Cloudflare et GoDaddy déploient un arsenal technique pour protéger les propriétaires de sites. Ce partenariat stratégique impose la transparence au cœur du web agentique pour sécuriser vos actifs B2B.
Jusqu’ici, nous construisions des pages pour des yeux humains, mais une nouvelle population de visiteurs sature désormais les serveurs : les agents d’intelligence artificielle. Face à cette mutation, les géants Cloudflare et GoDaddy unissent leurs forces. Leur objectif reste simple : redonner aux propriétaires de sites le pouvoir sur leurs données et instaurer des règles claires pour ces robots autonomes.
Reprendre la main sur les robots d’exploration
Le constat de départ s’avère limpide. Sans cadre précis, les créateurs de contenus et les petites entreprises risquent de finir submergés par un trafic automatisé qu’ils ne comprennent pas. Pour répondre à cet enjeu, GoDaddy intègre désormais les outils de contrôle de Cloudflare directement dans ses offres d’hébergement.
Cette alliance permet aux éditeurs de voir précisément qui vient piocher des informations chez eux. Ils peuvent décider, d’un clic, d’ouvrir la porte ou de bloquer l’accès aux modèles d’IA qui cherchent à entraîner leurs algorithmes. C’est la fin de la collecte sauvage et opaque.
L’identité numérique au cœur du système
Savoir qu’un bot passe est une chose, savoir qui il est en est une autre. Le partenariat pousse l’adoption d’une norme mondiale, l’ANS (Automated Naming System). Ce système utilise le socle technique du web pour identifier chaque agent de manière unique.
Cloudflare va plus loin avec le lancement de dispositifs de signature numérique. L’idée consiste à vérifier l’identité de chaque visiteur artificiel via un chiffrement sécurisé. Comme l’explique Stephanie Cohen, responsable de la stratégie chez Cloudflare, le but est d’équiper les créateurs pour qu’ils vérifient la finalité de chaque visite.
Allons-nous découvrir un nouveau modèle économique pour le web ?
Le passage d’un web de recherche à un web de réponses directes menace le modèle traditionnel du clic. Si l’IA répond à tout sans renvoyer vers la source, comment faire vivre les créateurs ? La réponse technique proposée ici repose sur une transparence totale.
Avec la certification de l’identité des agents, les deux partenaires permettent d’imaginer des transactions autonomes. Un robot pourrait ainsi acheter légalement une donnée ou payer pour un service au nom d’un humain. Cette structure technique prépare le terrain pour une marketplace numérique dans lequel la valeur produite par l’homme reste protégée, même si elle est consommée par une machine.
Article basé sur un communiqué de presse reçu par la rédaction.
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