Relations presse et réseaux sociaux : un duo indispensable pour une communication efficace. Les entreprises doivent cesser d’opposer ces deux leviers et apprendre à les faire dialoguer intelligemment.
Longtemps cloisonnées, les relations presse et les réseaux sociaux évoluent désormais dans un même écosystème. Face à la surcharge informationnelle, les entreprises ne peuvent plus se permettre de dissocier ces deux leviers. Pour émerger, il faut orchestrer les canaux avec cohérence, et non les empiler. Une communication efficace se joue aujourd’hui dans l’hybridation. C’est le constat sans détour de Charlotte Couffon, fondatrice de Cornaline Communication, dans une tribune incisive.
Les silos ne sont plus tenables
Pendant longtemps, les stratégies de communication reposaient sur deux piliers distincts : d’un côté, les relations presse dit socle de crédibilité ; de l’autre, les réseaux sociaux, perçus comme plus légers, secondaires. Mais, selon Charlotte Couffon, « cette vision fragmentée ne fonctionne plus. » Dissocier RP et social, assure-t‑elle, c’est « se priver d’un potentiel considérable ». Puisque chaque mot compte et chaque prise de parole s’additionne, cloisonner les canaux fragilise l’impact global.
Aujourd’hui, toute action porte en elle la trace de la précédente et conditionne la suivante. Un article dans un média spécialisé, s’il reste isolé, se perd vite. Sans relais social, sa portée s’étiole. C’est pourquoi l’interconnexion des canaux apparaît comme le levier le plus efficace pour amplifier un message, le rendre durable, et surtout compréhensible par des audiences diverses.
La presse révèle, les réseaux incarnent
Un avantage incontestable des relations presse reste la légitimité. Un papier, une interview ou une chronique confèrent à un message un cadre sérieux, rassurant, structuré. Mais comme l’observe Charlotte Couffon : « Un article… n’a plus aujourd’hui le même impact s’il ne circule pas au-delà du média d’origine. » Autrement dit, sans relais, sans prolongement, même la meilleure visibilité médiatique perd de sa force.
Les réseaux sociaux, loin de se contenter de « doubler » l’information, la métamorphosent. Sur LinkedIn, on contextualise, on explique, on partage les réflexions en coulisses. C’est un exercice d’expertise, de transparence, qui parle aux professionnels. Sur Instagram, le discours change de registre : il devient visuel, émotionnel, accessible. Un autre public, potentiellement plus large, se connecte. Comme le souligne la fondatrice de Cornaline Communication, « Instagram touche un public qui ne lit pas nécessairement la presse économique ou sectorielle, mais qui s’intéresse à ce que l’entreprise raconte, montre, inspire. »
Coordonner plutôt que multiplier
Faire le pari de l’éparpillement, c’est à dire multiplier les publications sans cohérence, conduit souvent à l’éparpillement des messages, et parfois à leur dilution. À l’inverse, articuler les retombées presse et les prises de parole sociales selon les plateformes et les publics visés crée un effet de caisse de résonance. Le message ne se contente pas d’exister un instant : il circule, se transforme, s’imprègne.
Charlotte Couffon l’affirme clairement : « Ne pas relayer ses retombées presse sur les réseaux sociaux revient à laisser une partie de l’impact sur la table. À l’inverse, publier sur les réseaux sans assise médiatique, c’est prendre la parole sans contexte ni profondeur. » L’enjeu n’est plus d’être entendu à tout prix, mais d’être compris, crédible, durable.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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