Quand les nouvelles technologies tombent entre de mauvaises mains, le pire peut arriver. Récemment, un attentat a failli se produire à cause de l’IA.
L’objectif de l’IA est de rendre service à son utilisateur. On l’apprécie pour sa précision, sa créativité et sa rapidité, n’est-ce pas ? La plupart du temps, elle est utilisée pour de bonnes choses. Pourtant, dans le cas de Michael Gann, c’est une toute autre histoire. Cet homme a en effet utilisé l’IA pour mettre au point un attentat. La police est intervenue juste à temps, sans quoi les conséquences auraient pu être dramatiques.
Planifier un attentat avec l’IA : un acte « plus simple »
Le 22 juillet 2025, les procureurs fédéraux ont engagé des poursuites contre Michael Gann. Son acte ? Avoir fabriqué sept bombes artisanales prêtes à exploser. Pour planifier son attentat, il a recouru à l’IA.
Et une fois de plus, cette technologie a tenu sa promesse. Celle de rendre la tâche plus facile. L’homme de 55 ans a décrit son projet de « plus simple que d’acheter de la poudre à canon », selon les documents judiciaires.
« Gann aurait fabriqué plusieurs engins explosifs improvisés destinés à être utilisés à Manhattan », a déclaré Christopher Raia, directeur du bureau du FBI à New York. « Grâce à la collaboration fructueuse des forces de l’ordre new-yorkaises, Gann a été rapidement traduit en justice avant qu’il ne puisse nuire à des civils innocents. »
Le quinquagénaire a transporté les bombes de Long Island jusqu’à New York. Il en a caché cinq, avec quatre cartouches de fusil, sur le toit d’un immeuble à SoHo. D’après les autorités, il comptait combiner ces cartouches avec un ou plusieurs engins explosifs artisanaux.
L’une des bombes contenait environ 30 grammes de poudre explosive. Soit près de 600 fois la quantité autorisée pour les feux d’artifice grand public.
Pas dans la discrétion
Pour mettre au point son attentat avec l’IA, Gann n’a pas fait dans la discrétion. En effet, en mai 2025, il a commandé en ligne environ un kilo de perchlorate de potassium et une livre de poudre d’aluminium. Deux précurseurs chimiques. Il a aussi acheté 200 tubes en carton et 15 mètres de mèches.
Par ailleurs, les autorités n’ont pas précisé les véritables intentions de Gann. Mais fin mars, il avait publié un message sur le réseau social X, directement adressé à Donald Trump. Il y dénonçait l’absence de mur à la frontière pour stopper l’immigration. Il avait aussi dit qu’il faudrait bombarder la ville à cause de l’arrivée continue de migrants.
« Cher @POTUS, je me dis en ce moment même, ici à New York, qu’il est dommage que le mur n’ait pas été construit avant que la Garde nationale ne soit obligée de venir ici pour les manifestations et les émeutes », aurait-il écrit.
Cet attentat facilité par l’IA remet encore une fois en question la fiabilité des garde-fous de cette technologie. Quelle que soit la demande, elle semble fournir une réponse. Même lorsqu’il s’agit de fabriquer un engin explosif. Bref, cette affaire montre à quel point un tel outil, entre de mauvaises mains, peut devenir un véritable danger.
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