ChatGPT, Roblox… ? Non, l’Union européenne (UE) préfère parler d’eux comme de « très grandes plateformes en ligne » (Very Large Online Platform ou VLOP). Enfin, bientôt. Une désignation qui n’a rien d’un compliment.
Elle signifie surtout un renforcement des obligations légales et une surveillance beaucoup plus stricte de la part des autorités européennes. Bref, l’information vient de Bloomberg, qui cite une source proche du dossier.
Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
Depuis son entrée en vigueur en 2022, le Digital Services Act (DSA) s’est imposé comme l’un des principaux outils de régulation des grandes plateformes. Le texte s’est notamment fait connaître lors d’une affaire avec X.
Le réseau social d’Elon Musk était accusé alors de ne pas respecter certaines obligations de modération et d’utiliser des interfaces jugées trompeuses. Cette affaire s’était soldée par une lourde sanction financière, même si la procédure d’appel est toujours en cours.
Pour en revenir à nos moutons, le DSA pourrait bientôt viser deux nouveaux géants. Il s’agit comme dit tout haut de ChatGPT d’OpenAI et de Roblox. Bien entendu, il y a des conditions.
Ce statut ne s’obtient que si les plateformes comptent au moins 45 millions d’utilisateurs actifs par mois dans l’Union européenne.
Pour info, ce cercle regroupe déjà plusieurs poids lourds du numérique. Parmi eux, Amazon Store, TikTok, Wikipédia, YouTube, Facebook, Instagram, LinkedIn ou encore Zalando.
Quels sont les impacts de cette désignation de l’UE pour OpenAI et Roblox ?
Si cette désignation est confirmée, ce sera la galère assurée pour OpenAI et Roblox. Ils devront notamment démontrer qu’ils luttent efficacement contre les contenus illégaux ou dangereux présents sur leurs services.
Ils seront également tenus d’élaborer des plans de gestion des risques et de publier des rapports de transparence détaillés. ils seront même soumis à des audits réguliers.
Et puis, il y a la fameuse redevance de surveillance. Le DSA prévoit que les plateformes concernées participent au financement des contrôles menés par l’Union européenne.
Son montant est calculé selon une formule prenant en compte le nombre d’utilisateurs du service. Avec un plafond fixé à 0,05 % du bénéfice mondial réalisé par l’entreprise lors de l’exercice précédent.
Pour l’heure, la Commission européenne n’a pas souhaité commenter ces informations. Bloomberg indique également qu’OpenAI et Roblox n’ont pas répondu à ses sollicitations.
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