Les cosmonautes russes retournent sur l’ISS pour une mission très particulière

Le 27 mai 2026, les cosmonautes russes ont repris le chemin de l’ISS pour une sortie spatiale loin d’être symbolique. Cette mission rappelle que même à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, il y a toujours de la maintenance à faire.

L’espace, ce n’est pas seulement des couchers de soleil spectaculaires vus depuis un hublot ou des vidéos TikTok tournées en apesanteur. Ce 27 mai 2026, les cosmonautes russes présents sur l’ISS ont renfilé leurs combinaisons pour une mission bien moins spectaculaire qu’il n’y paraît. Et ce même à 400 kilomètres de la Terre.

Sergey Kud-Sverchkov et Sergei Mikaev ont réalisé la première sortie extravéhiculaire russe de l’année sur la Station spatiale internationale. Une opération de 5 heures baptisée VKD-66, avec un programme qui ressemblait davantage à une grosse journée de bricolage orbital qu’à un tour dans le vide spatial.

Les cosmonautes de l’ISS n’étaient pas là pour admirer la vue 

Les deux cosmonautes ont quitté le sas Poisk de l’ISS à 16h18, heure française, pour installer un dispositif scientifique baptisé Solntse-Teragerts sur le module russe Zvezda. Avec un nom qui sonne comme un boss final de jeu vidéo, cette expérience doit étudier les éruptions solaires et les radiations térahertz.

L’équipement pèse environ 50 kilos. Il doit aider les scientifiques à mieux comprendre certains phénomènes solaires qui peuvent perturber les communications et les systèmes électroniques. Oui, même dans l’espace, les scientifiques essayent encore d’éviter les bugs. La NASA diffusait l’opération en direct devant des milliers d’internautes.

Mais la mission ne s’arrêtait pas là. Les cosmonautes de l’ISS ont également retiré plusieurs expériences scientifiques exposées depuis longtemps au vide spatial. 

Parmi elles figurent des bactéries et des graines conservées dans un conteneur baptisé Biorisk. Une sorte de boîte à microbes orbitale qui permet d’étudier comment certaines formes de vie réagissent aux conditions extrêmes de l’espace.

Dans l’espace, même les antennes peuvent faire grève

Comme souvent avec les missions spatiales, il y avait aussi quelques imprévus techniques au programme. Si le temps le permettait, les deux hommes devaient inspecter une antenne du vaisseau cargo Progress 94, lancée en mars dernier.

Mais il y avait un petit problème. L’antenne ne se serait jamais correctement déployée après le lancement. Les cosmonautes ont donc pris des photos du système afin d’aider les ingénieurs au sol à comprendre ce qui cloche. Même dans l’espace, certaines installations ont parfois besoin d’un bon diagnostic technique avant de redémarrer.

Les cosmonautes de ISS

À l’intérieur de la station, le cosmonaute Andrey Fedyaev assistait l’opération avec le bras robotique européen. Une collaboration qui illustre encore les liens entre Roscosmos et la NASA malgré un contexte géopolitique souvent tendu sur Terre.

Cette sortie représente d’ailleurs la 279e mission extravéhiculaire réalisée sur l’ISS depuis 1998. Un chiffre qui rappelle à quel point la station orbitale reste un gigantesque chantier scientifique permanent.

Et pendant que certains rêvent déjà de Mars, d’autres passent encore plusieurs heures à démonter des expériences, installer des capteurs et photographier des antennes coincées. L’exploration spatiale garde décidément un côté très glamour, surtout quand il faut serrer des boulons à 28 000 km/h.

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