Saviez-vous que le créateur de ChatGPT est né le même jour qu’Oppenheimer, père de la bombe atomique ? Tous deux partagent aussi la conviction que rien ne doit arrêter le progrès technologique, mais redoutent aussi de voir leur invention provoquer la fin du monde et luttent avec acharnement pour l’empêcher. Découvrez qui est vraiment Sam Altman, l’homme qui se cache derrière la révolution de l’IA !
« La technologie survient parce que c’est possible ». Cette phrase a été prononcée par J. Robert Oppenheimer, le père de la bombe atomique dont l’histoire est actuellement mise en scène au cinéma par Christopher Nolan.
Elle a aussi été reprise en 2019 par Sam Altman, fondateur d’OpenAI et créateur de l’IA ChatGPT qui bouleverse le monde entier depuis plusieurs mois. Ironiquement, les deux hommes sont également nés un 22 avril.
Une date de naissance qu’ils partagent aussi avec Lénine, le célèbre leader révolutionnaire russe. Autant dire que les personnes nées ce jour semblent vouées à changer le monde, et souvent de façon brutale…
Alors que le biopic de Robert Oppenheimer bat des records au box office et que ChatGPT transforme notre réalité, nous vous proposons de découvrir qui est vraiment Sam Altman et quels sont ses points communs avec le « destructeur des mondes »…
Passionné de technologie dès sa tendre enfance
Né le 22 avril 1985 à Chicago, Sam Altman a grandi à St Louis dans le Missouri. Il a montré dès son plus jeune âge un vif intérêt pour la technologie, en apprenant seul à coder à seulement 8 ans.
Déjà à l’époque, sa vocation semblait toute tracée. Dès l’âge de 12 ans, il passait de longues heures à démonter et à remonter des ordinateurs Macintosh. Ses propres parents étaient impressionnés par sa débrouillardise.
À l’adolescence, il commence également à développer ses propres logiciels et a même créé un site web qui a attiré l’attention d’éminents professionnels de l’industrie. C’est ce qui l’a mené à penser à créer sa propre entreprise…
Un ado homosexuel face au Midwest conservateur
À 16 ans, il confesse son homosexualité à ses parents. Toutefois, il se confronte à l’époque à la mentalité plutôt fermée du Midwest. Grâce à son ordinateur, il s’épanouit à travers les salons de discussions AOL sur internet.
Lorsqu’un groupe chrétien boycotte une assemblée dédiée à l’homosexualité dans son école privée John Burroughs School, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.
Il décide de sortir du placard devant tous ses camarades. Selon Madelyn Gray, conseillère de son collège, « ce que Sam a fait ce jour-là a changé toute l’école. C’était comme si quelqu’un avait ouvert une grande boîte pleine de toutes sortes d’enfants et les avait laissé sortir dans le monde ».
C’était la première fois que le jeune homme militait pour la justice sociale. Aujourd’hui encore, il se place en fervent défenseur des minorités et c’est pourquoi son IA ChatGPT refuse toute discrimination.
Loopt : une appli GPS pour retrouver ses amis en temps réel
À l’instar de Bill Gates ou Mark Zuckerberg qui ont abandonné Harvard, Sam commence des études à Stanford et jette l’éponge après seulement deux ans. Par la suite, il décide de se lancer directement dans l’entrepreneuriat.
En 2005, il fonde Loopt : une startup dédiée à un système de géolocalisation pour permettre aux utilisateurs de partager leur emplacement avec leurs amis en temps réel.
C’est une fonctionnalité que proposent aujourd’hui la plupart des applis GPS comme Google Maps, mais c’était une idée totalement novatrice à l’époque qui a vite suscité un grand intérêt.
Lors d’un road trip à travers les États-Unis avec un ami, Altman a utilisé Loopt tout au long du voyage. C’est ce qui a fini de convaincre les investisseurs du potentiel massif de ce logiciel…
La présidence de l’accélérateur Y Combinator
Grâce au succès de Loopt, le jeune Sam accède au niveau supérieur. En 2011, sa startup fait partie des huit premières entreprises soutenues par l’accélérateur Y Combinator aujourd’hui devenu célèbre.
Chacune reçoit 6000 dollars de soutien. Pour l’anecdote, le forum Reddit faisait également partie de cette première vague.
Dès lors, Altman rejoint un prestigieux réseau d’entrepreneurs et son ascension ne s’arrête pas là. En 2014, à 28 ans, il est choisi par le fondateur Paul Graham pour devenir président du programme.
Il apporte alors sa touche personnelle en encourageant les bénéficiaires à voir les choses en grand et à persévérer en dépit des obstacles. Selon Mark Andreessen, « avec Sam, le niveau d’ambition d’YC a été multiplié par 10 ».
