Dans un secteur où tout est généralement verrouillé, Google tente une approche différente avec le Fitbit Air. L’entreprise partage les informations techniques nécessaires pour permettre aux utilisateurs de créer leurs propres bracelets. Voilà une surprise que personne n’avait vue venir.
Le Fitbit Air n’est pas un bracelet connecté comme les autres. Dépourvu d’écran, ce nouveau modèle mise sur la discrétion et le suivi de l’activité plutôt que sur les notifications permanentes. Mais ce n’est pas son design minimaliste qui fait parler de lui aujourd’hui. Google vient en effet de publier les plans officiels du Fitbit Air, ce qui permet à chacun de créer son propre bracelet. C’est une initiative rare dans l’univers des objets connectés, où la personnalisation passe généralement par la caisse.
Pourquoi Google vous laisse-t-il fabriquer votre propre bracelet Fitbit Air ?
Habituellement, les fabricants d’objets connectés gardent les informations techniques les plus précieuses pour leurs partenaires agréés. Les fabricants d’accessoires obtiennent alors ces données via des accords commerciaux et des licences parfois coûteuses.
Pourtant, Google prend une direction différente avec le Fitbit Air. Car l’entreprise a publié les dimensions complètes de l’appareil. Il a fait de même pour les recommandations de conception destinées aux créateurs de bracelets personnalisés.
L’objectif ? Sans doute éviter les problèmes de compatibilité. Puisque fabriquer un bracelet maison sans connaître précisément l’emplacement des capteurs ou les contraintes techniques revient souvent à avancer les yeux bandés.
Avec ces plans officiels, les utilisateurs disposent d’une documentation fiable pour concevoir des accessoires fonctionnels. Une petite révolution ? Peut-être. En tout cas, c’est une rareté.
Créer son bracelet, oui… mais pas en cinq minutes
Attention toutefois à ne pas imaginer une personnalisation magique réalisée entre deux cafés. Les fichiers publiés par Google pour le Fitbit Air ne permettent pas d’imprimer directement un bracelet. Un travail de conception reste nécessaire.
Ceux qui souhaitent passer par l’impression 3D devront encore modéliser eux-mêmes leurs créations à partir des documents fournis.
Pour les amateurs de couture ou de fabrication artisanale, les plans peuvent cependant s’avérer particulièrement utiles. L’entreprise détaille les espaces à respecter autour des capteurs ainsi que certains matériaux recommandés afin d’éviter les irritations cutanées.
Autrement dit, le rêve du bracelet sur mesure est possible. Mais il demandera un minimum d’huile de coude. Une information qui risque de surprendre les personnes convaincues que l’impression 3D résout absolument tout.
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