Snap entre enfin dans la course des lunettes AR grand public. Mais ces lunettes AR de Snap séduiront-elles vraiment les utilisateurs malgré leur prix élevé et un design qui ne fait pas l’unanimité ? Le défi s’annonce de taille pour le constructeur.
Les nouvelles lunettes AR de Snap veulent remplacer le smartphone en affichant directement des contenus numériques dans votre champ de vision. Leur promesse ? Une réalité augmentée plus immersive, enrichie par l’intelligence artificielle et la reconnaissance des gestes. Les Specs promettent une expérience plus naturelle. Le problème, c’est qu’elles coûtent 2 195 dollars. Sans compter leur monture particulièrement imposante. Alors, qui aura vraiment envie de les porter au quotidien ?
Ces lunettes AR de Snap visent le grand public
Snap ne cache plus son ambition. L’entreprise derrière Snapchat estime que le smartphone n’est qu’une étape de l’histoire informatique. Son idée consiste désormais à afficher les informations directement devant les yeux grâce à des lunettes de réalité augmentée autonomes. La marque les a dévoilées lors du salon Augmented World Expo de Long Beach.
Contrairement aux anciennes Spectacles, réservées aux développeurs, ce nouveau modèle vise enfin le grand public. Les lunettes embarquent deux puces Snapdragon, un champ de vision de 51 degrés et une connexion Bluetooth. Et sans surprise, elles intègrent également plusieurs fonctionnalités dopées à l’intelligence artificielle.
Ces lunettes AR de Snap peuvent aussi reconnaître les gestes. Elles peuvent analyser leur environnement et traduire des conversations en temps réel. Elles superposent ensuite des objets numériques à la réalité. Une autonomie d’environ quatre heures est annoncée, portée jusqu’à huit heures avec l’étui de recharge.
La fiche technique donne envie d’en savoir plus, n’est-ce pas ? Les Specs débarqueront à l’automne en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il faudra toutefois débourser 2 195 dollars pour les porter. Un tarif qui réserve clairement ces lunettes à une poignée de passionnés.
La démonstration a été spectaculaire… difficile de le nier
Pour illustrer le potentiel de son produit, Snap a choisi un décor prestigieux : l’installation La Caverne du Pont-Neuf de l’artiste JR à Paris.
Grâce aux lunettes, les visiteurs voient apparaître des animations en trois dimensions parfaitement intégrées à leur environnement. Chauves-souris, danseuse virtuelle et effets artistiques donnent un aperçu convaincant des possibilités offertes par la réalité augmentée.
L’expérience fonctionne. Le résultat est convaincant. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’une démonstration soigneusement préparée ne garantit jamais un succès commercial. De toute façon, ces lunettes représentent un grand défi pour Snap.
Le marché devient pourtant très concurrentiel. Meta vend déjà plusieurs millions de lunettes connectées Ray-Ban. Google prépare également son arrivée avec Android XR, tandis que Samsung poursuit ses propres expérimentations. Apple, de son côté, a montré que même un géant peut se heurter aux limites du marché avec le Vision Pro.
Snap tente donc de trouver un équilibre avec ses lunettes AR. Plus immersives que de simples lunettes connectées, mais moins encombrantes qu’un casque de réalité mixte. L’idée paraît logique. Le prix, beaucoup moins.
Car débourser plus de 2 000 dollars pour un appareil encore considéré comme expérimental demandera un véritable acte de foi. D’autant que le design des Specs suscite déjà de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux. Beaucoup les trouvent épaisses et peu discrètes.
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