Pour l’anecdote, après être devenu président du YC Combinator, Altman voulait soutenir davantage de startups scientifiques. Désirant créer sa propre entreprise d’énergie nucléaire, il a investi dans des startups de fission et de fusion…
À l’automne 2014, il donne une série de cours magistraux à Stanford intitulée « Comment commencer une startup ». Son mentorat et ses conseils ont aidé de nombreux businessman à réussir à leur tour…
Hydrazine Capital : le début d’un empire de l’investissement
Toutefois, il finit par céder sa place à Y Combinator. Il crée le fonds d’investissement Hydrazine Capital et lève 21 millions de dollars auprès du milliardaire Peter Thiel.
Plus de 75% de la somme est investie dans les entreprises du Y Combinator, et Hydrazine mène notamment la levée de fonds de série B de Reddit.
Lors d’une interview à The New Yorker, Altman a expliqué préférer investir dans des entreprises « désordonnées, parfois ruinées ». Pour cause, elles seront souvent largement sous-évaluées à cause de leur défaut et pourront très rapidement prendre de la valeur.
Il deviendra rapidement un investisseur en capital-risque hautement respecté. Il prend sous son aile un grand nombre de startups prometteuses, et sa capacité à repérer les idées novatrices est saluée par toutes les personnes qui croisent sa route.
Selon le témoignage d’un entrepreneur anonyme, « lorsque j’ai eu l’occasion de parler à Sam, j’étais nerveux, mais il m’a écouté avec une attention sincère et m’a donné des conseils qui ont changé la trajectoire de ma start-up. Sa gentillesse et son soutien ont été inestimables pour moi ».
Engagé dans les questions sociales, il est également reconnu pour avoir fait d’importants dons à des organisations caritatives et des initiatives visant à résoudre les problèmes mondiaux. Ceci inclut l’accès équitable à l’éducation et à la technologie.
OpenAI, ChatGPT et la révolution de l’intelligence artificielle
Depuis le lancement de ChatGPT en novembre 2022, OpenAI a connu une croissance spectaculaire. En octobre 2025, la valorisation de l’entreprise a atteint 500 milliards de dollars, la propulsant au sommet des startups mondiales, devant des géants comme SpaceX et ByteDance.
GPT-5 : une avancée majeure
Le 7 août 2025, OpenAI a lancé GPT-5, son modèle le plus avancé à ce jour. Cette version unifiée intègre des capacités de raisonnement profond, de compréhension visuelle et de traitement du langage naturel, offrant des performances exceptionnelles dans des domaines tels que la programmation, les mathématiques, la rédaction et la santé. GPT-5 est désormais le modèle par défaut dans ChatGPT. Il remplace les versions précédentes comme GPT-4.1 et GPT-4.5.
Pour les tâches les plus complexes, GPT-5 Pro offre une version optimisée avec des capacités de raisonnement étendues, surpassant les performances de GPT-5 standard sur plusieurs benchmarks d’intelligence.
Croissance financière et adoption
En 2025, OpenAI a généré 4,3 milliards de dollars de revenus au premier semestre, dépassant les revenus de l’année précédente, et projette de dépasser les 20 milliards de dollars de revenus annuels d’ici la fin de l’année. La base d’utilisateurs payants de ChatGPT a atteint 20 millions d’abonnés en avril 2025. L’entreprise sert désormais 5 millions de clients professionnels.OpenAI continue d’attirer des investissements majeurs, notamment de Nvidia, qui a annoncé un partenariat stratégique pour fournir 10 gigawatts de puissance de calcul via ses puces AI.
Atlman reste plutôt discret sur sa fortune en se contentant de dire qu’il a « suffisamment d’argent ». Il a par ailleurs dit un jour à deux fondateurs d’YC qu’il aime les voitures de course. D’ailleurs, il en possède au moins cinq dont deux McLarens et une vieille Tesla. Il aime aussi louer des avions pour survoler la Californie.
En quelques semaines, ChatGPT a attiré des millions d’utilisateurs. Il s’est imposée comme l’application à la croissance la plus rapide de tous les temps devant TikTok. Afin d’exploiter cette technologie pour son moteur de recherche Bing, Microsoft a investi 10 milliards de dollars supplémentaires.
Malgré les nombreuses craintes du public et des gouvernements, Sam Altman promeut une IA responsable et éthique. En outre, il travaille sans relâche pour que cette technologie ait un impact positif pour le plus grand nombre… mais est-ce vraiment possible ?
De Oppenheimer à OpenAI : l’humain face à la fatalité technologique
Les dirigeants du monde entier cherchent un moyen efficace de réguler cette technologie vouée à changer le monde, face aux menaces d’un grand remplacement du travail humain et d’une propagation massive de fausses informations.
Face au Sénat des États-Unis, Sam Altman a avoué que sa plus grande peur est que l’industrie de l’IA « cause de graves dégâts au monde ». Une IA générale, dotée de conscience et d’une intelligence supérieure à l’humain, pourrait en effet décider de se débarrasser des humains.
