Mission Artemis II, lancement imminent du vol habité

Avec Artemis II, l’humanité compte remettre les pieds sur la Lune à l’horizon 2028. Ce programme spatial international en plusieurs étapes prépare les bases d’une présence durable sur le seul satellite naturel de notre planète. Retrouvez à travers ces quelques paragraphes tous les éclairage sur cette expédition lunaire.

La mission Artemis II prévoit un décollage dès février 2026 depuis le centre spatial Kennedy en Floride sur la fusée SLS. L’équipage composé de Reid WisemanVictor GloverChristina Koch et Jeremy Hansen voyage à bord de la capsule Orion. Ce vol habité de dix jours réalise un survol lunaire historique avant un retour marqué par un amerrissage dans l’océan Pacifique. Cette étape cruciale du programme de la NASA valide les systèmes de survie pour les futures explorations spatiales, notamment sur Mars.

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Artemis II et ses objectifs pour l’exploration lunaire

Pour la NASA, l’objectif de la mission Artemis II est d’explorer le cratère Shackleton situé au pôle Sud de la Lune. Ce site contient des millions de tonnes de glace d’eau. L’agence spatiale américaine prévoit l’installation d’une base fixe en 2030. Cette station exploitera les ressources locales pour produire du carburant. Par ailleurs, les ingénieurs développent des systèmes de forage robotique précis. La mission assure une présence humaine durable sur la surface lunaire. Les géologues analysent les échantillons de roche pour comprendre l’histoire. Chaque prélèvement pèse environ 100 grammes pour l’étude immédiate.

En préparation depuis des années, Artemis II mobilise un budget total de 93 milliards de dollars. Environ 35 pays signent déjà les accords pour cette exploration. Les scientifiques étudient la composition chimique du régolithe avec soin. Néanmoins, les conditions thermiques qui varient entre -200 et 100 degrés ne vont pas faciliter l’exploration. Les chercheurs déploient aussi des capteurs sismiques sur le sol. Cette étape prépare l’arrivée des futurs modules d’habitation lourds. Les techniciens construisent les routes avec des pavés de poussière. La base accueillera quatre personnes durant des séjours longs.

La mission Artemis II et ses préparatifs techniques

L’équipage rejoindra le centre spatial Kennedy en Floride bien avant le lancement. Le commandant Reid Wiseman, a déjà passé 165 jours dans l’espace en 2014 lors de l’Expédition 41 vers la Station spatiale internationale, dirige les 3 autres astronautes expérimentés de la mission. Ils effectuent un vol de dix jours autour du satellite. Par contre, le vaisseau Orion ne se posera pas encore. Les techniciens préparent le lanceur SLS sur la plateforme mobile trois. La fenêtre de tir s’ouvre en septembre 2025. Chaque pilote suit 800 heures de formation technique intense. Les médecins vérifient leur santé dans un milieu stérile.

Le module de service européen fournit l’électricité et l’eau. Airbus Defense Space construit cet élément essentiel à Brême. Les systèmes de survie recyclent 90 % de l’air ambiant. De plus, les ingénieurs testent les communications dans le vide spatial total. L’équipage valide les procédures de secours lors des simulations. Chaque seconde de vol compte pour la réussite technique. Le centre de contrôle de Houston supervise les opérations vitales. La mission parcourt environ 10 000 kilomètres au-delà de la Lune.

Artemis II - astronautes sans casques

Les vaisseaux et technologies au cœur du programme

Moins haut que la fusée Starship de Space X qui mesure 121 mètres, le lanceur SLS culmine tout de même à 98 mètres Ses deux boosters fournissent 80 % de la poussée initiale. Les quatre moteurs RS-25 brûlent de l’hydrogène liquide froid. D’ailleurs, la structure supporte une pression de 39 méganewtons. Les ingénieurs utilisent des alliages d’aluminium pour la coque externe rigide. Le décollage nécessite une puissance motrice hors du commun qui videra pratiquement le réservoir central d’une contenance de deux millions de litres de carburant. Sous de telles conditions, chaque pièce de la fusée d’Artemis II subit des tests de vibration extrêmes.

La capsule Orion qui abrite les astronautes pendant le voyage dispose d’un bouclier thermique qui peut résister à 2800 degrés. Les ordinateurs de bord effectuent 480 000 opérations par seconde. En outre, les parachutes ralentissent la descente dans l’océan Pacifique. Le module possède une autonomie de 21 jours environ et technologie embarquée garantit la sécurité des passagers de bord. Le système de navigation utilise entre autres 37 capteurs optiques et l’espace intérieur offre seulement neuf mètres cubes de volume.

