NVIDIA vous présente NemoClaw. Ce système s’inscrit dans l’écosystème de la plateforme d’agents OpenClaw. Il vise à améliorer la sécurité, la confidentialité et le contrôle des agents d’IA autonomes.
Selon l’entreprise, l’objectif est de rendre ces agents plus faciles à déployer et capables de fonctionner à grande échelle. Notamment dans les environnements d’entreprise. L’annonce a été faite hier lors de la conférence technologique GPU de l’entreprise.
#NVIDIAGTC news: NVIDIA announces NemoClaw for the OpenClaw agent platform.
NVIDIA NemoClaw installs NVIDIA Nemotron models and the NVIDIA OpenShell runtime in a single command, adding privacy and security controls to run secure, always-on AI assistants. https://t.co/v1LtP3c8ZW— NVIDIA Newsroom (@nvidianewsroom) March 16, 2026
Tout ce que vous devez savoir sur Nvidia NemoClaw
Les agents d’OpenClaw, parfois surnommés « griffes », se distinguent par leur capacité à accomplir de nombreuses tâches dans des environnements virtuels. Ils peuvent utiliser différents outils, manipuler plusieurs modèles et interagir avec des logiciels pour effectuer des actions complexes.
Cette grande flexibilité représente toutefois un défi. Sans mécanismes de contrôle stricts, ces agents pourraient accéder à des données sensibles. Ou pire, interagir avec des systèmes critiques d’une manière qui inquiète de nombreuses organisations.
Pour répondre à cette problématique, NemoClaw introduit une couche dédiée à la gestion des risques. Le système repose notamment sur un environnement appelé OpenShell, chargé d’exécuter les agents dans un bac à sable.
Cette configuration isole les actions de l’agent et limite les informations auxquelles il peut accéder. Les développeurs peuvent ainsi définir précisément les règles concernant l’accès aux données, l’activité réseau ou encore certains comportements.
NVIDIA présente cette solution comme un élément essentiel pour rendre les agents autonomes réellement utilisables. L’entreprise affirme que le système peut être installé avec une seule commande. Ce, en combinant son Agent Toolkit avec la prise en charge de modèles ouverts, notamment NVIDIA Nemotron.
Autre chose. NemoClaw adopte une architecture hybride dans la manière d’utiliser les modèles. Certains peuvent être exécutés localement sur des machines dédiées. D’autres en revanche restent accessibles via le cloud.
NVIDIA évoque notamment l’utilisation d’un « routeur de confidentialité » destiné à contrôler les échanges de données.
Pourquoi lancer ce système maintenant ?
La réponse tient en grande partie à l’évolution rapide du marché des agents d’intelligence artificielle.
Voyez-vous, les entreprises commencent à les expérimenter, ces logiciels agissant de manière autonome. Les organisations s’en servent notamment pour automatiser des tâches complexes, gérer des flux de données ou assister des équipes dans certaines opérations.
Mais cette autonomie soulève une inquiétude. Lorsqu’un agent peut accéder à des applications internes, à des bases de données ou à des outils en ligne, la question du contrôle devient centrale.
Une mauvaise configuration ou une action imprévue pourrait exposer des informations sensibles ou déclencher des opérations indésirables. Et je dois vous dire que les organisation l’ont compris
Une enquête d’AlphaSights et commandée par Okta, auprès de 150 responsables IT le prouve. Selon cette enquête, 68 % des décideurs citent le risque de fuite de données comme principal frein à l’adoption des agents IA.
60 % s’inquiètent du fait que ces agents disposent de trop d’autorisations dans les systèmes internes. Et comprenez que le problème ne reste pas théorique.
Non, car un rapport de SailPoint va aussi dans cette direction. Il montre que 96 % des professionnels de la cybersécurité considèrent désormais les agents IA comme un risque de sécurité.
Pour de nombreuses organisations, ces risques ralentissent encore l’adoption de ces technologies. Et pourtant, toujours selon cette étude de SailPoint, 98 % des organisations interrogées prévoient malgré tout d’en augmenter l’usage dans les prochaines années.
Voilà qui devrait expliquer pourquoi Nvidia lance NemoClaw maintenant. Le groupe tente de devenir celui qui permettra de déployer, contrôler et sécuriser les agents autonomes à grande échelle dans les environnements professionnels.
Les incertitudes autour de NemoClaw
Toute innovation technologique s’accompagne de questions. NemoClaw ne fait pas exception. Bien que l’outil traîne de lourdes promesses, plusieurs incertitudes subsistent encore pour les entreprises.
La première concerne l’intégration. Les grandes organisations utilisent souvent des infrastructures informatiques complexes. Elles combinent plusieurs clouds, des logiciels anciens et de nombreux outils internes.
Ajouter une nouvelle couche de sécurité pour les agents IA peut donc demander des ajustements techniques. La mise en place pourrait être plus longue que ne le suggère une installation en « une commande ».
Une autre interrogation concerne les performances. Les environnements de type sandbox permettent d’isoler les actions d’un agent. Cette approche améliore la sécurité.
Mais elle peut aussi ralentir certaines opérations. Dans des environnements où les agents doivent exécuter rapidement des tâches automatisées, cette contrainte pourrait devenir un sujet important.
Enfin, en adoptant NemoClaw, les entreprises s’inscrivent davantage dans l’écosystème de NVIDIA. Or certaines organisations préfèrent conserver des architectures ouvertes et indépendantes.
Le choix d’une solution étroitement liée à un fournisseur peut donc susciter des hésitations, même si la technologie semble prometteuse.
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