Data Centers : tout savoir sur la révolution des puces IA

Il y a quatre ans de cela, alors que Charlie Boyle, le directeur général de l’unité Nvidia DGX n’était pas encore à son poste, un bon nombre d’experts en informatique se sentait encore un peu intimidé face aux solutions matérielles d’IA.

Cela se comprend étant donné que des supercalculateurs IA, il n’y en a pas partout. Par ailleurs, ces systèmes Nvidia DGX sont réputés pour leur puissance. Plus qu’une évolution, InfiniBand, la technologie d’interconnexion résultant de ces supercalculateurs est devenue intimidante pour beaucoup.

Pourquoi ne faut-il pas s’inquiéter quant aux nouveaux systèmes ?

C’est pourquoi, dans ses échanges avec ses clients, Charlie Boyle devait réaliser une petite séance d’explication préalable. Le but était de convaincre que l’on n’avait effectivement rien à craindre avec ce type de matériel. Aussi, que celui-ci ne demandait rien à part les quelques heures de travail des informaticiens au sein d’une entreprise. Afin d’appuyer ses idées, il annonce : « Pour un administrateur informatique, ce n’est qu’une plus grosse machine Linux… Ils ne devraient pas en avoir peur. Ce n’est pas ésotérique. »

Une interview du vice-président de Nvidia pour The Data Center Podcast souligne ce que signifie le matériel d’IA pour une structure informatique ainsi que ses agents en centre de données. La mission du refroidissement liquide a également été mise en exergue.

Un minimum de personnel pour un maximum d’efficacité

Chez « Saturn 5 » de Nvidia, le cluster regroupe 3 000 systèmes en moyenne. Cette quantité de données est administrée par un minimum de personnel informaticiens. Selon Boyle, l’organisation informatique serait « plus petite que ce à quoi on pourrait s’attendre pour une organisation qui gère des milliers de serveurs haut de gamme. Parce qu’en fin de compte, ils sont tous pareils. C’est le rêve de l’administrateur informatique. »

Pour les agents, ce système DGX n’est autre « qu’une plus grosse machine Linux ». Son existence ne signifie donc pas un statu quo pour les responsables au niveau des centres de données.

« Le vide est le nouveau vert ». Voilà une expression utilisée par Nvidia. Dans la pratique, cela signifie que même si vous disposez d’un espace vide conséquent, celui qui n’est pas vide sera accaparé par un équipement qui pourra prendre la place de milliers de serveurs Intel x86 pizza-box.