Lors de l’événement OpenAI Frontiers, Antonio Bravo a expliqué comment BBVA et OpenAI collaborent pour repenser la banque moderne. Le responsable mondial des données du groupe espagnol voit dans l’IA une mutation culturelle et organisationnelle bien plus qu’un progrès technique.
Leadership, formation, productivité : tout est revu pour placer la technologie au cœur du modèle économique. Et cette approche commence déjà à produire des résultats concrets.
Comment l’IA transforme-t-elle le travail en banque ?
Pour Antonio Bravo, l’IA traverse toute la chaîne de valeur bancaire, du service client à la gestion des risques. Elle permet d’élaborer des offres hyper-personnalisées, adaptées à chaque profil, tout en automatisant une partie des processus internes.
L’idée n’est pas de remplacer les employés, mais de les libérer des tâches répétitives afin de valoriser leur expertise. Cette mutation entraîne une réorganisation complète des métiers.
Chez BBVA, la stratégie repose sur deux piliers : le leadership et l’autonomisation. La direction générale joue un rôle central, en montrant l’exemple et en donnant les moyens d’agir.
Bravo insiste sur un point : la réussite de l’IA ne dépend pas uniquement des équipes techniques. Elle repose sur la participation de tous, du guichetier à l’analyste financier. Chaque collaborateur doit comprendre, utiliser et enrichir ces nouveaux outils.
Pour accélérer ce mouvement, BBVA a créé une unité mondiale dédiée à l’IA. Sa mission est d’harmoniser les efforts entre les pays et les services, tout en partageant les meilleures pratiques.
La banque a aussi introduit un concept original : les “magiciens”. Ces 300 experts internes accompagnent leurs collègues dans l’apprentissage et l’expérimentation.
Quels résultats concrets BBVA tire-t-elle de cette stratégie ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Plus de 4 000 processeurs graphiques sont désormais utilisés chaque semaine par les employés. Les outils OpenAI font partie du quotidien.
En moyenne, les collaborateurs gagnent près de trois heures par semaine. Certaines tâches, comme la rédaction de rapports ou l’analyse des risques, sont réduites de 80 %.
Cette efficacité renforce la motivation. Les employés découvrent que l’IA peut simplifier leur journée sans la déshumaniser. Bravo explique que cette approche crée un cercle vertueux : plus les collaborateurs utilisent l’IA, plus ils innovent dans leurs pratiques. Et plus la direction soutient cette dynamique, plus la transformation s’ancre durablement.
Ce modèle séduit car il prouve qu’une banque peut évoluer sans rompre avec son ADN. L’IA agit sur la structure, la culture et même sur la perception du métier. BBVA ne veut pas seulement suivre la tendance technologique, elle entend la façonner à sa manière.
Bref, Antonio Bravo invite les entreprises à faire preuve d’humilité. D’après lui, il faut apprendre sans cesse, rester curieux et surtout, ne pas s’accrocher à ses certitudes.
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