Zuckerberg promet superintelligence, mais après l’échec du métavers, faut-il encore y croire ? Derrière les grands discours sur une nouvelle révolution avec l’IA, un parfum de déjà-vu plane.
En l’espace de quelques années, Meta est passé du tout-métavers à l’IA personnalisée pour tous. Avec ses nouveaux « laboratoires de superintelligence », Zuckerberg s’entoure des meilleurs talents du secteur pour créer les modèles d’IA les plus puissants du marché d’ici un an. Le PDG y croit dur comme fer, parlant même d’un tournant pour l’humanité. Pourtant, nombreux sont ceux qui n’ont pas encore digéré le flop du métavers.
« Superintelligence » et métavers, même recette, même déception ?
Zuckerberg memo to employees, per a source, lays out vision for the "Superintelligence" division and new hires
he says meta is "uniquely positioned" for the moment
the sales pitch is, essentially, "we the have money, compute and scale that most of our competitors do not" pic.twitter.com/QQqYeynhCj— rat king 🐀 (@MikeIsaac) June 30, 2025
Mark Zuckerberg a affirmé haut et fort que l’IA personnelle va changer le monde. Dans une note interne, il parle même du « début d’une nouvelle ère pour l’humanité ». Pour concrétiser cette ambition, Meta investit massivement, monte des laboratoires de superintelligence.
L’entreprise tente également de débaucher les meilleurs ingénieurs d’OpenAI et d’autres géants du secteur. En plus, les salaires vont jusqu’à 300 millions de dollars sur 4 ans, selon certaines rumeurs. Cette situation ne vous rappelle pas quelque chose ?
Souvenez-vous, qu’en 2021, Zuckerberg promettait un monde parallèle hyper-immersif, peuplé d’avatars photoréalistes, d’hologrammes et d’interactions sociales. Il rebaptisait même Facebook en Meta pour marquer l’importance de ce virage.
Mais, quatre ans plus tard, le monde virtuel était quasi désert. Figurez-vous que des ingénieurs de Meta eux-mêmes fuient les outils internes du métavers, et plus de 60 milliards de dollars se sont envolés. Et Horizon Worlds, le projet phare, est qualifié de vide et déprimant même par les utilisateurs les plus fidèles.
Une IA de Meta vraiment différente cette fois ?
Zuckerberg semble pourtant convaincu que la superintelligence, elle, ne connaîtra pas le même sort. Un milliard de personnes utilisent déjà les produits d’IA de Meta chaque mois, déclare-t-il. Il voit une IA qui nous comprend, qui parle, qui devine nos envies, et qui pourrait même remplacer les amis manquants. Selon lui, l’IA pourrait combler le vide relationnel des gens seuls.
Il promet aussi une explosion de créativité, une productivité boostée par des assistants IA surpuissants, et une science accélérée comme jamais auparavant. Mais derrière cette belle vitrine, les critiques techniques persistent, hallucinations, erreurs logiques, IA qui peinent à résoudre des tâches basiques… Et cette impression de déjà-vu revient.
Moi, je trouve ce parallèle troublant. Et les voix critiques se font rares chez Meta. Après le métavers, devons-nous réellement croire sur parole en la nouvelle lubie du patron de Meta ?
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