En Chine, l’éolienne volante S1500 de Sawes Energy vient de réussir son premier test à 1 500 mètres d’altitude. Cet engin génère 1 MW d’électricité grâce à un design gonflé à l’hélium inédit.
Entre le 19 et le 21 septembre 2025, Sawes Energy Technology teste avec succès l’éolienne volante S1500 dans le désert de la région autonome du Xinjiang. L’équipe assemble l’engin sur place. Sans mâts imposants ni pales géantes, elle préserve le paysage. L’équipe récupère l’éolienne volante sans incident. Tous les objectifs planifiés sont atteints. Dun Tianrui, PDG et concepteur en chef, qualifie ce test de pas critique et annonce des essais supplémentaires dans diverses régions de Chine.
Éolienne volante pour exploiter les vents de haute altitude
Cette éolienne volante ne ressemble pas à une turbine classique, mais à un ballon dirigeable géant gonflé à l’hélium. La S1500 mesure 60 mètres de long et 40 mètres de haut. C’est l’équivalent de deux terrains de basket et d’un immeuble de treize étages.
La structure embarque douze miniturbines de 100 kilowatts chacune, générant un total de 1,2 mégawatt. Le ballon s’élève jusqu’à 1 500 mètres et reste relié au sol par un câble qui transmet l’électricité produite et stabilise l’appareil.
Le projet exploite les vents de haute altitude, beaucoup plus puissants et réguliers que ceux au sol. Quand la vitesse du vent double, l’éolienne volante produit huit fois plus d’électricité.
Selon Sawes Energy, la S1500 réduit de 40 % les matériaux nécessaires par rapport aux éoliennes terrestres. Cette éolienne volante permet aussi d’abaisser le prix de l’électricité de 30 %.
Elle pourrait produire plus de six millions de kilowattheures par an, l’équivalent de la consommation de 6 000 foyers. L’absence de mât massif et de fondations en béton rend cette solution plus légère et moins invasive pour le paysage.
S1500, un concept ancien qui survole le succès
Le concept des éoliennes volantes existe depuis 1970. Des essais ont eu lieu aux États-Unis et en Europe. Aujourd’hui, plus de 50 entreprises développent ces systèmes et Altaeros Energies, issue du MIT, détenait le record précédent.
L’histoire de la S1500 commence en 2018, avec Dun Tianrui et Weng Hanke, étudiant la physique atmosphérique à l’Université de sciences et technologies de Chine. Sept personnes lancent alors le projet d’éolienne volante et expérimentent différents prototypes.
Les fondateurs choisissent une plateforme à hélium et font appel à des experts en aérostats pour affiner le design. Les doutes sur la commercialisation persistent, mais l’équipe persévère.
En 2023, la Chine fait de l’énergie éolienne en altitude une priorité. Sawes Energy obtient alors des dizaines de millions de yuans en investissements et collabore avec l’Université Tsinghua et l’Académie chinoise des sciences.
En octobre 2024, le S500 atteint 500 mètres et produit 50 kilowatts, battant le record du MIT. En janvier 2025, le S1000 monte à 1 000 mètres et génère plus de 100 kilowatts, établissant un nouveau benchmark mondial.
Sawes Energy vise la production de masse en 2026, avec les premières unités connectées au réseau la même année. L’entreprise travaille déjà sur la génération suivante, visant un coût inférieur à 0,1 yuan par kilowattheure.
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Je crois savoir que l’hélium est particulièrement volatile, il passe la plupart des membranes, future pollution de l’atmosphère en vue ?
Et que se passera-t-il en cas de forte tempête ? Et en cas de décrochage de la structure ?