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La première IA capable de simuler l’univers surprend ses propres créateurs

Des chercheurs sont parvenus à créer une intelligence artificielle capable de simuler l’Univers avec plus de précision qu’aucune autre méthode auparavant. De plus, cette IA surprend ses créateurs en traitant des données sur lesquelles elle n’a pas été entraînée…

Vivons-nous dans une simulation, à la manière de ce que décrit la fameuse trilogie Matrix ? Difficile à affirmer, mais cela semble de plus en plus possible en constatant ce dont est capable aujourd’hui l’intelligence artificielle…

Une équipe de chercheurs américains et canadiens annonce avoir développé le premier simulateur d’Univers basé sur l’intelligence artificielle. Ce simulateur se révèle non seulement rapide et précis, mais surprend ses propres créateurs par sa capacité à comprendre le cosmos au-delà de ce qu’ils lui ont appris…

C’est loin d’être la première fois que des scientifiques tentent de simuler l’Univers. Depuis des décennies, des simulations informatiques sont développées pour tenter de remonter aux origines de la création.

Cependant, jusqu’à présent, les meilleures technologies traditionnelles permettaient de produire des résultats satisfaisants en quelques minutes. En comparaison, l’intelligence artificielle permet de générer des résultats largement plus précis… en quelques millisecondes seulement. L’IA va donc permettre un bond en avant pour les simulateurs de ce genre.

L’IA prend en compte des données sur lesquelles elle n’a pas été entraînée

Néanmoins, la vitesse et la précision ne sont pas les seuls points forts de cette intelligence artificielle. Les chercheurs avouent être bluffés par sa capacité à extrapoler au-delà des données sur lesquelles elle a été entraînée.

Ce réseau de neurones, intitulé  » Deep Density Displacement Model  » (D3M), a été conçu et entraîné pour simuler l’évolution de l’Univers sous différentes conditions gravitationnelles. Toutefois, il se révèle aussi capable de produire des résultats précis sur des variables pour lesquelles il n’a pas du tout été formé.

Par exemple, bien que D3M n’ait pas été entraîné sur des données présentant des variations de quantité de matière noire, elle a été capable de modifier cette valeur en fonction de celles sur lesquelles elle a été entraînée…

Selon Shirley Ho, l’une des scientifiques qui ont mené l’étude,  » cela revient à entraîner un logiciel de reconnaissance d’image avec des photos de chiens et de chats, et s’apercevoir qu’il est capable de reconnaître les éléphants « . Les chercheurs se disent incapables d’expliquer ce mystère.

En ce sens, ce simulateur confirme que l’intelligence artificielle fonctionne actuellement en boîte noire puisque les chercheurs sont souvent incapables d’expliquer les résultats qu’elle produit. Néanmoins, cet outil pourrait s’avérer très utile pour aider les astrophysiciens à éclaircir les zones d’ombre de l’histoire de l’Univers

L’intelligence artificielle D3M a été développée par Suyi He du Flatiron Institute et de la Carnegie Mellon University, Yin Li de l’UC Berkeley et du Kavli Institute, Yu Feng de l’UC Berkeley, Shirley Ho du Flatiron Institute de la Carnegie Mellon Univesity, Wei Chen du Flatiron Institute, Siamak Ravanbakhsh de l’University of British Columbia de Vancouver, et Barnabás Póczos de la Carnegie Mellon University.

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