vue de près sur une tête de robot

Anthropic supplie Donald Trump de réguler l’IA (la raison va vous terrifier) 

L’intelligence artificielle (IA) progresse à une vitesse fulgurante. Certains modèles plus que d’autres… Or, la réglementation n’arrive pas à suivre. C’est justement ce qui préoccupe Anthropic. Voilà pourquoi, l’entreprise veut donner aux gouvernements le pouvoir de freiner les systèmes les plus dangereux.

Dans un essai intitulé « Politique face à l’essor exponentiel de l’IA », Dario Amodei appelle les gouvernements à agir rapidement. Selon lui, ils devraient pouvoir bloquer les modèles d’IA les plus avancés lorsqu’ils présentent des risques majeurs. Notamment en matière de cybersécurité ou de création d’armes biologiques

 

Pour cela, le dirigeant d’Anthropic propose deux cadres de référence. Le premier est consacré à la sécurité des systèmes d’IA avancés. Il prévoit des sanctions pour les entreprises qui ne respecteraient pas les règles établies. 

Le second s’intéresse aux conséquences économiques de l’automatisation. Des mesures comme une assurance-salaire et des programmes d’aide financés grâce aux revenus générés par l’IA, sont à la clé. 

Que craint Anthropic au craint d’appeler le gouvernement à réguler l’IA?

Le groupe identifie quatre catégories de risques particulièrement préoccupantes. La première concerne le domaine biologique. D’après Anthropic, des modèles insuffisamment sécurisés pourraient aider des personnes mal intentionnées à concevoir des agents pathogènes.

Ou pire, à accélérer certaines recherches dangereuses. Dans le même temps, ces mêmes technologies pourraient également contribuer à la découverte de nouveaux traitements médicaux.

Le deuxième risque touche à la cybersécurité. Les modèles les plus performants sont déjà capables d’identifier des vulnérabilités logicielles complexes. Si ces capacités continuent de progresser, elles pourraient être utilisées contre des infrastructures essentielles.

Genre, les hôpitaux, les réseaux énergétiques ou encore les systèmes de communication. 

La perte de contrôle préoccupe aussi Anthropic. La firme redoute la possibilité de voir émerger des systèmes dont le comportement deviendrait difficile à superviser ou à limiter une fois déployés

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Enfin, l’entreprise met en garde contre la recherche automatisée en intelligence artificielle. Cette capacité permettrait à des systèmes de participer eux-mêmes au développement de nouvelles IA. Ce qui pourrait accélérer considérablement les progrès technologiques tout en amplifiant les risques existants. 

Quand une IA devient trop puissante…

Pour Anthropic, c’est simple. Les autorités publiques devraient avoir la possibilité de bloquer ou de décourager le déploiement de modèles d’IA jugés trop risqués. Pour y parvenir, la firme souhaite instaurer des obligations de contrôle avant la mise sur le marché des systèmes les plus performants. 

Les développeurs seraient notamment tenus de réaliser des évaluations approfondies de leurs modèles avant leur diffusion. Ces analyses devraient être accompagnées de documents détaillant tout.

Des capacités du système, aux mesures de sécurité mises en place sans oublier les risques potentiels identifiés durant les phases de test. 

L’entreprise propose également que les résultats de ces évaluations soient examinés par des experts indépendants. Ces derniers auraient pour mission de vérifier la qualité des tests réalisés et d’évaluer objectivement les dangers associés aux nouveaux modèles. 

Anthropic estime qu’une telle approche permettrait d’éviter que des systèmes extrêmement puissants soient déployés sans garde-fous suffisants. Pour le groupe, la transparence est importante. Quoiqu’elle ne suffit plus à elle seule face au rythme actuel des avancées technologiques. 

Que récoltent ceux qui ne se conforment pas aux règles ? 

Pour garantir le respect de ces règles, Anthropic imagine un système de sanctions progressives. Les pénalités seraient calculées en fonction du chiffre d’affaires mondial des entreprises concernées. Ce qui permettrait d’adapter les amendes à la taille des acteurs impliqués. 

Le cadre prévoit également un durcissement des sanctions en cas d’infractions répétées. Cela devrait inciter les boîtes à intégrer la sécurité dès la conception de leurs modèles plutôt que de traiter ces questions après coup. 

La proposition met aussi l’accent sur la protection des infrastructures utilisées pour développer les systèmes d’IA. Les boîtes devraient mettre en place des programmes de sécurité robustes.

Et ce, afin de protéger leurs modèles, leurs données et leurs environnements d’entraînement contre les attaques informatiques ou les menaces internes. 

Notez cependant que le cadre proposé cible uniquement les systèmes les plus avancés. Anthropic fixe notamment des seuils techniques et financiers élevés. Cela, pour éviter que les petites entreprises ou les projets de moindre ampleur soient soumis aux mêmes obligations. 

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