Google bouscule le e-commerce en ne se limitant plus à orienter l’internaute. Désormais, le géant veut finaliser l’achat.
Adepte de l’achat en ligne ? Cette nouvelle IA de Google pensée pour l’e-commerce ne manquera pas de capter votre attention. Elle promet en effet des achats plus rapides, sans détours inutiles ni parcours laborieux.
Cela avec moins de clics, moins de perte de temps, des résultats mieux ciblés. Le plus intéressant dans tout cela est que les commerçants y trouvent aussi leur compte, avec un outil conçu pour simplifier la vente sans perdre le contrôle. De quoi faire beaucoup de bruit.
Comment Google restructure l’e-commerce au juste ?
La nouveauté de Google s’appelle Universal Commerce Protocol. Il s’agit d’un langage commun qui repose sur une architecture open-source et modulaire. Cette approche met donc fin aux intégrations spécifiques, souvent longues et coûteuses. Selon Google, le modèle « N x N » freinait l’adoption massive de l’e-commerce conversationnel.
Grâce à ce protocole, une IA conversationnelle interagit directement avec les systèmes des distributeurs. Désormais, la recherche produit, l’ajout au panier, le paiement et le suivi de commande s’enchaînent sans rupture. L’utilisateur ne change plus d’interface. Parce que Google Search et l’application Gemini deviennent des points d’achat à part entière. C’est une économie de temps.
Par ailleurs, les commerçants conservent le contrôle de leurs prix et de leurs stocks. Google insiste sur ce point. « Un seul branchement suffit pour rendre un catalogue accessible sur toutes les surfaces compatibles », résume l’entreprise. Cette standardisation vise une adoption rapide, alors que ChatGPT a lancé ses propres fonctions shopping fin 2024.
Sur le plan technique, chaque transaction repose sur une preuve cryptographique de consentement. Les acteurs du paiement, dont Visa et PayPal, valident tout à fait cette approche. Google renforce ainsi la crédibilité du Google e-commerce face aux exigences de sécurité et de conformité.
Carrefour, vitrine européenne du commerce agentique
Carrefour s’impose comme un partenaire stratégique en Europe. C’est vrai, l’enseigne expérimente d’ailleurs déjà l’IA via son agent Hopla+ depuis plusieurs mois. Pourtant, l’intégration native à Google Search et Gemini marque un changement d’échelle. Car le distributeur ne teste plus. Il déploie.
« Nous souhaitons proposer à nos clients des parcours d’achat encore plus fluides », explique Emmanuel Grenier, directeur de la transformation digitale du groupe. Cette intégration place Carrefour au cœur des usages émergents du Google e-commece, là où l’IA devient l’intermédiaire principal.
Pour les consommateurs, l’impact se veut immédiat. Une requête vocale suffit pour déclencher une commande complète. Cela promet ainsi plus de navigation et plus de comparateurs. Google assume cette bascule vers le zéro clic.
Toutefois, Google n’est pas seul sur ce terrain. Microsoft a par exemple dévoilé Copilot Checkout. Shopify collabore avec plusieurs acteurs. Toutefois, la firme de Mountain View dispose d’un atout structurel. Son moteur de recherche reste la porte d’entrée du commerce numérique. Cette position alimente déjà les débats réglementaires.
La question n’est plus technologique. Elle devient stratégique. Les distributeurs accepteront-ils de dépendre davantage de Google ? Les petits commerçants auront-ils une place visible ? Affaire à suivre.
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