Meta voulait espionner ses employés pour l’IA, ça tourne au fiasco en interne 

Vous vous souvenez du programme MCI pour Model Capability Initiative de Meta ? Pour rappel, l’initiative visait à entraîner des modèles d’IA à partir du comportement réel des employés sur leurs ordinateurs.

En gros, le système observait les mouvements de souris, les clics, la frappe au clavier, et parfois même des captures d’écran des salariés. Eh bien, il semblerait que Meta ait finalement suspendu ce programme, le temps de vérifier un problème de sécurité des données apparemment.

Meta MCI : quel genre de problème de sécurité des données ?

Le 22 juin 2026, Meta a suspendu le programme après la découverte d’un accès trop large à certaines données sensibles d’employés. Selon les premières informations internes, il ne s’agirait pas d’une attaque externe.

L’entreprise a plutôt affaire à un problème de configuration ayant rendu ces données visibles à un plus grand nombre de personnes dans l’entreprise que prévu. L’enquête n’a, pour l’instant, révélé aucun signe d’intrusion par des acteurs extérieurs ni d’utilisation malveillante. 

La porte-parole Tracy Clayton a confirmé que des mesures de protection existaient déjà. Aussi, qu’aucun comportement suspect côté employés n’avait été détecté. Malgré cela, l’affaire a suffi à provoquer un arrêt immédiat du dispositif, le temps de clarifier les circonstances exactes.

Et sans doute, cela ne fait qu’aggraver la situation. Voyez-vous, le MCI était, depuis ces débuts, loin de faire l’unanimité en interne. Plusieurs employés avaient déjà exprimé des inquiétudes sur la vie privée, la sécurité des données et même la charge supplémentaire imposée aux ordinateurs. 

Certains estimaient que le système pouvait ralentir les machines ou rendre le travail plus lourd au quotidien. Face à ces retours, Meta avait déjà commencé à ajuster le dispositif début juin. 

Les employés pouvaient alors suspendre la collecte de données pendant des périodes limitées ou demander une exemption complète. Toutefois ces ajustements n’ont pas suffi à calmer les tensions. Et après l’incident du 22 juin, il va de soi que la situation ne va pas en s’améliorant.

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