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Cloud native : avantages et inconvénients du futur des applications

Les applications Cloud native permettent à la plupart des entreprises de réduire leurs coûts d’exploitation. Explications des avantages et des inconvénients de l’approche cloud native.

Jusqu’au début des années 2000, la plupart des entreprises proposaient des outils de production informatisée, des logiciels sur support physique ou en téléchargement depuis une plateforme Web.

Avec l’émergence des solutions cloud computing, il a fallu s’adapter aux nouveaux usages des entreprises, qui, par souci d’économie et de facilitation de maintenance ne veulent plus héberger tous les outils qu’elles utilisent. Pour les acteurs historiques comme Adobe cela implique de migrer des applications dans le Cloud. Seulement, ces applications ne sont pas cloud native. Elles ne sont pas conçues nativement pour s’adapter aux infrastructures du Cloud. Dans ce cas, c’est l’inverse qui se produit, ce qui demande davantage de ressource de stockage et davantage de bande passante pour fonctionner dans les meilleures conditions.

Cloud native définition : des applications conçues dans et pour le Cloud

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L’approche cloud native émerge du besoin pour les entreprises de développer et de déployer des applications capables de tirer tous les avantages du Cloud dans un monde où la mobilité fait maintenant partie prenante de la vie des employés. Les applications de ce type sont plus adaptées que les services Web, elles peuvent être plus rapidement mises à jour, sont distribuées sur des territoires plus vastes et requièrent moins d’espace de stockage en plus d’être réparties sur plusieurs serveurs.

Par exemple, les utilisateurs peuvent utiliser des logiciels sur leur ordinateur, puis continuer à éditer un projet depuis leur smartphone ou leur tablette. C’est typiquement ce qu’il est possible de faire avec Google Suite, le service intégrant les outils bureautiques du géant du Web. D’autres comme Uber, Netflix, Pinterest disposent d’applications cloud native reposant sur l’exploitation des données en temps réel.

Pour exploiter les possibilités de l’approche cloud native, il convient de changer de modèle de développement. Elle repose sur l’utilisation d’une PaaS, une plateforme en tant que service. Cette solution Cloud computing permet d’externaliser l’hébergement des outils de développement. Un PaaS offre aux développeurs un environnement de travail complet : le système d’exploitation, l’environnement de programmation, le logiciel de serveur, le stockage, l’accès réseau, le système de gestion de base de données, ou encore les outils de développement et de design sont réunis au même endroit.

Cette mutualisation des ressources poussées par la mouvance Devops permet de se concentrer sur l’essentiel et de mettre en commun les efforts afin de produire des applications natives dans le cloud en partie automatisées. Ainsi, le développement cloud native repose sur trois principes : le déploiement d’un service en continu, une architecture basée sur les microservices et sur les conteneurs, c’est-à-dire des structures de données instanciées qui font office de collections d’objets informatiques.

L’importance des microservices dans l’approche cloud native

cloud native microservices

Dans ce modèle le code de l’application cloud native n’est pas écrit d’un seul tenant, mais repose sur ces microservices qui fonctionnent en grande partie en indépendance les uns des autres. Ils “appellent” les objets situés dans des conteneurs séparés. Les microservices communiquent entre eux grâce à des API Web REST. Cela permet de mettre à jour l’application directement sans bloquer l’utilisateur en privilégiant un modèle de redondance.

Le modèle cloud native est plus agile et permet de développer rapidement des applications. En principe, il suffit d’une journée pour déployer une application nativement développée pour le nuage informatique. Évidemment cette flexibilité intéresse les entreprises qui les développent ou les utilisent. Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Capgemini et publiée en mai 2017, le taux d’adoption des applications cloud native devrait doubler d’ici 2020 pour représenter 32 % des applications d’entreprise.

Si ces estimations sont encourageantes, il faut néanmoins signaler les limites d’un modèle cloud native.

Inconvénients d’un modèle cloud native

Pour les entreprises qui développent les applications, cela demande de mettre au point une architecture solide capable de supporter les charges de travail en continu. Ainsi, il faut recruter les bons développeurs qui seront capables de déployer l’application à large échelle tout en le pensant sous le prisme des microservices. Il faut aussi faire en sorte que l’intégration des nouvelles applications soit possible avec les infrastructures déjà en place sans avoir à changer les actifs physiques et immatériels. De même, la cybersécurité est un point faible de la structure en conteneur. Il faut pouvoir renforcer les protections de l’ensemble des applications cloud native en mitigeant les attaques.

De leur côté, les entreprises utilisatrices doivent le choix d’utiliser des services hébergés sur un Cloud public ou privé. Dans le premier cas, elles doivent s’interroger sur l’exploitation des données possibles par le fournisseur du service. Dans le deuxième cas, elles doivent faire appel à un intégrateur pour bénéficier des applications cloud native qu’elles souhaitent disposer. Enfin, il faut se poser la question de la continuité du service même en cas de coupure de connexion. Peut-on sauvegarder ses données localement ? Peut-on utiliser la solution hors ligne ? Certaines applications cloud native répondent déjà à cette problématique en proposant des solutions hybrides reposant sur des serveurs locaux et un Cloud.

Le choix des applications cloud native s’impose au vu des avantages qu’elles apportent dans un contexte d’externalisation des outils de travail. Leurs grandes qualités (disponibilité, économie, rapidité) répondent à la plupart des usages. Il convient cependant de s’interroger sur le modèle d’intégration à choisir pour ne pas perdre en productivité à des moments clés.

Sources & crédits Source : - Crédit : Photos : Cloud native foundation

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