Le robot sera doté d’un utérus artificiel qui permettrait à un fœtus de se développer pendant neuf mois avant de naître.
Savez-vous qu’un monde où des robots donnent naissance à des enfants humains ne relève plus seulement de l’imaginaire. La société Kaiwa Technology, basée à Guangzhou prépare le lancement du premier « robot de grossesse » capable de mener une gestation complète. Derrière ce projet visionnaire, présenté par le Dr Zhang Qifeng lors de la World Robot Conference 2025 à Pékin, se cache une promesse qui fascine autant qu’elle inquiète : offrir une alternative révolutionnaire aux couples infertiles, et bousculer en même temps les fondements éthiques et juridiques de la maternité.
Un robot prêt à accoucher d’ici 2026
Le prototype, attendu pour 2026, vise à reproduire de manière fidèle le processus de gestation humaine.
Accrochez-vous, car ce n’est pas le plus étonnant ! Comme chez une femme, le fœtus se développerait dans un liquide amniotique artificiel.
Ce dernier sera alimenté en oxygène et en nutriments via un système de tuyaux reliés à l’abdomen du robot. Par ailleurs, la grossesse durerait environ dix mois.
Pour profiter de cette innovation, il faudra compter 100 000 yuans, soit environ 14 000 dollars. Un montant largement inférieur aux sommes astronomiques nécessaires pour recourir à une mère porteuse aux États-Unis, où les coûts peuvent grimper jusqu’à 200 000 dollars.
Pour le Dr Zhang, la technologie de l’utérus artificiel est déjà « mature » en laboratoire. Le défi réside désormais dans son intégration dans un humanoïde interactif capable de porter une grossesse de la conception à l’accouchement.
Un espoir pour les infertiles , mais…
L’annonce a immédiatement déclenché un flot de réactions contrastées.
Pour les couples infertiles, cette innovation représente un espoir inestimable, une possibilité d’avoir un enfant biologique sans recourir à la gestation humaine.
Mais pour une partie de l’opinion publique et du monde scientifique, les questions soulevées sont vertigineuses.
Est-il réellement possible de confier la reproduction à des machines ? Quel statut juridique aura un enfant né d’un robot ? Où se situent les limites morales dans l’extension de la biotechnologie ?
Le Dr Zhang a déjà anticipé ces débats et affirme avoir déjà engagé des discussions avec les autorités de la province du Guangdong.
Des propositions de régulation et des réflexions législatives seraient en cours. C’est la preuve que ce projet dépasse largement le champ technologique pour entrer dans celui des choix de société.
Mais de nombreuses inconnues persistent. Je me demande comment sera réalisée la fécondation ? Comment implanter l’embryon ? Et surtout, de quelle manière le robot pourra-t-il mettre au monde un enfant ?
Et vous, qu’en pensez-vous ?
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