OpenAI suspend ses activités une semaine pour contrer le débauchage de ses chercheurs par Meta. La guerre des talents frappe le géant californien de plein fouet.
Meta intensifie sa stratégie de recrutement et cette fois, OpenAI vacille sous la pression. Il y a quelques mois, Sam Altman révélait déjà les montants astronomiques proposés par Meta pour attirer les talents de l’IA. Des offres qui semblaient alors sans effet immédiat. Aujourd’hui, la donne a changé. Une véritable vague de débauchage orchestrée par Meta secoue actuellement OpenAI.
L’exode OpenAI vers Meta
L’ampleur de cette offensive devient tangible. Huit chercheurs seniors d’OpenAI, piliers des avancées en intelligence artificielle générale (AGI), ont été recrutés pour rejoindre le nouveau laboratoire de superintelligence de Meta.
Mark Chen, directeur de la recherche chez OpenAI, exprime un sentiment de trahison dans une note interne : « C’est comme si quelqu’un s’était introduit chez nous. »
Face à cette hémorragie de talents, Sam Altman et son équipe dirigeante travaillent sans relâche pour retenir les profils restants. Le PDG d’OpenAI recalibre les salaires et explore des incitations créatives pour contrer l’offensive de Meta.
De son côté, Meta déploie des moyens financiers impressionnants dans cette bataille pour les talents en IA. L’entreprise propose des primes à la signature atteignant, selon certaines sources, 100 millions de dollars. Un montant qui fait débat.
Juste un moment de répit
Cette perte de talents impacte profondément le géant californien. Le débauchage affecte son personnel, déjà sous pression en raison des 80 heures hebdomadaires de travail souvent imposées. Un rythme épuisant qui alimente le burnout.
Face à cette situation, OpenAI a accordé une pause obligatoire d’une semaine à ses équipes pour leur permettre de se ressourcer. Ce moment de répit vise également à renforcer leur loyauté face aux offres alléchantes du géant de Menlo Park.
Pendant ce temps, la maison mère de Facebook maintient ses efforts de recrutement. Sept responsables d’OpenAI ont exhorté leurs équipes à résister aux sirènes de la concurrence de Meta. « S’ils vous font des offres explosives, dites-leur de reculer », a écrit l’un d’eux dans une note relayée par Wired.
La firme sous l’impulsion de Mark Zuckerberg ne cache pas ses ambitions. Avec un partenariat de 14,3 milliards de dollars avec Scale AI, Meta cherche à rattraper son retard dans la course à l’AGI, secteur où OpenAI domine.
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