À première vue, les trois appareils semblent bien armés : luminosité, fidélité des couleurs, taux de rafraîchissement élevé… mais les différences apparaissent quand on les confronte à des usages réels. Après avoir soumis l’iPhone 17, le Galaxy S25 Plus et le Pixel 10 Pro à une batterie de 5 tests (laboratoire, vidéo, jeu, lecture, photo/appareil), voici l’analyse comparée de leurs forces et faiblesses — et le verdict que l’on tire.
Les écrans sont l’un des composants les plus visibles et importants d’un smartphone : c’est par eux que nous interagissons, lisons, visionnons, jouons. Ces dernières années, les constructeurs ont rivalisé pour proposer des dalles plus lumineuses, plus colorées, plus fluides — avec des taux de rafraîchissement adaptatifs, des pics de luminosité à couper le souffle, ou encore des optimisations pour le confort visuel.
Mais quand on met face à face les flagship récents d’Apple, Samsung et Google — ici l’iPhone 17, le Galaxy S25 Plus et le Pixel 10 Pro — lequel sort vraiment du lot ? Pour le savoir, on a aligné les trois modèles côte à côte, dans des conditions identiques, pour scruter leur comportement à travers 5 épreuves clés. Et les résultats sont à la fois convaincants… et surprenants.
Que révèle le test en laboratoire (mesure objective) ?
Dans ce premier volet, nous avons confronté les trois écrans aux tests de mesure standardisés : luminosité (nits), couverture de la gamme DCI-P3 (ou sRGB), et précision des couleurs (Delta-E).
Les résultats relevés
D’après les mesures en laboratoire, l’iPhone 17 atteint une luminosité de 1 505 nits. Il est équipé d’une couverture colorimétrique d’environ 80,2 % du spectre DCI-P3 et une excellente précision des couleurs grâce à un Delta-E de 0,20.
Le Galaxy S25 Plus affiche une luminosité légèrement inférieure, à 1 350 nits. Néanmoins, il se distingue par une gamme de couleurs très large : 107,8 % en mode Vivid et 87,9 % en mode Naturel. Et tout cela avec une fidélité colorimétrique correcte avec un Delta-E compris entre 0,22 et 0,23.
Enfin, le Pixel 10 Pro domine en luminosité pure avec 2 017 nits, et couvre 89,5 % du DCI-P3 en mode Adaptatif ou 76,3 % en mode Naturel. Par ailleurs, sa précision des couleurs varie selon le profil choisi, avec un Delta-E de 0,32 en mode Adaptatif et 0,25 en mode Naturel.
Analyse :
- Luminosité
Le Pixel 10 Pro domine clairement en luminosité mesurée, avec plus de 2 000 nits en laboratoire (et un pic annoncé jusqu’à 3 300 nits). L’iPhone 17 suit à bonne distance, tandis que le Galaxy S25 Plus ferme la marche. Cela confirme que le Pixel est le plus “échauffé” en termes de puissance d’éclairage.
Cela dit, les valeurs “en labo” ne racontent pas toute l’histoire : la “luminosité perçue”, l’anti-reflet, la gestion du contraste en pleine lumière, etc., joueront un rôle majeur dans les usages réels (en extérieur notamment).
- Gamme de couleurs / couverture colorimétrique
Le Galaxy S25 Plus, en mode “Vivid”, affiche la plus grande couverture de la gamme DCI-P3. Toutefois, cela peut se traduire par des couleurs saturées ou “punchy”. L’iPhone et le Pixel se montrent plus raisonnés ; ils “sacrifiaient” une portion de la gamme pour favoriser la fidélité.
- Précision des couleurs (Delta-E)
Plus le Delta-E est bas, plus les couleurs affichées sont proches de la “vraie valeur” attendue. Ici, l’iPhone 17 se distingue avec un Delta-E de 0,20, un niveau d’exactitude très élevé. Le Galaxy est légèrement derrière, selon le mode sélectionné (0,22–0,23). Le Pixel est plus fluctuants, en mode Adaptatif, il est moins précis, mais en mode Naturel il s’améliore (0,25).
Conclusion partielle
Sur des critères purement mesurables, le Pixel 10 Pro se révèle très puissant en luminosité, mais moins “fidéle” que l’iPhone dans la restitution colorimétrique. Le Galaxy reste solide mais apparaît plus “extrême” dans ses réglages colorés. Ces résultats forment une base, mais ne suffisent pas à juger l’expérience utilisateur dans des conditions réelles, d’où les tests suivants.
