Ces Jeux olympiques mettent en scène des robots dans des épreuves sportives et techniques, entre démonstration de force, d’agilité et de logique.
Du 15 au 17 août 2025, Pékin accueillera les premiers World Humanoid Robot Games (WHRG). Trente équipes venues des quatre coins du globe s’y affronteront, avec des capteurs en action. Cet événement est piloté par le gouvernement municipal de Beijing et le China Media Group.
Les World Humanoid Robot Games
Pékin s’apprête à accueillir les tout premiers jeux olympiques des robots. Un événement à la mesure des ambitions chinoises dans un secteur estimé à 47 milliards de dollars en 2025. À lui seul, l’Empire du Milieu capte 40 % du marché mondial, selon Morgan Stanley.
Les épreuves ont lieu dans plusieurs endroits emblématiques à Beijing, comme le Nid d’oiseau du Stade National et le Ruban de glace de l’Ovale National de patinage de vitesse.
Au programme : 26 épreuves réparties en trois catégories – compétitions sportives, performances artistiques et défis pratiques.
Côté sport, les robots s’affronteront dans 11 disciplines, dont le football (en formats 2v2, 3v3, 5v5), l’athlétisme et la gymnastique libre. Le tout sans aucune aide humaine. Ces jeux olympiques reposent sur des robots totalement autonomes, pilotés par des algorithmes d’IA avancés.
Selon Cheng Hao, PDG de Booster Robotics, des matchs de football robotique permettent d’évaluer la perception, la prise de décision et le contrôle moteur. Il s’agit là des compétences clés pour des applications industrielles ou domestiques.
Il évoque même des matchs mixtes humains-robots, à condition d’assurer une sécurité totale, certains modèles pesant plusieurs dizaines de kilos.
Les performances artistiques, elles, mêleront danses solo et en groupe sur fond musical. Preuve que les robots peuvent aussi briller côté synchronisation et créativité.
Enfin, les défis pratiques simuleront des scènes de la vie réelle : tri de médicaments à l’hôpital, manutention de matériaux ou service dans un hôtel.
Champions annoncés de ces jeux olympiques des robots
Les jeux olympiques WHRG réuniront une trentaine d’équipes universitaires et industrielles venues de plus de 20 pays, dont la Chine, les États-Unis, le Brésil, l’Allemagne et le Portugal. Si la compétition s’annonce féroce, quelques favoris se détachent déjà.
Parmi eux, l’équipe Hephaestus de l’université Tsinghua. Récente médaillée d’or à la RoboCup 2025 au Brésil, dans la catégorie « humanoïdes taille adulte », elle revient en force avec son robot T1.
Conçu par Booster Robotics, ce modèle apprend par imitation. Il observe les gestes humains pour les reproduire, comme dribbler ou tirer, après des milliers d’itérations en simulation.
Autre prétendant sérieux : l’équipe de l’université agricole de Chine, finaliste de la RoboCup, basée à Shanghai. Elle mise sur des stratégies collectives pour des matchs de football autonomes à cinq, sans aucune intervention humaine.
Du côté international, plusieurs formations venues du Brésil, des États-Unis, de l’Allemagne ou du Portugal enrichissent la diversité technologique. Des outsiders prêts à bousculer l’ordre établi.
Les règles, strictes, imposent des conditions dignes des compétitions humaines. Chaque robot doit fonctionner de manière autonome, sans câble, sans marqueur visuel dans l’arène.
Les équipes sont limitées à cinq membres, dont seulement deux peuvent accéder à la zone de compétition. La seule exception est l’épreuve du relais 4×100 mètres, qui permet la collaboration simultanée de quatre équipes.
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