Chronologie simplifiée du programme Artemis

  • Novembre 2022 : succès d’Artemis I, un test non habité autour de la Lune.
  • Février-avril 2026 : lancement d’Artemis II, la première mission habitée vers la Lune.
  • Courant 2026 : tests par SpaceX du transfert de propergol pour Starship HLS.
  • Mi-2027 : mission Artemis III, premier atterrissage humain au pôle sud de la Lune.
  • Fin 2027 : déploiement des premiers modules de la station orbitale Gateway.
  • Septembre 2028 : mission Artemis IV, assemblage de Gateway et deuxième expédition lunaire.
  • 2030+ : missions Artemis V et au-delà, établissement du camp de base Artemis permanent.
Artemis II - lanceur

Prochaine étape : fouler le sol lunaire

Le Starship de SpaceX servira d’atterrisseur pour la suite de la mission Artemis. Dans le cadre de ce troisième volet, la fusée transportera deux personnes vers la surface lunaire. L’entreprise d’Elon Musk effectue, à cet effet, des tests à Boca Chica. Cependant, le ravitaillement en orbite exige des manœuvres complexes. Les techniciens installent des bras robotiques sur la station Gateway. Le projet avance selon un calendrier technique très strict. Les ingénieurs testent les moteurs Raptor sur le sol texan. Ce vaisseau mesure 50 mètres de haut.

La station Gateway orbitera autour de la Lune en 2027. Ce poste avancé accueillera les modules de plusieurs nations. L’agence spatiale européenne livre le module d’habitation I-Hab. Puis, les systèmes de propulsion ionique assurent le maintien orbital. Les scientifiques étudient les effets du rayonnement cosmique intense. Cette infrastructure pérennise l’accès au sol pour les chercheurs. Le module PPE fournit 60 kilowatts d’énergie solaire pure. Chaque amarrage dure environ six mois pour l’équipage. De l’autre côté de la planète, la Chine a déjà annoncé que ses astronautes vont marcher sur la Lune en 2030.

Les défis techniques et humains du programme

La poussière lunaire abrasive ronge les joints des scaphandres. Ces particules fines mesurent moins de 20 micromètres souvent. Les ingénieurs créent donc des tissus spéciaux contre cette menace minérale. De plus, le froid extrême fragilise les métaux des rovers. Les batteries chauffantes maintiennent une température stable dans les circuits. La maintenance des équipements demande une vigilance de chaque instant. Le régolithe s’insinue dans les moindres recoins des machines. Chaque sortie dure six heures pour les astronautes.

Les astronautes subissent des radiations 200 fois supérieures à Terre. Des parois en polyéthylène protègent les zones de sommeil privées. Par ailleurs, l’isolation psychologique affecte le moral du groupe confiné. Les médecins prescrivent deux heures de sport quotidien. Cette routine prévient la perte de masse osseuse importante. La santé humaine reste le défi majeur de l’exploration. Le centre médical suit les constantes biologiques via satellite. Les rations alimentaires fournissent 3000 calories par jour. Saviez-vous qu’il est tout à fait possible de réserver une chambre d’hôtel sur la Lune ?

Artemis II - la capsule
La capsule Orion qui remmènera les 4 astronautes après Artemis II

Artemis comme tremplin vers l’exploration martienne lointaine

La NASA prévoit un voyage vers Mars vers 2040. Le trajet durera environ 500 jours pour l’équipage. Les technologies testées sur la Lune serviront de base. Par conséquent, les ingénieurs développent des moteurs nucléaires thermiques rapides. Le système produit une poussée efficace pour les vols lointains prévus. Chaque mission lunaire valide un composant du voyage martien. Le centre de recherche de Langley teste les boucliers gonflables. Ce voyage nécessite 40 tonnes de vivres.

L’extraction d’oxygène sur place devient une priorité absolue. Les réacteurs transforment le dioxyde de carbone en air respirable. De cette façon, les vaisseaux emportent moins de poids. Les scientifiques testent ces usines sur le sol polaire lunaire. Puis, les robots de la Nasa construisent des abris avant l’arrivée humaine. L’autonomie totale garantit la survie sur la planète rouge. Chaque usine produit deux kilos d’oxygène par heure. Le système fonctionne sans aucune aide terrestre directe.

Côté économique du projet d’exploration

Le secteur privé investit 10 milliards de dollars par an dans l’exploration spatiale et le développement de nouveaux véhicules. Des entreprises comme Blue Origin développent même des alunisseurs lourds. Cette dynamique crée des milliers d’emplois dans l’industrie spatiale. D’ailleurs, les retombées technologiques profitent aux services de santé. Les nouveaux capteurs améliorent les diagnostics médicaux sur Terre. L’économie orbitale devient un moteur de croissance mondiale. Environ 500 sociétés participent à la construction du SLS. Le retour sur investissement atteint trois dollars pour un.

Les accords Artemis regroupent 35 nations signataires et pourraient encore en accueillir d’autres. La France rejoint ce projet sous l’égide du CNES. Les partenaires partagent les coûts de construction des modules. En outre, la loi encadre l’exploitation des ressources minières célestes. Les juges règlent les conflits sur la propriété spatiale éventuelle. La coopération internationale assure la paix dans le système. Le budget européen dépasse cinq milliards d’euros pour Gateway. Chaque pays apporte une expertise technique spécifique.

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