Précisons qu’Altman lui-même est survivaliste. En fait, il se prépare en cas de guerre nucléaire ou de pandémie causée par un « virus létal synthétique ». Il possède notamment des armes, de l’or, de l’iodure de potassium, des antibiotiques, des batteries, de l’eau, des masques à gaz et un immense terrain isolé. En cas d’apocalypse, et même si c’est sa propre invention qui la provoque, ses chances de survie sont probablement supérieures aux votres…
Néanmoins, il affirme qu’une régulation gouvernementale est « essentielle pour mitiger les risques ». En quelques semaines, il a notamment rencontré la vice-présidente des États-Unis Kamala Harris, le président français Emmanuel Macron, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique Rishi Sunak.
Prévenir le chômage dû à l’IA
Afin d’éviter que l’IA mette des milliards d’êtres humains au chômage et les plonge dans la misère, il promeut également la mise en place d’un revenu universel. En outre, il a lancé la startup WorldCoin visant à scanner les yeux de tous les humains.
Toutefois, comme Prométhée a volé le secret du feu aux dieux, Sam Altman et Oppenheimer ont ouvert une porte impossible de refermer. Ils ont perdu le contrôle de leur propre création.
Tout comme Oppenheimer, Sam Altman a consacré sa vie à la science et à l’évolution technologique, mais pourrait bien finir hanté par les regrets et la hantise d’avoir précipité l’humanité vers sa propre perte…
De la même manière que le nucléaire, l’intelligence artificielle est une invention qui peut à la fois améliorer notre vie à tous ou au contraire causer notre extinction. Les choix de l’humanité dans son ensemble vont déterminer lequel de ces deux chemins elle emprunte.
Eviction et retour de Sam Altman chez OpenAI (2023)
En novembre 2023, Sam Altman, PDG emblématique d’OpenAI, a été brutalement évincé par le conseil d’administration, invoquant une “perte de confiance” sans davantage de précisions. Cette décision a créé un séisme dans l’écosystème tech mondial. En l’espace de 48 heures, plus de 700 employés sur 770 ont menacé de démissionner. Parmi les soutiens les plus marquants : Microsoft, partenaire stratégique d’OpenAI, a proposé à Altman un poste à la tête d’une nouvelle unité IA.
Face à la pression interne et externe, le board d’OpenAI a été partiellement remanié. Et Sam Altman a été réintégré à son poste de CEO quelques jours plus tard, avec un mandat renforcé. Cet épisode a révélé de profondes fractures internes au sein de l’organisation. Entre les partisans d’une IA « ouverte, expérimentale », et ceux plus prudents, soucieux d’un développement plus contrôlé, notamment autour de l’AGI (Artificial General Intelligence).
Cette crise de gouvernance a soulevé des questions majeures sur la transparence, l’équilibre éthique et la gouvernance des entreprises à la tête des technologies les plus puissantes de notre époque.
Ses prises de position sur l’IA et la régulation
Au-delà de son rôle de CEO, Sam Altman est devenu une figure incontournable autour de la régulation de l’intelligence artificielle. Conscient de l’impact de technologies comme GPT-4 ou DALL·E, il adopte une posture paradoxale : celle d’un innovateur proactif . Ce dernier appelle à encadrer fermement l’IA, notamment à mesure qu’elle s’approche de capacités dites “générales” (AGI).
En mai 2023, il a été auditionné par le Sénat américain, où il a appelé à la création d’une autorité internationale indépendante. Il est capable de fixer des normes claires et de superviser les modèles les plus puissants. Il a également mené une tournée diplomatique en Europe. A cet effet, il a rencontrer plusieurs chefs d’État pour évoquer les risques et les limites à poser face à la croissance rapide de l’IA générative.
Altman défend l’idée d’une régulation anticipée, afin d’éviter un développement anarchique ou mal encadré de l’IA à l’échelle mondiale. En parallèle, il insiste sur l’importance d’une innovation ouverte et itérative, jugeant que le progrès ne doit pas être freiné, mais guidé.
Il incarne ainsi une ligne de crête entre accélération technologique et responsabilité sociétale.
FAQ
Sam Altman est un entrepreneur et investisseur américain né le 22 avril 1985 à Chicago. Il est cofondateur et PDG d’OpenAI, la société derrière ChatGPT. Reconnu pour sa vision de l’IA générative, il a également dirigé Y Combinator et investi dans plusieurs startups technologiques et projets d’innovation scientifique.
En tant que PDG d’OpenAI, Sam Altman a supervisé le développement de ChatGPT, coordonné les équipes de chercheurs et levé des fonds importants. Son rôle a été stratégique, définissant la mission éthique et commerciale d’OpenAI tout en veillant à ce que le modèle soit accessible au public et aux entreprises.
Sam Altman voit l’IA comme un outil capable de transformer radicalement la société, l’économie et la recherche scientifique. Il encourage un développement éthique et responsable, tout en prévoyant des mesures pour limiter les risques, comme la perte d’emplois ou la diffusion de désinformation. Son objectif est d’optimiser les bénéfices de l’IA pour l’humanité.
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