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[Startup Tour] Toucan Toco veut devenir le leader de la Dataviz en France

La datavisualisation a pour but de rendre lisibles les données afin d’en dégager une ou des informations clés sur son activité. Seulement, voilà, les outils pour réaliser cette nouvelle vision des choses sont souvent difficiles à appréhender. Toucan Toco est une startup française basée à Paris dont le but est de simplifier, démocratiser même, l’utilisation de la Dataviz en entreprise.  

Toucan Toco. Sous ce nom pour le moins original se cache une startup mise sur pied en 2014 par quatre associés : Charles Miglietti, Président et Kilian Bazin, Directeur Commercial, David Nowinsky et Baptiste Jourdan, responsable Business Developer. Ensemble, ils se sont lancés dans le data journalisme, mais ont vite changé l’orientation de l’entreprise.

« Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un véritable besoin dans la compréhension et la pédagogie autour de la donnée dans l’entreprise« , nous explique Baptiste Jourdan.

« Les entreprises ont énormément de données bruts dans leurs carcans, sur leurs serveurs, mais aujourd’hui ces données sont trop peu utilisées, trop peu mises à disposition des métiers les profils métiers« .  

De ce constat, Toucan Toco a décidé de créer un logiciel « dont le but est de permettre la démocratisation de l’accès à la connaissance aux métiers opérationnels« .

La dataviz pour les opérationnels

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Avec leurs profils complémentaires, les quatre associés voulaient pouvoir simplifier l’accès à la datavisualisation. Pour « confronter le produit au marché », explique le responsable Business Development, il fallait créer un outil capable techniquement de se raccorder à la plupart des systèmes d’information des entreprises.

C’est David Nowinski qui s’en est principalement chargé pour ensuite « le mettre dans les mains des utilisateurs finaux ». Dans cette approche « user centric », l’ergonomie et le design du logiciel prennent une place importante.

Ce rapport à l’usage, Kilian Bazin en a fait son porte-étendard. Pour la partie connaissance cognitive, Charles Miglietti, président de la société, a dégagé les bons usages de la visualisation et de la représentation des données en bannissant, par exemple, les représentations en camembert plus difficile à comprendre.

« Nous ciblons par exemple les décisionnaires qui ont dix minutes par jour pour comprendre leur univers, ce qui va dans l’entreprise, ce qui ne va pas et prendre la bonne décision. Nous ne nous adressons pas aux Data Scientists qui ont besoin d’outils puissants de data discovery et j’en passe » déclare Baptiste Jourdan.

Dans ce but, Toucan Toco mêle Data Story Telling et Datavisualisation. La première brique logiciel a été développée en six mois dans le cadre des projets de data journalisme. Ensuite, l’entreprise a adapté ce modèle à ses clients en entreprise en mode Agile.

Toucan Toco ou la recherche « du bon business model »

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Si bien que la visibilité des projets de datajournalisme ont permis d’acquérir les premiers clients. Depuis Toucan Toco a depuis séduit Renault, Air Liquide, JCDecaux, Ubisoft, Total et bien d’autres. L’entreprise comptabilise aujourd’hui 85 clients pour près de 170 projets déployés. Dans ces entreprises, les utilisateurs  décisionnaires et opérationnels de la brique de la startup profitent d’un outil leur permettant de comprendre leurs données, analyser la clientèle, ou encore communiquer des résultats.

Par rapport à des solutions comme celles développées par Tableau, Baptiste Jourdan estime que Toucan Toco est « complémentaire ». « Nous ne faisons pas le même métier. Tableau Software propose des produits destinés aux data scientists et aux analystes de marché. Un décisionnaire qui a besoin de trouver l’information très rapidement ne saura pas utiliser ce type de logiciel. Nous créons un Data Story Telling et c’est ce qui nous permettons de nous différencier sur le marché.« 

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Pour proposer ce produit, le modèle économique a quelque peu changé du commencement. Au départ, Toucan Toco se positionnait en tant qu’éditeur – intégrateur, c’est-à-dire que la startup vendait et déployait les licences. Aujourd’hui, elle collabore avec des intégrateurs comme Capgemini ou Accenture qui installe la solution chez ses clients et se positionne en éditeur distributeur de licences sous le modèle de l’accord groupe-cadre.

