Et si l’ère des applications touchait à sa fin ? Alors qu’Apple et Samsung dominent le marché depuis deux décennies, OpenAI s’apprête à lancer une offensive historique : le développement de son propre smartphone « agentique ». Orchestré par Sam Altman et le designer légendaire Jony Ive, ce projet ambitieux vise à transformer nos mobiles en véritables assistants autonomes capables d’agir à notre place d’ici 2028. Entre puces sur mesure et rupture technologique, voici tout ce que l’on sait sur l’appareil qui veut détrôner l’iPhone en réinventant totalement notre rapport à la technologie.
TL;DR : Le smartphone OpenAI en 4 points clés
- Le Concept : Ce n’est pas un téléphone avec une application, c’est une IA « agentique ». Il ne se contente pas de répondre, il agit (réserver, commander, organiser) à votre place, rendant les applications classiques obsolètes.
- La Dream Team : Un projet porté par Sam Altman (OpenAI), financé par SoftBank et designé par Jony Ive (le père de l’iPhone), qui veut ici « dé-simplifier » notre rapport aux écrans.
- Le Hardware : Des puces sur mesure développées avec Qualcomm et MediaTek pour traiter l’IA localement (plus rapide, plus privé) sans dépendre du cloud.
- L’Échéance : Les premiers prototypes circulent déjà en interne (2026) pour un lancement commercial massif prévu à l’horizon 2028.
Le monde de la technologie adore parler de « Moment iPhone ». Depuis 2007, chaque nouvelle innovation a tenté de décrocher ce titre, souvent en vain. Mais aujourd’hui, en 2026, l’industrie n’a jamais été aussi proche d’un véritable séisme. Ce séisme ne vient pas de Cupertino ou de Séoul, mais de San Francisco.
Le projet secret d’OpenAI, orchestré par Sam Altman et le légendaire designer Jony Ive, prend forme. Ce n’est plus une simple rumeur : le « ChatGPT Phone » (ou projet Agentic Phone) est en marche pour une sortie d’ici 2028. Et il ne compte pas seulement concurrencer l’iPhone : il veut le rendre obsolète.
Qu’est-ce qu’un smartphone « agentique » ?
Pour comprendre l’enjeu, il faut oublier tout ce que vous savez sur les smartphones actuels. Jusqu’ici, votre téléphone est une boîte remplie d’outils (les applications) que vous devez manipuler vous-même.
Un smartphone agentique inverse la logique. Grâce aux progrès des modèles de type GPT-5.5 et au-delà, l’IA ne se contente plus de répondre à vos questions : elle agit pour vous.
- La fin de la « Dictature des Apps » : Plus besoin d’ouvrir Uber pour commander une course, puis WhatsApp pour prévenir votre ami, puis Google Agenda pour noter le rendez-vous.
- L’interface « Zéro UI » : Vous donnez une consigne globale (« Organise mon dîner de demain avec Paul, trouve un resto italien bien noté et réserve une table pour 20h »), et l’IA exécute l’intégralité des micro-tâches à travers les API, sans que vous n’ayez à regarder un seul écran.
Le Hardware : Une alliance inédite contre Apple
OpenAI a compris que pour libérer le plein potentiel de l’IA, le logiciel ne suffisait pas. Il fallait le « corps » qui va avec. Pour cela, Sam Altman a réuni une Dream Team technologique :
Le design de Jony Ive
L’homme qui a dessiné l’iPhone, l’iMac et l’Apple Watch travaille désormais pour OpenAI via son studio LoveFrom. L’idée n’est pas de refaire un rectangle en verre, mais de créer un objet plus naturel, peut-être basé sur des matériaux tactiles inédits ou une interaction purement vocale et gestuelle, réduisant notre dépendance aux écrans.
Un moteur sur mesure (Qualcomm & MediaTek)
Sous le capot, les fuites confirment un partenariat avec Qualcomm et MediaTek. L’objectif ? Des puces NPU (Neural Processing Unit) de nouvelle génération capables de faire tourner des modèles massifs en local (Edge AI). Cela garantit une réactivité instantanée et, surtout, un fonctionnement même sans connexion internet stable.
Pourquoi l’iPhone est-il (vraiment) menacé ?
Apple a lancé Apple Intelligence, mais la firme de Cupertino reste prisonnière de son propre succès : l’App Store. Apple a besoin que vous passiez du temps dans les applications pour toucher ses commissions.
L’avantage d’OpenAI est radical :
- L’indépendance : OpenAI n’a pas d’héritage à protéger. Ils peuvent se permettre de tuer le concept même d’application.
- La capture du contexte : Ce téléphone est conçu pour « voir » et « entendre » comme vous (via des capteurs et caméras ultra-discrets). Il comprend votre vie en temps réel pour anticiper vos besoins avant même que vous ne formuliez une demande.
Les défis : Vie privée et autonomie
Tout n’est pas rose pour autant. Le projet d’OpenAI soulève des questions vertigineuses :
- La vie privée : Sommes-nous prêts à donner un accès total à notre quotidien à une entreprise dont la gouvernance a été parfois instable ?
- L’énergie : L’IA générative consomme énormément. Faire tourner un agent permanent sur une batterie de smartphone reste un défi physique majeur pour 2028.
- Le prix : Avec un hardware premium et des puces de pointe, le ticket d’entrée pourrait flirter avec les 2 000 €, plaçant l’appareil sur un segment ultra-luxe.
Rendez-vous en 2028
Le smartphone d’OpenAI n’est pas qu’un gadget de plus ; c’est une tentative de remplacer notre « cerveau numérique » actuel. Si Apple a inventé le téléphone intelligent, OpenAI veut inventer le téléphone conscient de son environnement.
La guerre du hardware ne fait que commencer, et pour la première fois en vingt ans, Apple semble être celui qui doit rattraper le train en marche. Le futur du mobile ne sera peut-être pas une grille d’icônes colorées, mais une simple conversation avec une machine qui nous connaît par cœur.
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