Que révèle le test de la lecture vidéo (luminosité en usage réel) ?
Ici, nous avons passé à un usage plus sensoriel : visionnage de la bande-annonce de Wicked : For Good sur chacun des écrans. Tout d’abord en conditions confortables, puis en plein soleil, en jouant avec le curseur de luminosité pour voir jusqu’où chaque écran reste lisible.
Résultats observés
Au maximum de luminosité, chaque écran permettait de voir la vidéo de manière confortable, même sous le soleil intense. Quand on baisse la luminosité progressivement :
- L’iPhone 17 reste clairement visible jusqu’à ~ 66 % de luminosité (certains détails plus fins disparaissent au-delà).
- Le Pixel 10 Pro tient bien jusqu’à ~ 70 %, mais au-delà les scènes sombres perdent du détail, et à 50 % beaucoup de zones deviennent illisibles.
- Le Galaxy S25 Plus est le plus fragile à la baisse : déjà autour de 66 %, la vidéo perd en visibilité, les détails deviennent difficiles à discerner.
Le classement selon cette épreuve :
- iPhone 17
- Pixel 10 Pro
- Galaxy S25 Plus
Interprétation
Cette épreuve montre l’importance non seulement de la luminosité maximale, mais aussi de la “marge” de luminosité utilisable. C’est-à-dire à quel point on peut baisser l’intensité tout en conservant une lecture acceptable. L’iPhone ici démontre un bon compromis : pas le plus lumineux en labo, mais une marge de fonctionnement large dans les usages vidéo. Le Pixel tient bien, mais avec un compromis sur les zones sombres ; le Galaxy fléchit plus tôt.
Des tests de jeu (Asphalt 9) en plein soleil et conditions variées
Le jeu est un usage encore plus exigeant : non seulement on veut une image nette, mais aussi que les commandes à l’écran restent perceptibles même en plein soleil ou à luminosité réduite.
On a lancé Asphalt 9 sur chacun des téléphones dans trois conditions :
- À l’ombre, luminosité maximale
- En plein soleil, luminosité maximale
- En plein soleil, luminosité réduite (50 %)
Ce qu’on a observé
En mode ombre, les trois appareils sont à l’aise : les détails, l’arrière-plan, les voitures, tout reste fluide et lisible.
En plein soleil à luminosité maximale : l’iPhone 17 et le Galaxy S25 Plus tiennent bien la distance. Par ailleurs, le Pixel 10 Pro devient un peu plus difficile à lire, notamment dans les zones d’ombre ou les boutons de commande.
Quand nous avons réduit la luminosité à 50 % dans ces conditions extrêmes :
- Le Pixel 10 Pro est celui qu’on a eu le plus de mal à utiliser : seules les formes générales étaient visibles, les boutons étaient parfois invisibles.
- Le Galaxy S25 Plus s’en sort mieux, mais on peine encore pour discerner les contrôles de drift ou turbo.
- L’iPhone 17, bien que lui aussi pénalisé, propose une lisibilité légèrement meilleure dans ces conditions “tombantes”.
Le classement ici :
- Galaxy S25 Plus
- iPhone 17
- Pixel 10 Pro
Analyse
Cette épreuve met en lumière la résistance à des conditions difficiles, ce que beaucoup d’utilisateurs ne testent pas, mais qui peut faire la différence dans l’ergonomie au quotidien. Le Galaxy, malgré sa luminosité inférieure en labo, résiste bien dans ce contexte “extrême jeu”. L’iPhone s’en approche, tandis que le Pixel montre ses limites quand les conditions deviennent dures.
Ce que révèle la lecture de texte / navigation Web
L’un des usages les plus fréquents sur un smartphone : lire des articles, naviguer, consulter des flux. Et la contrainte est de garder le texte net même avec une faible luminosité pour préserver la batterie ou le confort oculaire.
Nous avons donc baissé progressivement la luminosité jusqu’à ce que le texte devienne difficile à lire. Voici ce que nous avons constaté :
- Pixel 10 Pro : la lisibilité baisse dès ~ 69 %.
- Galaxy S25 Plus : la lisibilité tient mieux, jusqu’à ~ 60 %.
