour éviter d’enfreindre les lois antitrust, les responsables de ce guide veulent interdire le partage de planification de production et rappeler que l’obtention de droits exclusifs sur l’exploitation des données par négociation peut relever de ces règles économiques.

Sources & crédits Source : Nikkei Asian Review - Crédit :

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