La Chine met en garde contre Claude Code et demande aux utilisateurs de le désinstaller

Décidément, la guerre froide des algorithmes s’intensifie chaque jour un peu plus. Puisque la Chine demande le bannissement immédiat de l’assistant Claude Code.

La guerre technologique entre la Chine et Washington ne date pas d’hier. Les semi-conducteurs, les modèles d’IA ou encore les restrictions commerciales alimentent déjà les tensions. Aujourd’hui, c’est Claude Code qui se retrouve au cœur de la polémique, avec des accusations de « portes dérobées » formulées par les autorités chinoises. Mais que s’est-il réellement passé ?

Pourquoi la Chine parle de porte dérobée sur Claude Code ?

D’après le CNVDB (China National Vulnerability Database), les versions 2.1.91 à 2.1.196 de Claude Code présenteraient des comportements jugés problématiques. Les chercheurs évoquent des échanges automatiques d’informations. Celles-ci concernent notamment l’identité de l’utilisateur, sa localisation, son environnement système ou encore diverses métadonnées liées à la machine.

Pour les autorités chinoises, ces mécanismes ressemblent à une « porte dérobée ». Parce qu’elles estiment qu’ils pourraient favoriser des fuites de données sensibles ou exposer des informations stratégiques appartenant aux entreprises.

Dans la foulée, la recommandation n’est pas d’abandonner définitivement Claude Code. Une telle mesure serait d’ailleurs difficile à appliquer pour les développeurs. Mais les autorités recommandent plutôt de désinstaller les versions concernées et d’installer une mise à jour plus récente. 

Alibaba avait déjà pris les devants

Le plus surprenant ? Cette découverte de la Chine sur Claude Code intervient quelques jours après une décision remarquée d’Alibaba. En effet, le géant chinois avait interdit l’utilisation de l’outil en interne. Et bien sûr, cela évoque des inquiétudes liées au suivi des utilisateurs.

Les ingénieurs du groupe auraient procédé à une analyse approfondie du logiciel. Ils disent avoir identifié plusieurs mécanismes liés notamment aux fuseaux horaires chinois, aux serveurs proxy, à certains paramètres réseau ainsi qu’à l’infrastructure utilisée par Anthropic.

Ces éléments viennent renforcer les accusations formulées aujourd’hui par les autorités chinoises. Pour Pékin, il s’agit d’un risque de cybersécurité. Pour les entreprises concernées, la question touche aussi à la protection de leur propriété intellectuelle.

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Que dit Anthropic face à cette accusation ?

Anthropic rejette les accusations de la Chine et assure que Claude Code ne renferme ni logiciel espion ni véritable porte dérobée. 

L’entreprise reconnaît toutefois l’existence des mécanismes pointés par les chercheurs chinois. Selon elle, ils servent avant tout à limiter les abus et à empêcher la revente non autorisée du service. Ils sont aussi importants pour freiner la duplication massive de ses modèles d’intelligence artificielle.

Anthropic explique également que ces fonctions participent au blocage des accès depuis certaines régions où son service est officiellement restreint. Des développeurs utilisent parfois des VPN, des proxys, des infrastructures cloud ou des filiales étrangères pour contourner ces limitations.

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