Des hackers russes détournent l’IA de SpaceX pour accélérer leurs attaques 

Selon une enquête de Reuters, des hackers russophones auraient utilisé un agent d’IA lié à Cursor, récemment intégré à SpaceX, pour viser plusieurs entreprises. Leur méthode ? Faire croire à l’IA que leurs attaques relevaient d’un test.

Une IA conçue pour aider les développeurs s’est retrouvée au service de pirates informatiques. Pas exactement l’usage prévu. D’après les éléments examinés par Reuters, le groupe russophone Aur0ra aurait utilisé Cursor pour accélérer ses opérations contre plusieurs entreprises. Cette affaire montre surtout une évolution préoccupante. Les hackers n’ont plus seulement besoin de leurs propres compétences. Ils peuvent désormais s’appuyer sur des agents IA pour gagner du temps. 

Les hackers trompent l’IA de SpaceX avec un faux prétexte

L’affaire remonte au début de l’année 2026, lorsque des hackers russophones ont commencé à utiliser l’IA liée à SpaceX pour accélérer leurs attaques. La société israélienne Gambit Security affirme avoir découvert un serveur laissé par mégarde exposé par Aur0ra.

Ce groupe de hackers russophones venait alors de faire son apparition. Une sacrée erreur de débutant. Les chercheurs ont retrouvé 28 conversations entre les pirates et un agent d’IA de Cursor. Ces échanges s’étendent du 8 avril au 21 mai.

Selon Gambit Security, Aur0ra aurait utilisé l’outil pour mener des centaines d’opérations malveillantes. Vol d’identifiants, recherche de mots de passe ou prise de contrôle de comptes sensibles figuraient parmi les tâches évoquées.

L’astuce employée par les pirates restait assez sournoise. Ils présentaient leurs demandes comme des simulations ou des tests de sécurité parfaitement légitimes. L’agent refusait parfois certaines requêtes. Les hackers reformulaient alors leur demande jusqu’à contourner les garde-fous.

Au coeur d’une nouvelle menace

Reuters rapporte que Cursor est désormais intégré à SpaceX, après la finalisation de son acquisition ce mois-ci. L’outil se retrouve donc associé à une affaire qui illustre les nouveaux risques liés aux agents autonomes.

Les victimes présumées évoluent dans plusieurs secteurs et pays. Reuters a notamment identifié l’entreprise belge Christeyns, le fabricant allemand Teckentrup et la Helideck Certification Agency écossaise.

D’autres entreprises auraient également été visées en Argentine, en Italie et aux États-Unis. Au moins une victime est ensuite apparue sur le site de fuite de données d’Aur0ra.

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Cependant, plusieurs zones d’ombre subsistent. Reuters précise ne pas avoir déterminé précisément l’impact de l’IA dans chaque intrusion. Impossible également de confirmer que chaque attaque a entraîné un vol de données. Les entreprises concernées n’avaient pas répondu aux demandes de commentaires.

Pour Gambit Security, cette affaire montre surtout une évolution majeure du piratage. L’IA ne remplace pas encore les cybercriminels, mais elle leur évite une partie des tâches répétitives.

Eyal Sela, responsable du renseignement sur les menaces chez Gambit, estime que l’outil pourrait les rendre jusqu’à 50 % plus rapides. Un gain considérable lorsqu’une attaque repose sur la vitesse.

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