Microsoft Defender, antivirus installé par défaut sur Windows, censé nous protéger en temps réel, présente une faille majeure. Et Microsoft le confirme.
Cette vulnérabilité est baptisée RoguePlanet. Elle permettrait à un attaquant de détourner le fonctionnement même de l’outil de sécurité pour exécuter du code malveillant sur un ordinateur.
Une faille qui rallume les tensions
Si vous voulez tout savoir, c’est Nightmare Eclipse, un chercheur en cybersécurité, qui a rendu la découverte publique. L’affaire a éclaté quelques heures après le Patch Tuesday de juin 2026.
Dans sa communication officielle, toutefois, Microsoft ne cite jamais Nightmare Eclipse. Ce qui n’a rien d’un hasard. Depuis plusieurs mois, les relations entre le chercheur et l’entreprise sont particulièrement tendues.
Nightmare Eclipse accuse Microsoft de ne pas respecter ses engagements envers les spécialistes qui signalent des failles de sécurité. De son côté, la firme de Redmond estime que la divulgation publique de vulnérabilités avant leur correction va à l’encontre des bonnes pratiques du secteur.
Pour Microsoft, cela peut exposer les utilisateurs à des risques supplémentaires. Malgré ces avertissements, le chercheur continue de publier sur GitHub des détails techniques ainsi que des méthodes complètes d’exploitation.
En quelques mois seulement, il a révélé sept failles zero-day touchant Windows. Ce qui force Microsoft à intervenir rapidement pour sécuriser son système d’exploitation.
Ce que nous risquons à cause de cette faille sur Windows Defender
Le principe de l’attaque repose sur un moment précis : celui où Defender analyse les fichiers présents sur la machine. En exploitant cette étape, un pirate peut pousser l’antivirus à lancer lui-même du code malveillant.
Selon les informations disponibles, l’exploitation de RoguePlanet nécessite un accès physique à l’ordinateur. Une fois la faille utilisée avec succès, un attaquant pourrait obtenir un contrôle total de la machine. Et ce, sans avoir besoin du mot de passe de l’utilisateur.
Mais alors, quelle solution propose Microsoft ? Eh bien, dans un premier temps, l’entreprise s’était contentée d’indiquer être au courant du signalement et mener des vérifications.
Plus d’une semaine après la divulgation publique, l’entreprise a finalement confirmé la présence d’un problème dans le fonctionnement de Defender. La faille a désormais reçu un identifiant CVE officiel et figure dans la base mondiale des vulnérabilités.
Et bien sûr, l’éditeur travaille actuellement sur une mise à jour de sécurité. Cette dernière sert à corriger le problème au sein de Microsoft Malware Protection Engine, le moteur qui alimente Windows Defender.
Aucune date de déploiement n’a cependant été communiquée. Microsoft affirme qu’une annonce sera faite lorsque le correctif sera prêt.
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