Qu’est-ce que l’IA si ce n’est la technologie qui bouleversera complètement notre futur ? Elle a, d’ailleurs, déjà changé nos vies. Et elle ne cessera pas de nous épater.
Tenez, un groupe de chercheurs a, par exemple, conçu une peinture qui rafraîchit les bâtiments (avec un peu d’aide). Devinez de qui ? Eh oui, de l’IA ! Ce n’est qu’une infime partie de ce qu’elle a déjà accompli d’impressionnant mais c’est la prouesse sur laquelle on va se concentrer dans cet article. Suivez-moi, je vous explique tout !
À quel genre de peinture avons-nous affaire ?
Pour faire simple, il s’agit d’une nouvelle génération de revêtements. Les genres capables de réguler les échanges thermiques entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment.
Des expérimentations ont été menées afin de voir les véritables capacités de cette prouesse. Ce, sur trois bâtiments aux toitures peintes différemment. L’une est avec une peinture grise commerciale, l’autre avec une peinture blanche classique, et la dernière avec la peinture générée par IA, nommée TME-3.
Et les résultats sont spectaculaires. Après quatre heures d’exposition directe au soleil, la température mesurée à la surface du toit recouvert de TME-3 était jusqu’à 5 °C inférieure à celle de la peinture blanche standard.
Quant au toit gris, il affichait une température de plus de 20 °C supérieure. Un écart largement expliqué par l’albédo. Ce phénomène physique qui désigne la capacité d’une surface à réfléchir la lumière — les teintes sombres absorbent plus de chaleur, tandis que les teintes claires la renvoient davantage.
Donc en gros, en fonction du matériau et de l’environnement, la température mesurée peut baisser entre 5 °C et 20 °C. Et sachez que cette nouvelle peinture s’adapte également à d’autres supports sensibles à la chaleur. Carrosseries de véhicules, rames de train, boîtiers d’équipements électroniques… Impressionnant, non ?
Merci qui ?
Tout cela a été mis au point grâce à des algorithmes de génération des combinaisons de matériaux à très haut potentiel. Cela dit, le vrai cerveau derrière les formules est une équipe de chercheurs rassemblant chinois, américains, suédois et singapouriens.
En une seule phrase, ces chercheurs ont conçu la peinture qui réduira l’effet d’îlot de chaleur en zone urbaine mais aussi la consommation énergétique liée à la climatisation.
Plus précisément, ce revêtement permettra d’économiser jusqu’à 15 800 kilowattheures d’électricité par an dans des villes chaudes comme Rio ou Bangkok. À grande échelle, les bénéfices s’envolent. Si on l’applique sur 1 000 immeubles, l’économie d’énergie permettrait d’alimenter plus de 10 000 climatiseurs pendant un an.
Il convient toutefois de rappeler que cette innovation, bien qu’efficace, ne constitue pas une solution à la source du réchauffement climatique. Elle n’est pas destinée à empêcher les vagues de chaleur. Son rôle est de permettre aux bâtiments — et à ceux qui y vivent — de mieux les supporter.
Notez cependant qu’à l’horizon 2100, certains scénarios évoquent des pics de température atteignant 50 °C en France. Alors dans ce contexte, chaque degré gagné grâce à la science pourrait faire une réelle différence.
Alors, selon vous, doit-on repeindre nos villes pour survivre à l’été ? Partagez vos réflexions en commentaire !
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