Oops : les patrons se rendent compte que l’IA ne rapporte pas de bénéfices

Des centaines de milliards de dollars ont afflué vers l’intelligence artificielle ces dernières années. Les entreprises ont multiplié les produits présentés comme capables de transformer le travail quotidien et d’améliorer la productivité. 

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Pourtant, les effets attendus sur la productivité se font attendre. Beaucoup de dirigeants reconnaissent ne constater aucun bénéfice concret lié à ces dépenses. À la place, une vaste bulle s’est progressivement installée autour de la technologie.

En parallèle, beaucoup redoutent de ne pas injecter assez d’argent, tout en craignant l’éclatement de la bulle. 

Des chiffres à l’appui

Une enquête menée par PwC auprès de 4 454 PDG confirme ce malaise. Plus de la moitié déclarent ne constater aucun retour financier lié à l’IA. Seuls 30 % observent une hausse des revenus sur les douze derniers mois. Dans le même temps, 56 % n’ont vu ni croissance du chiffre d’affaires ni baisse des coûts. Ils sont seulement 12 % à observer ces deux effets simultanément.

Ces chiffres ravivent les doutes sur l’efficacité réelle de la technologie. Les interrogations persistent alors que des dizaines de milliards ont été injectés dans les centres de données et les infrastructures associées. Les dépenses s’accumulent plus vite que les bénéfices.

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Lors de son étude, PwC note aussi un réflexe paradoxal chez les dirigeants. Plutôt que d’explorer d’autres leviers de croissance, beaucoup redoutent surtout de ne pas aller assez loin dans l’IA. La peur de prendre du retard domine les décisions.

Mohamed Kande, président mondial de PwC, résume la situation sans détour. Un nombre limité d’entreprises parvient déjà à générer des retours financiers concrets. La majorité peine encore à dépasser les phases pilotes. Cet écart commence à peser sur la confiance et la compétitivité.

Pourquoi l’IA ne génère pas de retour financier ?

Le cabinet PwC pointe du doigt le manque de bases solides. De nombreuses organisations avancent sans feuille de route précise ni investissements réellement structurés. Les conditions nécessaires à un retour financier ne sont pas réunies.

La question du financement reste donc ouverte. Injecter davantage d’argent permettra-t-il de transformer l’IA en source de revenus, plutôt qu’en charge lourde au bilan ? Le débat divise fortement.

Les perspectives actuelles n’incitent pas à l’optimisme. Un rapport du MIT indiquait déjà l’an dernier que 95 % des projets d’IA générative en entreprise n’ont pas accéléré le chiffre d’affaires. 

Les limites techniques alimentent aussi les doutes, entre erreurs fréquentes, difficultés sur des tâches de bureau concrètes et inquiétudes liées à la sécurité des données. Les retours financiers tangibles de l’IA devraient ainsi dominer les discussions des dirigeants cette année. Ce, alors que le battage médiatique doit enfin se traduire en résultats mesurables.

Une bulle déjà vue… en pire ?

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La comparaison avec la bulle Internet revient de plus en plus souvent dans les analyses économiques. Le Financial Times rappellent que, comme à la fin des années 1990, les investissements précèdent largement les usages rentables. 

À l’époque, les promesses du web avaient devancé les modèles économiques viables. Aujourd’hui, l’IA suit une trajectoire similaire. Cependant, la bulle autour d’elle est jugée plus inquiétante que celle des dotcoms. Son éclatement pourrait donc faire disparaître des centaines de milliards de dollars et peser lourdement sur l’économie mondiale.

Selon plusieurs analystes, la différence tient à l’ampleur des dépenses. La bulle Internet avait vu le capital-risque américain investir l’équivalent de 344,5 milliards de dollars actuels entre 1997 et 2000. 

Or, ce montant n’est que légèrement supérieur aux 338,3 milliards levés seulement en 2025. Dont près de la moitié a été consacrée à l’IA générative. Les entreprises d’IA investissent massivement dans des centres de données, des puces spécialisées et des infrastructures énergivores. 

Ces coûts fixes pèsent immédiatement sur les bilans. Et pourtant, comme dit tout haut, les revenus, eux, restent hypothétiques et souvent concentrés chez une minorité d’acteurs.

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