Avec la MSI Claw 8 EX AI Plus, le constructeur taïwanais revient dans l’arène des consoles PC portables avec une promesse simple : faire mieux que la première Claw. Ce qui, soyons honnêtes, n’est pas exactement viser la Lune.
La MSI Claw 8 EX AI Plus débarque avant le Computex 2026 avec un message limpide : MSI n’a pas abandonné les consoles PC portables, malgré un premier modèle accueilli sans fanfare. Cette fois, la marque ne se contente pas d’un changement de couleur et d’un autocollant “nouvelle génération”. Elle revoit la base matérielle, mise sur une puce Intel pensée pour le jeu nomade et promet une ergonomie plus sérieuse. Sur le terrain, il faudra prouver que cette Claw sait faire autre chose que cocher des cases.
MSI Claw 8 EX AI Plus : MSI tente le gros reset
Le principal changement se cache sous le capot. MSI abandonne la puce Intel Lunar Lake pour intégrer l’Intel Arc G3 Extreme, un processeur conçu pour les consoles portables et doté de cœurs graphiques Xe3. Le choix paraît logique après des débuts compliqués. Encore faut-il que les performances suivent en conditions réelles, sans envolée thermique ni autonomie en chute libre.
La MSI Claw 8 EX AI Plus pourra embarquer jusqu’à 32 Go de mémoire vive LPDDR5x et proposera un emplacement SSD NVMe M.2 pour le stockage. L’écran tactile de 8 pouces affiche 1920 x 1200 pixels, avec un taux de rafraîchissement pouvant atteindre 120 Hz. La fiche technique est sérieuse, mais ce marché a déjà montré qu’un bon tableau de specs ne fait pas automatiquement une bonne console. Windows 11, les pilotes, la chauffe et la batterie ont aussi leur mot à dire. MSI voulait aussi être premier sur cette puce, mais Acer lui a grillé la politesse avec la Predator Atlas 8.
Une ergonomie revue, un prix encore très flou
MSI promet aussi un vrai travail sur le confort. Le châssis a été repensé, avec de nouvelles poignées pour les longues sessions. Les joysticks et gâchettes passent à la technologie à effet Hall, censée améliorer la précision et limiter l’usure. Un moteur linéaire plus performant doit rendre les vibrations plus réactives. Bref, la console veut moins ressembler à un prototype nerveux et davantage à une machine pensée pour être tenue longtemps.
Reste le grand trou noir : l’autonomie. MSI évoque une meilleure efficacité énergétique, sans donner de chiffre clair. Pour une console portable, c’est tout sauf un détail. Même la plus belle machine du monde perd son charme quand elle vit collée à un chargeur.
Côté look, le coloris Void Purple semble au programme. Le prix et la date de sortie restent inconnus. Des fuites de revendeurs évoquent toutefois un tarif au-delà de 1 500 euros, contre environ 1 000 euros pour le modèle précédent au lancement. À ce niveau, on n’achète plus sur un coup de tête.
La nouvelle Claw intrigue autant qu’elle interroge. MSI corrige plusieurs angles morts, muscle sa fiche technique et soigne l’ergonomie. Mais entre concurrence féroce, prix potentiellement salé et autonomie mystérieuse, la prudence reste de mise. La console a changé. Reste à savoir si le résultat aussi.
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