Le FBI, la NSA, la CISA ainsi que plusieurs autres agences fédérales tirent la sonnette d’alarme face à une menace émergente. La hausse des cyberattaques visant des systèmes clés de gestion des réservoirs de carburant.
Dans un communiqué commun, les agences expliquent avoir observé une activité malveillante en hausse. Des attaquants parviendraient à s’introduire dans des systèmes de jaugeage automatique, appelés ATG, exposés en ligne.
Ils exécuteraient ensuite des commandes permettant de les modifier à distance. Les autorités américaines précisent qu’aucun État ni groupe spécifique n’a pour l’instant été identifié comme responsable de ces opérations.
Toutefois, la méthode inquiète déjà fortement les experts en cybersécurité. D’autant que les risques pour les infrastructures sont jugés sérieux.
En quoi une attaque visant des réservoirs d’essence représente une menace ?
Les systèmes ATG sont largement utilisés dans l’énergie, la chimie, l’agriculture, l’alimentation ou encore le transport. Leur rôle est crucial. Ils permettent de surveiller à distance le niveau des cuves, les variations de température ou encore d’éventuelles fuites.
Le problème, selon la CISA, est que certains dispositifs sont encore accessibles sans mot de passe. Pire, d’autres reposent sur de vieux systèmes protégés par un simple code à six chiffres. Une sécurité jugée aujourd’hui insuffisante face aux techniques de piratage modernes.
Par ailleurs, derrière ces intrusions, les motivations peuvent varier. Une fois dans le système, les hackers peuvent modifier les données de stock comme masquer une fuite réelle.
Rien ne les empêche de désactiver des alertes de sécurité ou encore de perturber la distribution de carburant. Dans certains cas, ils déclenchent de fausses alertes ou bloquent à distance les équipements.
Ces attaques peuvent aussi servir à des opérations d’extorsion, avec des demandes de rançon pour rétablir le fonctionnement normal des systèmes. D’autres fois, il s’agit simplement de démonstrations de force ou de tentatives de déstabilisation.
Mais les conséquences, elles, sont bien concrètes. Perturbation des réseaux de transport, pertes financières pour les exploitants et risques de rupture dans la chaîne d’approvisionnement.
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