L’IA, glorifiée comme un progrès universel, est un outil de pouvoir des élites technologiques, sert leur pouvoir et non l’humanité.
L’IA, dépeinte comme une révolution pour le bien commun, mais la vérité est bien moins altruiste. Cette technologie sert avant tout les élites de la Silicon Valley, qui en font un levier de pouvoir et de contrôle. Et loin des promesses d’un progrès partagé. Démystification.
L’IA, façonné par l’élite pour dominer l’humanité
Dans Dune, la mère de Paul Atréides fabrique une légende pour asseoir l’autorité de son fils, manipulant les croyances d’une population crédule.
De la même manière, des figures d’élite, comme Sam Altman ou Elon Musk, ont construit un récit autour de l’intelligence artificielle générale (IAG). Il dépeint cette dernière comme une avancée inéluctable.
Pourtant, ce concept, popularisé dès 1956 par John McCarthy pour attirer des financements, reste flou et dépourvu de consensus scientifique. Selon un rapport de Goldman Sachs publié le 25 juin 2024, intitulé « GEN AI : Trop de dépenses, trop peu d’avantages ? », les investissements dans l’IA dépassent les 1000 milliards de dollars. Or, les résultats concrets sont jusqu’ici limités.
Jim Covello, analyste chez Goldman Sachs, affirme : « L’IA est coûteuse et ne résout pas les problèmes complexes qu’on lui attribue. » Cette narration, entretenue par une élite technologique autoproclamée, évoque une « nouvelle religion » où l’IA devient un dogme.
Sam Altman lui-même, cité par Qi Lu, compare les fondateurs de l’IA à des créateurs de religions. Une minorité cherchant à transcender la simple entreprise pour façonner une vision mondiale.
Mais ce mythe profite surtout à ceux qui le propagent. L’IA consolide les pouvoirs de quelques élites sur l’humanité tout en marginalisant les voix critiques.
Une nouvelle forme de colonialisme
L’histoire nous enseigne que les technologies servent souvent les intérêts d’une minorité. Pour illustrer, l’égreneuse à coton du XIXe siècle a enrichi les propriétaires terriens tout en intensifiant l’esclavage.
De même, l’IA d’aujourd’hui profite aux élites technologiques et non à toute l’humanité. En outre, ces mastodontes techs puisent des ressources comme l’eau pour alimenter leurs centres de données.
Ce colonialisme 3.0 voit des entreprises payer des salaires dérisoires à des travailleurs pour entraîner des modèles d’IA. Mais, ces derniers ignorent les impacts environnementaux et sociaux.
Daron Acemoglu, lauréat du prix Nobel 2024, prédit que l’IA n’automatisera que 5 % des tâches. Bonne nouvelle pour ceux qui craignent les chômages.
La mauvaise nouvelle, c’est que l’IA n’ajoutera qu’1 % au PIB mondial d’ici 2035, loin des promesses utopiques.
Karen Hao, dans son ouvrage Empire of AI, révèle comment OpenAI, sous une façade altruiste, poursuit une vision étroite dictée par ses fondateurs. Comme les barons voleurs de l’Âge d’or américain, ces élites de l’IA croient que leur supériorité leur donne le droit de façonner l’avenir, reléguant l’humanité à un rôle de spectateur passif.
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