Blockchain et cybersécurité : cette technologie est-elle réellement fiable ?

Blockchain et cybersécurité : cette technologie est-elle réellement fiable ?

Dans ce vaste monde numérique où la cybersécurité est au cœur des préoccupations, la blockchain apparaît comme l’une des technologies les plus fiables. Cette architecture décentralisée est-elle réellement sécurisée pour le stockage et la transmission des données ? 

Blockchain : la décentralisation offre une puissante cybersécurité 

Grâce à la décentralisation, le cryptage et le mécanisme de consensus, la blockchain garantit un haut niveau de sécurité des données. Avec la décentralisation, il n’y a pas d’autorité centrale ni de lieu de stockage. Chaque utilisateur du réseau joue un rôle dans le stockage de tout ou partie de la blockchain.

Les données contenues dans la blockchain sont décentralisées et vérifiées. Par conséquent, si un système est correctement distribué, le concept de point de défaillance unique est éliminé.

Un pirate peut toujours s’attaquer à l’un des nœuds de la structure. Mais pour créer des dégâts importants, il doit s’attaquer à un nombre important de nœuds de la blockchain, ce qui est difficile.

La cryptographie vient renforcer la sécurité

Blockchain et cybersécurité : cette technologie est-elle réellement fiable ?

Avec la décentralisation, il y a aussi la cryptographie qui convertit les transactions de bloc en une fonction de hachage. Ce dernier, généré de manière aléatoire à l’aide d’un algorithme spécial, est lié au hachage d’un bloc parent. 

Par conséquent, lorsqu’un attaquant veut pirater une blockchain, il doit non seulement déchiffrer les hachages connectés en cascade, mais devrait également apporter des modifications à tous les blocs.

Il y a aussi le consensus qui maintient la confiance entre les membres du réseau qui ne se connaissent pas. Il garantit que chaque nouveau bloc est authentique et cohérent entre les nœuds du réseau. Ainsi, le mécanisme de consensus garde une trace de toute tentative de falsification des données, de suppression ou autre manipulation. 

La blockchain : sécurisée, mais pas infaillible

La blockchain est sécurisée, mais la technologie n’est pas invulnérable à 100 %. Les cybercriminels et les hackers trouvent toujours des failles à exploiter. Et tout compte fait, les acteurs malveillants peuvent utiliser des techniques d’attaque classiques comme le phishing

Les pirates peuvent également utiliser des méthodes plus sophistiquées comme celle du routage. Les hackers interrompent le fonctionnement de la blockchain via l’infrastructure de routage Internet. Concrètement, un attaquant divise un réseau en plusieurs composants, bloquant la communication entre les nœuds.

Cela crée des blockchains parallèles. Après une attaque, les blocs extraits sont jetés et l’escroc reçoit des données (et des cryptos). Les hackers utilisent aussi beaucoup l’attaque  51 %. Dans ce cas, les pirates créent des pseudo-identités pour essayer de capter la majorité des votes des validateurs dans une blockchain à preuve de travail (PoW).

Cybersécurité : comment assurer la sécurité de la blockchain ?

Assurer la sécurité à tous les niveaux de la pile technologique permettrait d’ores et déjà de se prémunir des risques d’attaque. Mais il faudrait également mettre en place une gestion efficace des identités et des accès

Il est tout aussi important de contrôler l’accès dans les contrats intelligents. Les experts en cybersécurité recommandent également de bien choisir le mécanisme de consensus. Au-delà de ces méthodes dédiées à la blockchain, il faut compléter la sécurité avec les techniques traditionnelles.

Autrement dit, toujours mettre en place un pare-feu performant. Mais aussi, il faut éviter de suivre les liens contenus dans les emails suspects. En somme, adopter une bonne hygiène numérique.

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