Toucan Toco a toujours eu dans ses racines une fibre éducative. En plus de son logiciel, elle forme les intégrateurs et les utilisateurs à son outil tous les mois suivant les niveaux des personnes adressés. Ainsi, la startup diffuse la connaissance de sa propre solution.

Financièrement, la société n’est pas passée par le système classique de la levée de fonds. Baptiste Jourdan en est très fier : « Nous nous sommes autofinancés et avons profité des aides de la BPI, il y a 45 employés dans la société, nous sommes à l’équilibre financier et avons réalisé un chiffre d’affaires de plusieurs millions d’euros. » 

Evidemment derrière cette bonne santé se dévoilent des ambitions fortes :

« Dès 2018, nous voulons être leaders sur le secteur de la Datavisualisation et du Data Story Telling en France ». Le plan pour y arriver se déploie en trois axes : « développer les partenariats avec les cabinets de conseil et les renforcer, développer la vente avec les accords groupes pour déployer mondialement dans des groupes chez Nissan, Renault ou LVMH et enfin déployer à l’international en commençant par les pays les plus proches, en Europe« . 

Il faudra pour cela dépasser l’obstacle majeur que rencontre Toucan Toco : le recrutement.


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La clé du succès, c’est l’équipe que nous avons réunie autour de ce projet , et notre produit qui répond à un besoin qui aujourd’hui n’est pas traité.

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Le recrutement. Nous avons  15 postes ouverts autant sur du développement, sur du marketing, sur du business developement, que sur du professional services (consultant). C’est l’obstacle majeur que nous rencontrons aujourd’hui et qui freine notre croissance.    

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D’après ce qui se dit « Data is the new oil », la donnée c’est le nouveau pétrole. Donc il y a énormément de choses à construire et de choses à apporter. L’IoT par exemple ramène au Big Data. Ce secteur d’activité est un secteur porteur, en revanche il est énormément morcelé avec énormément d’offres. Les personnes qui veulent se lancer doivent bien choisir l’axe sur lequel ils veulent se développer. Un axe sur lequel ils deviendront experts. Nous aujourd’hui nous faisons du data story telling et de la dataviz, nous cherchons à parler aux derniers utilisateurs. Nous ne cherchons pas par exemple à faire de la data discovery. Il faut également s’entourer des spécialistes de la BI, des bons conseillers qui ont déjà de sérieuses références dans le dans le domaine.

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L’étape clé consiste à atteindre le break-even, l’équilibre financier. Il faut rendre le modèle rentable et surtout trouver son business model. Ensuite, il faut rendre le modèle scalable, pour passer l’étape de l’industrialisation. Pour notre part, nous avons eu la chance de nous autofinancer et de trouver des clients qui nous ont fait confiance.

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Nous avons la chance d’être en France. Il faut arrêter le French Bashing par rapport aux États-Unis et autres parce que la France est un pays d’entrepreneuriat. Nous avons un système complet d’aides, il faut utiliser tous les recours pour se financer, au moins au début : la société, l’Etat, les organismes, la BPI, etc. Ensuite, continuer sur de l’autofinancement quand cela est possible et faire appel à des fonds externes et surtout bien les choisir. Le capital risque et le capital développement ce n’est pas la même chose, il faut donc faire appel aux fonds, mais au bon moment. Les fonds peuvent aider à développer un modèle à l’international, mais aujourd’hui nous n’en avons pas besoin. Dans notre cas nous avons réussi à nous autofinancer. Il est possible de réussir sans faire appel aux fonds externes quand on a trouvé le bon business model et le bon prix, ainsi que la bonne organisation, comme avoir des coûts de structure assez faibles. Plus tard en phase d’industrialisation, il ne faut pas hésiter à rencontrer les VC. 

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