Après les lancements de Mythos 5, Fable 5 et Sonnet 5 en juin, Anthropic revient avec Claude Opus 5. Selon l’entreprise, il ne s’agit pas là, de son modèle le plus intelligent, mais celui offrant le meilleur rapport entre performances et coût.
En gros, Claude Opus 5 offre des performances proches de Fable 5 tout en coûtant deux fois moins cher. Son prix reste inchangé par rapport à Opus 4.8. C’est-à-dire, 5 dollars par million de jetons d’entrée et 25 dollars par million de jetons de sortie.
Introducing Claude Opus 5.
It's a thoughtful and proactive model that comes close to the frontier intelligence of Fable 5 at half the price. pic.twitter.com/GQWhcq2CQL— Claude (@claudeai) July 24, 2026
Claude Opus 5 est disponible sur l’ensemble des plateformes Claude. Les développeurs peuvent également y accéder via l’API Claude. Une version Rapide, environ 2,5 fois plus véloce, est aussi proposée, moyennant un tarif deux fois plus élevé.
Pour info, il remplace désormais l’ancien modèle par défaut pour les abonnés Claude Max. Il devient éventuellement la version la plus puissante accessible aux utilisateurs Claude Pro.
Comment Claude Opus 5 s’en sort en code ?
Eh bien, côté développement logiciel, Anthropic n’y va pas par quatre chemins. Lors des tests Frontier-Bench v0.1, consacrés aux tâches de programmation les plus complexes, Claude Opus 5 surclasse tous les modèles concurrents.
Il ferait même deux fois mieux qu’Opus 4.8 tout en réduisant le coût de chaque tâche. Sur CursorBench 3.2, il se rapproche à seulement 0,5 % des performances de Claude Fable 5, mais pour un coût environ deux fois inférieur.
D’après Anthropic, quel que soit le niveau d’effort sélectionné, Opus 5 conserve un excellent rapport performances-prix. En passant, ai-je omis de vous informer que vous pouvez ajuster le niveau d’effort du modèle selon vos besoins ?
Bref, les bons résultats se poursuivent sur OSWorld 2.0, un benchmark simulant des tâches informatiques complexes. Selon Anthropic, Opus 5 y dépasse l’ensemble des modèles concurrents à coût équivalent.
Il ferait même mieux que Fable 5, tout en ne représentant qu’un peu plus d’un tiers de son coût. Plus globalement, il est dorénavant le meilleur modèle de l’entreprise sur plusieurs évaluations majeures. Parmi eux, ARC-AGI 3, GDPval-AA v2, OSWorld 2.0, HLE, AutomationBench et DeepSearchQA.
Malgré ses excellents résultats dans les benchmarks ne convainc pas tout le monde. Des utilisateurs intensifs évoquent un code inutilement complexe. S’ajoutent des pertes de contexte et des erreurs présentées avec beaucoup d’assurance.
Résultat, beaucoup disent préférer Claude Fable 5 ou GPT-5.6 Sol d’OpenAI pour leurs usages quotidiens.
Les progrès au-delà du code
Anthropic met également en avant les progrès réalisés dans la recherche scientifique. Claude Opus 5 obtient de meilleurs résultats qu’Opus 4.8 dans tous ses tests internes consacrés aux sciences de la vie.
Ce, qu’il s’agisse de biologie structurale, de bioinformatique ou de chimie organique. Les gains sont particulièrement visibles pour l’analyse de structures moléculaires à partir de données spectroscopiques. Mais aussi pour les travaux liés aux protéines, où le modèle améliore sensiblement ses performances.
Et ce n’est pas tout. La startup annonce aussi des avancées dans la génération de contenus visuels. Sans entrer dans les détails, elle affirme que Claude Opus 5 produit des résultats graphiques de meilleure qualité que son prédécesseur.
Comme à chaque lancement, la question de la sécurité reste centrale. Anthropic présente Claude Opus 5 comme son modèle le plus aligné à ce jour.
Les tests internes montrent qu’il respecte davantage les règles de la « Constitution de Claude ». Le modèle résiste mieux aux tentatives de manipulation, affiche moins de comportements trompeurs. Et limite davantage les réponses pouvant entraîner des conséquences problématiques.
Jusqu’où Claude Opus 5 peut-il aller ?
Malgré ces performances, Anthropic estime qu’Opus 5 ne représente pas une avancée majeure dans les usages à double risque. Les évaluations menées avec des partenaires publics et privés montrent qu’il reste derrière Mythos 5 lorsqu’il s’agit de cybersécurité offensive ou de recherche biologique sensible.
L’entreprise explique d’ailleurs avoir volontairement évité d’entraîner le modèle sur les tâches offensives en cybersécurité. Malgré cela, Claude Opus 5 sait désormais repérer des vulnérabilités avec une efficacité proche de Mythos 5.
En revanche, il est beaucoup moins performant lorsqu’il s’agit d’exploiter ces failles pour développer de véritables cyberattaques. Cette différence apparaît notamment lors des évaluations réalisées avec OSS-Fuzz. Un benchmark consacré à la détection et à l’exploitation automatique des vulnérabilités.
Pour limiter les risques, Anthropic renforce également ses garde-fous. En cybersécurité, Claude Opus 5 peut analyser du code source et identifier certaines vulnérabilités.
Cependant, il bloque toujours les demandes portant sur l’analyse de programmes compilés, les tests d’intrusion ou la création d’exploits. Les nouveaux filtres seraient toutefois beaucoup moins restrictifs que ceux de Fable 5 et devraient intervenir environ 85 % moins souvent.
Bien entendu, si une requête est jugée sensible, elle peut être automatiquement redirigée vers Opus 4.8 sur Claude.ai, Claude Code, Claude Cowork ou via l’API.
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