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Interdiction de la reconnaissance faciale : Google soutient l’UE, mais pas Microsoft

Le CEO de Google et Alphabet, Sundar Pichai, soutient la décision de l’Union européenne de bannir temporairement la reconnaissance faciale. En revanche, le Président de Microsoft, Brad Smith, estime qu’il s’agit d’une très mauvaise idée…

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Dans le monde entier, l’intelligence artificielle est adoptée par les entreprises privées et par les autorités à un rythme effréné que les législateurs ne peuvent tout simplement pas suivre. Aux Etats-Unis, le gouvernement reste fidèles à son habitude et préfère laisser la technologie se développer sans interférer.

En revanche, en Europe, les gouvernements cherchent davantage à protéger les citoyens face aux risques liés à l’IA. En particulier, la protection des données personnelles et de la confidentialité est une mission qui tient à coeur nos dirigeants comme en témoigne l’adoption du RGPD.

La semaine dernière, un brouillon en fuite révélait l’intention de la Commission européenne de bannir temporairement l’utilisation de la reconnaissance faciale dans les lieux publics. Cette interdiction pourrait s’étendre sur cinq ans, le temps qu’une législation adéquate soit mise en place pour éviter les conséquences néfastes de cette innovation majeure.

A présent, dans le cadre d’une conférence organisé à Bruxelles par le think-tank Bruegel, le CEO de Google et Alphabet, Sundar Pichai, exprime son soutien à l’égard l’Union européenne dans sa décision. Selon lui, ” il est important que les gouvernements et les législateurs s’occupent de la reconnaissance faciale plus tôt que tard et élaborent un cadre pour cette technologie “.

Le chef d’entreprise reconnait que cette prise de mesures ne peut être immédiate, et qu’une période d’attente peut être nécessaire afin de ” pouvoir vraiment penser à la façon dont il est possible de l’utiliser “. A ses yeux, ” il incombe aux gouvernements de planifier la façon dont la reconnaissance faciale est déployée auprès du grand public, de la même manière que des règles spécifiques sont appliqués aux appareils médicaux, aux véhicules autonomes ou à autre secteur dans lequel l’IA s’est frayée une place “.

L’interdiction de la reconnaissance faciale est contre-productive selon Microsoft

En revanche, le Président de Microsoft, Brad Smith, ne l’entend pas de cette oreille. Il estime au contraire qu’il serait absurde de freiner ainsi le développement de la reconnaissance faciale.

D’après lui, la reconnaissance faciale peut être très bénéfique et il serait regrettable de se priver de ses bienfaits. En guise d’exemple, Smith cite la façon dont les OGN usent de cette technologie pour reconnecter les enfants disparus avec leurs familles.

S’il reconnaît la nécessité de mieux règlementer l’usage de l’IA, l’Américain estime qu’une réforme méthodique et précise est plus pertinente. De son point de vue, ” la seule façon d’améliorer la technologie est de l’utiliser “.

De son côté, Sundar Pichai admet que la législation ” doit prendre une approche proportionnée permettant un équilibre entre les risques potentiels et les opportunités sociales “. C’est particulièrement le cas pour un domaine comme celui-ci présentant à la fois ” d’importantes opportunités et des risques élevés “.

Il faudra probablement patienter quelques mois pour découvrir si l’Union européenne décide réellement de bannir la reconnaissance faciale. Cependant, il est très peu probable que les Etats-Unis adoptent une décision similaire.

Pour cause, en empêchant le libre développement de l’intelligence artificielle, les Etats-Unis prennent aussi le risque de laisser la Chine prendre de l’avance dans ce domaine. Or, comme l’a dit Vladimir Poutine, ” le pays leader en matière d’intelligence artificielle sera maître du monde “