Galbot vient de clôturer un tour de levée de fonds, atteignant un total de 332 millions de dollars pour le déploiement à grand échelle de ses robots. Environ 152 millions ont été obtenus sous l’égide de CATL, le géant mondial des batteries.
Galbot, fondée à Pékin par le professeur He Wang de l’université de Pékin, voit le jour en mai 2023. La startup veut démocratiser les robots humanoïdes grâce à l’IA incarnée. En seulement deux ans, Galbot a atteint le statut de licorne, avec une valorisation dépassant le milliard de dollars.
Les robots de Galbot, des applications tangibles
Galbot a reçu le soutien d’acteurs majeurs tels que la Banque de Développement de Chine, le Beijing Robotics Industry Fund, Jiyuan Capital et Granite Asia. Contrairement à ses concurrents, la startup a su se montrer convaincante grâce à sa rapidité d’exécution et ses applications concrètes.
Galbot a déjà déployé ses robots mobiles autonomes, dotés de deux bras et d’une mobilité à roues, dans des usines de Mercedes-Benz et Zeekr, une filiale de Geely, pour accomplir des tâches physiques.
La start-up ne se limite pas à l’industrie. En mars 2025, Galbot a lancé un robot dédié au commerce de détail intelligent.
Cet automate est capable de gérer intégralement un magasin de 50 m², allant de la vérification des stocks au conditionnement. Et ce, en une seule journée d’installation.
Dix magasins à Pékin utilisent déjà ces robots, avec un objectif de cent magasins d’ici la fin 2025.
Alliance stratégique pour conquérir le marché mondial
Le 17 juin 2025, Galbot a créé une coentreprise, BOYIN INNOVATION ALLIANCE, avec Boyuan Capital, le bras d’investissement de Bosch. La startup a également signé un accord stratégique avec Bosch Chine.
Cette collaboration vise à commercialiser des robots intelligents à l’échelle mondiale, en combinant l’expertise industrielle de Bosch et la technologie d’IA de Galbot.
Cette entreprise chinoise a à sa disposition une équipe de plus de 80 experts en algorithmes, logiciels et matériel. Elle s’appuie aussi sur une technologie de pointe, notamment des modèles vision-langage-action et un jeu de données de 10 milliards d’actions robotiques.
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