Payer une rançon après une cyberattaque ? C’est une mauvaise idée

Payer une rançon après une cyberattaque peut sembler être le moyen le plus rapide d’en finir pour de bon. Sauf que, non. Cela risque surtout de convaincre les attaquants qu’ils ont trouvé une victime prête à payer… et donc de revenir à la charge. 

Les chercheurs en cybersécurité de Proofpoint arrivent à la même conclusion dans leur rapport « 2026 AI-Era Ransomware Report ». Leur étude a été menée auprès de près de 1 000 professionnels de la sécurité répartis dans 12 pays.

Et elle montre que céder au chantage et payer la rançon est loin d’être une garantie de tranquillité. Au contraire, il peut encourager les pirates à réclamer encore plus d’argent. 

Le piège du paiement 

Les experts et les autorités déconseillent depuis longtemps de payer une rançon. Cela n’empêche qu’à l’échelle mondiale, 54 % des organisations victimes d’un rançongiciel ont encore choisi de payer. Enfin, selon les données de Proofpoint.

Et bon, il faut le dire. Personne ne reproche à ces entreprises d’avoir cédé face à l’arrêt de leurs activités, de vouloir récupérer l’accès à leurs fichiers ou d’empêcher leur diffusion sur le dark web.

Le problème c’est qu’en plus de financer les activités criminelles, cette décision n’offre aucune garantie. La clé de déchiffrement peut ne pas fonctionner. Les données volées peuvent ne jamais être supprimées. 

Et rien ne garantit que les attaquants ne décident de cibler à nouveau leur victime. D’ailleurs, l’étude de Proofpoint confirme que ce dernier scénario est loin d’être exceptionnel. 

Si 56 % des victimes ayant payé ont effectivement récupéré l’accès à leurs données, 37 % ont reçu une seconde demande de rançon. Et ce, peu de temps après le premier paiement. Plus inquiétant encore, 2 % des organisations ont payé sans jamais retrouver leurs fichiers. 

Alors que faire ? Les spécialistes recommandent plutôt d’investir dans la prévention. Cela passe notamment par la sensibilisation des employés aux tentatives de phishing et la réalisation de sauvegardes régulières stockées hors ligne.

Sans oublier le déploiement de solutions de détection et de protection des terminaux, idéalement renforcées par l’intelligence artificielle.

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