Les avocats en sueur : une IA vient de gagner son premier procès ! 

En Angleterre, une consultante indépendante en ressources humaines a remporté un procès. Et devinez comment ? Avec l’aide d’une intelligence artificielle (IA). Inutile de préciser qu’il s’agit là d’une une véritable première qui fait déjà beaucoup parler dans le monde du droit.

Pour défendre une dette impayée de 7 000 livres, elle a fait appel à la société Garfield AI. Il s’agit d’un cabinet spécialisé qui a facturé environ 400 livres pour l’aider à envoyer une lettre juridique puis lancer une procédure.

L’outil a pris en charge la préparation complète du dossier. Y compris la rédaction des arguments et la constitution des pièces nécessaires. À l’issue du procès, la justice a tranché en faveur de la consultante et a ordonné le paiement de la somme due.

L’IA : une alliée inattendue des petites entreprises 

Le cofondateur de Garfield AI Philip Young parle d’un moment marquant pour l’accès à la justice. Il estime que de nombreuses petites structures renoncent à poursuivre des dettes. Et ce, faute de moyens, lorsque les frais juridiques dépassent les montants en jeu. 

La consultante concernée, elle-même raconte avoir renoncé au départ à récupérer son argent, découragée par un processus jugé trop long et coûteux. L’assistance de l’IA lui aurait permis de poursuivre la procédure sans abandonner face à la complexité du système.

Voilà pourquoi la société Garfield AI propose de traiter des demandes d’indemnisation allant de 30 à 10 000 livres. Pour info, elle est autorisée par la Solicitors Regulation Authority depuis avril de l’année précédente.

Dans ce dossier précis, par exemple, elle a préparé l’ensemble du travail en amont avant de mandater un avocat pour assurer la défense au tribunal.

Et croyez-le, l’avocat en charge de la plaidoirie, Dominic Li, souligne que les documents fournis étaient clairs et bien structurés. Ce, tout en rappelant que l’audience elle-même reste un exercice profondément humain. Car selon lui, l’IA peut assister, mais ne remplace pas la présence et la prise de décision en salle d’audience.

Ce cas intervient dans un contexte où l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur juridique suscite autant d’intérêt que de prudence au Royaume-Uni. Plusieurs erreurs récentes liées à ces outils ont déjà alerté les professionnels du droit, rappelant que leur utilisation reste sous surveillance étroite.

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