Non, Sam Altman n’a pas dévoilé un nouveau modèle d’IA ni une nouvelle version de ChatGPT. Cette fois, OpenAI présente sa première puce IA, baptisée Jalapeño, avec l’ambition d’accélérer ses modèles et de mieux maîtriser toute son infrastructure.
Pendant des années, OpenAI s’est surtout illustrée par ses modèles d’intelligence artificielle. Elle dépendait également des GPU de Nvidia pour les entraîner et les exécuter. Maintenant, la société de Sam Altman veut reprendre la main sur le matériel qui les alimente. Avec Jalapeño, elle entre officiellement dans le cercle très fermé des acteurs qui conçoivent leurs propres puces.
Quelles sont les caractéristiques de la nouvelle puce IA d’OpenAI ?
Oubliez les processeurs généralistes adaptés à l’IA à coups d’optimisations. Jalapeño a été pensé dès le départ pour une mission précise. Celle de faire tourner les grands modèles de langage (LLM) avec davantage d’efficacité.
Concrètement, cette nouvelle puce d’inférence ne sert pas à entraîner les modèles, mais à produire leurs réponses. C’est cette étape qui intervient chaque fois qu’un utilisateur pose une question à ChatGPT ou sollicite un assistant basé sur un LLM.
Selon OpenAI, les premiers prototypes de cette puce IA atteignent déjà les fréquences et la consommation électrique prévues pour une utilisation en production. Les premiers essais montrent aussi une amélioration notable des performances par watt face aux accélérateurs actuels. Il faudra toutefois attendre la publication des benchmarks complets pour vérifier ces promesses.
Pour y parvenir, l’entreprise explique avoir réduit les transferts de données et mieux équilibré les ressources entre calcul, mémoire et réseau. L’idée paraît simple. Sa mise en œuvre, elle, demande des années d’ingénierie et quelques milliards de transistors.
OpenAI n’a toutefois pas mené ce projet en solitaire. Pour transformer cette ambition en réalité, l’entreprise s’est appuyée sur Broadcom, qui apporte son expertise dans la conception des semi-conducteurs. De son côté, Celestica prend en charge l’intégration des cartes, des racks et des systèmes destinés aux centres de données.
Ce n’est que le début !
OpenAI l’indique noir sur blanc sur son site. Sa première puce IA, Jalapeño, n’est que le commencement. Cette première génération doit servir de base à une plateforme matérielle appelée à évoluer au fil des prochaines années.
Les premiers déploiements à grande échelle sont attendus dès la fin de l’année 2026. Ils auront notamment lieu dans des centres de données développés avec plusieurs partenaires.
L’entreprise affirme avoir conçu l’ensemble du projet en seulement neuf mois. Un délai particulièrement court dans l’industrie des semi-conducteurs. Pour accélérer certaines étapes, ses propres modèles d’intelligence artificielle auraient participé à l’optimisation de la conception. L’IA aide donc désormais à fabriquer les puces qui feront fonctionner les prochaines IA. La boucle est presque bouclée.
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