Un robot de livraison percute une femme de 73 ans : l’affaire arrive devant la justice

Les robots de livraison sont censés faciliter notre quotidien, pas envoyer les passants à l’hôpital. Aux États-Unis, une femme de 73 ans poursuit Starship Technologies en justice après avoir été percutée par l’une de ses machines autonomes. 

Les robots de livraison promettent de simplifier le transport des repas et des colis. Silencieux, autonomes, ils sont déjà présents dans de nombreux pays à travers le monde. Ils se déplacent au milieu des piétons sans attirer beaucoup d’attention, jusqu’au jour où tout bascule. 

À Phoenix, une septuagénaire affirme avoir été renversée par l’un de ces engins. Trois ans après les faits, l’affaire arrive devant la justice et pourrait bien peser sur l’avenir de ces robots autonomes. 

Que s’est-il passé avec le robot de livraison ? 

Les faits remontent à 2023, sur le campus de l’Arizona State University. À l’époque des faits, Trudy Perez, 73 ans, travaillait comme préposée au stationnement. Elle affirme avoir été percutée à plusieurs reprises par un robot de livraison de Starship Technologies.

Selon la plainte déposée devant un tribunal de Phoenix, le robot l’aurait d’abord heurtée avant de la faire tomber au sol. L’engin l’aurait ensuite percutée une seconde fois alors qu’elle se trouvait déjà à terre.

Le rapport de police, cité par KJZZ, mentionne une entaille d’une dizaine de centimètres au bras de la victime. Il évoque également des douleurs au dos et des difficultés de mobilité.

La victime réclame aujourd’hui des dommages et intérêts pour couvrir ses frais médicaux, son préjudice moral et sa perte de revenus. 

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Starship Technologies rejette une partie de la responsabilité

La société Starship Technologies ne partage pas cette version des faits. Dans sa défense, l’entreprise soutient que les blessures invoquées par Trudy Perez existaient déjà avant l’accident. 

Ses avocats estiment également que la victime aurait contribué à l’incident par sa propre négligence, un argument classique dans ce type de procédure civile aux États-Unis. Par ailleurs, selon la plainte, le robot n’aurait pas évolué de manière totalement autonome au moment des faits.  

Les documents judiciaires indiquent qu’un opérateur humain assurait son contrôle à distance. D’après les avocats de la plaignante, cette personne n’aurait pas surveillé correctement l’appareil pendant l’incident, ce qui aurait directement contribué à l’accident.

À ce stade, ces affirmations restent celles de la plainte et devront être examinées par le tribunal. L’audience est prévue pour février prochain. Il faudra donc patienter avant de connaître la décision de la justice.

Bref, l’affaire dépasse largement le cas de Starship Technologies. À mesure que les robots de livraison s’installent dans les villes du monde entier, la question de leur responsabilité en cas d’accident devient incontournable. Le verdict attendu aux États-Unis pourrait ainsi influencer la manière dont ces machines seront encadrées bien au-delà des frontières américaines. 

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