Apple vient de déposer une plainte visant OpenAI mais aussi deux de ses anciens employés aujourd’hui passés chez le créateur de ChatGPT. La firme de Cupertino les accuse d’avoir emporté avec eux des secrets industriels pour en faire profiter leur nouvel employeur.
Apple a déposé sa plainte le vendredi 10 juillet 2026. La marque à la pomme demande notamment au tribunal d’interdire à OpenAI d’exploiter tout secret d’affaires provenant de ses employés, qu’ils soient actuels ou anciens.
Pour Apple, cette procédure est essentielle afin de protéger des années de recherche et développement. Notamment dans les domaines du matériel informatique et de l’intelligence artificielle embarquée.
Qu’avance Apple ?
Eh bien, Apple pointe du doigt Tang Yew Tan, aujourd’hui directeur hardware chez OpenAI. Il aurait exploité à plusieurs reprises des informations stratégiques obtenues durant son passage dans l’entreprise. Cela, afin de faire avancer les projets de son nouvel employeur.
Apple accuse aussi Chang Liu, un ancien salarié, d’avoir quitté l’entreprise avec plusieurs appareils internes. Ces équipements auraient ensuite été utilisés pour accéder au réseau informatique de la marque après son départ.
Mais les accusations ne s’arrêtent pas là. Apple affirme qu’OpenAI aurait encouragé certains employés prêts à quitter l’entreprise à contourner les dispositifs de sécurité internes.
D’après la plainte, la société leur aurait même expliqué comment éviter les contrôles mis en place pour protéger les données sensibles. La boîte évoque une véritable stratégie destinée à récupérer des informations confidentielles issues de ses laboratoires.
Ces accusations interviennent alors qu’OpenAI a largement recruté chez Apple ces dernières années. Rien qu’en 2025, plus d’une vingtaine d’anciens employés de Cupertino ont rejoint l’entreprise de Sam Altman.
Au total, plus de 34 cadres auraient changé de camp en seulement deux ans. Apple affirme même qu’OpenAI compte désormais plus de 400 anciens salariés du groupe dans ses effectifs.
Pour qui est de ce qu’avance OpenAI pour sa défense, c’est simple. L’entreprise balaie fermement ces accusations. Elle assure qu’elle n’a aucun intérêt à récupérer les secrets industriels de ses concurrents. Et elle affirme ne pas utiliser d’informations confidentielles appartenant à d’autres sociétés.
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