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McKinsey State of AI 2025 : 3 ans après la révolution, le bilan est (très) mitigé

Trois ans après la grande ruée vers le gen AI, le soufflé retombe un peu : 88 % des entreprises utilisent déjà l’IA… mais seulement un tiers arrivent à la déployer sérieusement, et à peine 6 % en tirent une vraie performance business. C’est tout l’enseignement de la nouvelle enquête mondiale de McKinsey State of AI 2025 : l’IA est partout, mais l’impact se fait encore attendre. 

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La scène est connue : les équipes testent ChatGPT, bricolent des prototypes, créent un bot interne, et hop, présentation PowerPoint. Mais côté transformation, on repassera

McKinsey chiffre le phénomène : 88 % des organisations utilisent l’IA dans au moins une fonction, mais deux tiers sont encore coincées dans l’expérimentation ou le pilote.

Les grands groupes avancent plus vite : presque la moitié des entreprises à plus de 5 milliards de dollars de revenus sont entrées dans la phase “scaling”, quand seulement 29 % des petites (<100 M$) y arrivent. 

Le mur, ce n’est pas la technologie. C’est l’intégration réelle dans les workflows, les processus, les équipes.

Les agents IA fascinent… mais pour l’instant, ils courent surtout en rond

Imaginez un assistant ultra-puissant censé planifier, exécuter des tâches et automatiser des workflows complexes. Dans la réalité, pour l’instant, il prend surtout des cafés pendant les réunions.

McKinsey note pourtant une dynamique : 62 % des entreprises testent déjà des AI agents et 23 % en ont déployé à l’échelle dans au moins une fonction.

Mais la diffusion reste microscopique : dans n’importe quel département, moins de 10 % des entreprises ont des agents réellement déployés. 

En clair, c’est encore un gadget pour équipes IT et knowledge management. Les secteurs les plus avancés ? Tech, médias, télécoms et santé.

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Innovation oui, EBIT non : l’IA sert surtout à briller en comité exécutif

On pourrait croire qu’avec ce niveau d’adoption, les comptes explosent. Raté. Seulement 39 % des entreprises déclarent un impact EBIT, et la plupart évoquent un effet inférieur à 5 %. L’IA semble fonctionner par micro-gains plutôt que par rupture.

Pourtant, l’impact qualitatif, lui, est bien là. 64 % affirment que l’IA accélère l’innovation, près de la moitié voient un gain de satisfaction client, et beaucoup parlent de différenciation face à la concurrence. 

Le vrai argent, pour l’instant, se niche ailleurs : la réduction de coûts en software engineering, IT et manufacturing, et les hausses de revenus en marketing, vente, finance et développement produit.

L’IA produit de la valeur, mais rarement de quoi bouleverser un P&L. C’est de la retouche, pas encore du remodelage.

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Les “AI high performers” : ces 6 % qui montrent que l’IA peut réellement transformer un business

Vous connaissez le dicton : « Ce n’est pas la voiture, c’est le chauffeur. » Dans l’IA, c’est encore plus vrai. McKinsey isole un micro-groupe : 6 % des entreprises qui tirent un impact significatif (au moins +5 % d’EBIT) grâce à l’IA.

Ces champions affichent des comportements radicalement différents. Ils ne veulent pas “optimiser”, ils veulent “transformer”

 Ils redesignent leurs workflows (x3 par rapport aux autres), utilisent l’IA dans beaucoup plus de fonctions, adoptent les agents plus vite, et fixent des objectifs orientés croissance ou innovation plutôt que réduction de coûts.

Leur secret ? Un trio redoutable : ambition, leadership, et méthode. Le top management est trois fois plus engagé.

Les équipes travaillent en mode agile, les processus précisent où la validation humaine est obligatoire, les KPIs sont suivis, et les investissements sont massifs : un tiers y consacre plus de 20 % de leur budget digital.

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L’emploi : entre prophéties d’effondrement et réalité plus nuancée

Petit clin d’œil à tous ceux qui annonçaient 100 millions de chômeurs dès 2024 : la vérité est moins cinématographique.

Sur l’année écoulée, la majorité des entreprises n’a vu aucun impact majeur sur ses effectifs. Moins de 20 % rapportent une baisse notable, et à peu près autant une hausse.

Les prévisions pour l’année prochaine, en revanche, se tendent : 30 % des entreprises anticipent une réduction d’effectifs dans certaines fonctions, contre 17 % l’an dernier. Et 32 % s’attendent à une baisse globale de plus de 3 % à l’échelle de l’entreprise.

Mais pendant ce temps… les recrutements explosent. Surtout dans les grands groupes. Data engineers, software engineers, ML engineers restent les profils les plus recherchés. Les organisations réduisent d’un côté, embauchent de l’autre : la redistribution des rôles avance, mais sans bascule brutale.

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L’IA dérape parfois, et les entreprises commencent enfin à s’en soucier

On parle beaucoup de risques d’IA, mais jusque-là, peu d’organisations agissaient vraiment. Bonne nouvelle : ça bouge. 

En 2022, les entreprises ne géraient en moyenne que deux types de risques. En 2025… elles en traitent désormais quatre. Le réalisme progresse.

Et ce n’est pas du luxe : 51 % disent avoir déjà subi un incident lié à l’IA, essentiellement des erreurs factuelles. L’inexactitude est le risque n°1 rencontré et le n°1 mitigé. L’explicabilité, en revanche, reste un angle mort… alors même que c’est l’un des risques les plus fréquemment subis.

Sans surprise, les high performers sont ceux qui rencontrent le plus d’incidents… et ceux qui protègent le plus. Quand on déploie deux fois plus d’usages, les chances d’attraper un mur doublent aussi.

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L’IA a quitté le stade du gadget, mais pas encore atteint celui de la transformation

Le tableau dressé par McKinsey est clair : l’IA s’installe partout, les agents arrivent, l’expérimentation explose, mais la transformation reste minoritaire

La majorité navigue encore entre curiosité et prudence. L’impact économique massif n’est visible que dans une poignée d’entreprises qui ont pris l’IA comme un chantier stratégique, pas comme un effet de mode.

La décennie qui vient sera celle du tri : entre ceux qui resteront dans les pilotes à répétition, et ceux qui réarchitectureront leur organisation pour capter la vraie valeur de l’IA. Aux entreprises de choisir leur camp.

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Et vous, qu’en pensez-vous ? L’IA a-t-elle déjà un impact au sein de votre entreprise ? Avez-vous constaté d’importants changements ? Partagez votre avis en commentaire ! 

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