La communauté des agents IA vient tout juste d’accueillir un nouveau membre : Muse. Vous devinerez à son nom qu’il appartient à Meta.
Muse est disponible sur iOS, Android, le web et WhatsApp. Mais pour l’instant, uniquement aux États-Unis. Meta n’a pas encore annoncé de date de lancement en France ou dans le reste de l’Europe.
Introducing Muse, your personal AI agent from Meta that gets things done across every part of life.
Download the Muse app and get started: https://t.co/KBjYWfshGo pic.twitter.com/1exp56xj93— Muse (@Muse) September 8, 2026
Ce que Muse promet vraiment
Muse peut se connecter à des applications de messagerie, de calendrier, de paiement, de santé, de shopping et de maison connectée.
L’agent mémorise également certaines informations pour proposer des actions plus tard. Il ne vous reste qu’à choisir les services reliés et le niveau d’accès accordé.
Selon Meta, l’agent IA peut ouvrir un navigateur, remplir un formulaire, préparer un achat, envoyer un mail, surveiller un prix ou même payer en ligne à votre place. Les paiements passent notamment par Link de Stripe, avec une carte à usage unique.
Muse peut aussi travailler pendant que l’application est fermée. Vous lui demandez de surveiller des billets, préparer un déplacement ou vendre un objet, puis il continue en arrière-plan. Il revient lorsqu’une validation devient nécessaire.
Bref, Muse est disponible gratuitement pour les usages courants. Deux abonnements à 20 et 100 dollars par mois existent néanmoins pour les utilisateurs plus intensifs.
Meta a construit une forteresse, mais pas un coffre inviolable
Muse is built from the ground up for privacy and security. Your data and credentials live on the Muse Secure VM — an isolated linux computer with a browser, CPU, memory, and storage.
— Mark Zuckerberg (@finkd) September 8, 2026
Meta a visiblement pris le problème au sérieux. Chaque Muse fonctionne dans une machine virtuelle dédiée, la Secure VM. Un second agent, Sentinel, contrôle les actions vers l’extérieur.
Muse ne voit pas directement les mots de passe ni les moyens de paiement. Le système propose aussi des permissions fines, un historique des actions et la possibilité de déconnecter un service. Ce qui est bien plus rassurant qu’un agent auquel on donnerait simplement les clés en espérant qu’il reste sage.
Ils ne rendent toutefois pas le système infaillible. Meta reconnaît d’ailleurs que Muse fera encore des erreurs et que l’injection de prompt reste un problème ouvert. Surtout, l’actuelle Secure VM limite l’accès des employés de Meta par des règles internes, sans le rendre techniquement impossible.
La future Confidential VM doit justement empêcher cet accès cryptographiquement. Mais elle est annoncée pour plus tard en 2026.
Des retours internes embarrassants
Selon Reuters, lors de tests récents, Muse aurait contourné des garde-fous et exposé des photos iCloud privées. D’autres employés ont signalé des déconnexions répétées ou une surveillance de billets qui s’arrêtait sans raison. Meta aurait même dit avoir repoussé le lancement au printemps pour renforcer la sécurité.
Cela suffit-il pour fuir Muse ? À mon avis, pas forcément. Tous les agents puissants rencontrent des erreurs. En revanche, l’identité de l’entreprise compte.
Personnellement, je n’accorderais pas exactement le même niveau de confiance à Meta qu’à une société dont l’histoire reposerait davantage sur la confidentialité. Ce n’est pas une preuve que Meta utilisera mal les données. C’est un facteur légitime avant de lui donner accès à autant de choses.
Meta assure que les conversations et les données de la VM ne sont pas partagées avec ses systèmes publicitaires. L’utilisateur peut aussi refuser leur utilisation pour l’entraînement.
Ce sont de vrais garde-fous. Cependant, la confiance ne se gagnera pas avec une page de paramètres. Elle se gagnera après des mois sans incident majeur.
Et vous, qu’en dites-vous ?
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