- iPhone 17 : le texte reste clair même à ~ 55 %.
Petit bonus : Nous avons activé le mode “Luminosité supplémentaire” sur le Galaxy S25, et cela nous a permis d’aller jusqu’à ~ 40 % et de conserver en même temps une lisibilité acceptable (mais au prix d’une surconsommation de batterie).
Le classement :
- iPhone 17
- Galaxy S25 Plus
- Pixel 10 Pro
Analyse
L’une des qualités les plus importantes d’un écran n’est pas seulement sa puissance maximale, mais sa “zone utile” où il reste confortable sans aller à fond. L’iPhone 17 montre ici une bonne marge de manœuvre en luminosité réduite. Cela est utile pour les lectures prolongées ou dans des environnements sombres. Le Galaxy, avec son mode d’amplification de luminosité, propose une astuce intéressante, mais cela coûte en autonomie. Le Pixel paraît plus “sensible” à la baisse.
Le test de l’affichage des photos & performance du viseur d’appareil photo
Affichage de photos
Pour ce test, nous avons affiché une photo complexe (prise de nuit, avec de petits détails, lumières, contrastes, textures) sur les trois écrans, à luminosité maximale, et observé comment chaque dalle la rendait, notamment en plein soleil.
- Le Pixel 10 Pro produit le rendu le plus spectaculaire : les couleurs, les dégradés, les lumières du ciel se démarquent fortement.
- L’iPhone 17 arrive en deuxième position, avec une image très nette et précise.
- Le Galaxy S25 Plus, avec le plus faible pic de luminosité mesuré, montre une image globalement plus sombre, mais toujours correcte.
Classement :
- Pixel 10 Pro
- iPhone 17
- Galaxy S25 Plus
Viseur / interface de la caméra
C’est un test “personnel” mais utile pour les amateurs de photo : dans le viseur ou interface caméra, à quel point peut-on baisser la luminosité tout en gardant les éléments (boutons, cadre, prévisualisations) visibles ?
- iPhone 17 : on pouvait descendre la luminosité de l’écran jusqu’à ~ 2/3 (≈ 66-65 %) et toujours bien voir le cadre, les boutons, la scène en cours.
- Galaxy S25 Plus : on pouvait baisser à ~ 50 % et la caméra restait utilisable (boutons visibles).
- Pixel 10 Pro : à ~ 62 %, le viseur commençait à perdre des éléments, certaines parties deviennent moins visibles.
Classement :
- iPhone 17
- Galaxy S25 Plus
- Pixel 10 Pro
Ce que cela suggère
Ce test souligne à quel point l’écran doit soutenir non seulement le rendu “passif” (photo) mais aussi l’interactivité (interface). Un bon écran ne se contente pas de montrer une belle image, il doit permettre une manipulation fluide et visible dans tous les usages, y compris la photo. L’iPhone réussit bien ici, le Pixel—même s’il brille—est plus fragile en visibilité d’interface.
Verdict : quel écran choisir selon vos priorités ?
Il n’y a pas de “meilleur écran universel” pour tous, cela dépend beaucoup de vos usages, de la luminosité ambiante, et de votre sensibilité visuelle. Toutefois, sur la base de ces tests :
- Pour un usage polyvalent (lecture, navigation, photo, vidéo) : iPhone 17 est le plus équilibré. Ma préférence personnelle va vers lui, car il excelle dans les scénarios quotidiens, là où les écrans sont souvent sollicités.
- Pour les gamers / utilisateurs extrêmes en plein soleil : le Galaxy S25 Plus possède une belle résistance dans les conditions dures, surtout dans les jeux où chaque commande compte.
- Pour les amateurs de photos & rendu visuel fort : le Pixel 10 Pro est imbattable sur les images statiques, les plafonds de luminosité, les détails. Mais il faut accepter quelques limites en ligibilité dans les usages interactifs.
Si je devais choisir un écran “gagnant” global aujourd’hui, je donnerais la victoire à l’iPhone 17, comme dans les résultats du test original. Il est arrivé premier dans trois des cinq tests (lecture / interface / vidéo), ce qui cadre bien avec ma propre expérience.
Mais encore une fois : vos usages dictent votre choix. Si vous vivez dans un climat très ensoleillé, si vous jouez beaucoup, ou si vous êtes très exigeant sur le rendu photo, votre priorité pourrait être différente.
- Partager l'article :


