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IA et Big Data : Le Village By CA présente ses trois lauréats

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Il y a quelques semaines, nous relayions l’appel à candidatures de notre partenaire Village By CA Nord de France. La campagne de recrutement étant terminée, il est maintenant temps d’évoquer les lauréats. Deux des trois heureux élus souhaitent pleinement participer à l’instauration des transports de demain, tandis que le dernier met l’IoT et le Big Data au service de l’apiculteur.

Le Village By CA Nord de France a annoncé le 26 septembre dernier les lauréats de son appel à candidatures IA et Big Data. Situé à Lille, le Village avait lancé cette campagne de recrutement le 1er juin 2018.

Le Village By CA Nord de France accueille trois nouvelles startups

La thématique de cette campagne n’était autre que “ L’intelligence Artificielle et le Big data au service des enjeux de demain “. Soutenu par ses 24 partenaires, dont Microsoft, le Village By Ca Nord de France a sélectionné trois startups des huit porteurs pré-selectionnés à l’aune de deux enjeux : les transports et la ville de demain, et l’élevage connecté d’abeilles.

Quand on évoque les transports de demain, il n’est pas seulement question du déploiement de la voiture autonome. Citymagine et We Breathe sont deux startups qui proposent des solutions connexes et complémentaires à l’avenir de l’automobile, tandis qu’Hostabee transforme l’apiculture par le biais de l’IoT et de l’analytique.

Citymagine : la maintenance intelligente des routes à 360 degrés

Citymagine est une startup située à Euratechnologies à Lille. Elle a été fondée par deux serials entrepreneurs, Matthieu Levivier et José Costa. Fondateur de Giroptic, ce dernier est l’un des premiers à avoir développé et mis au point une caméra à 360 degrés. La rencontre des deux hommes fait des étincelles. Ensemble, ils se sont servis de l’expertise de José Costa pour proposer une solution pragmatique à un problème complexe pour les gestionnaires d’autoroutes.

« L’entretien des routes coûte environ 15 milliards d’euros par an. Malgré cette somme colossale, plus de 1500 de personnes meurent tous les ans en France du fait de leurs mauvais états », affirme Matthieu Levivier. « Nous développons un outil qui doit changer les méthodes de maintenance des infrastructures routières. Aujourd’hui, toutes les entreprises engagées dans la maintenance routière pratiquent le curatif. Nous, nous nous engageons dans une approche préventive.»

Cet outil repose sur trois technologies conçues en collaboration avec le CEA Tech. Tout d’abord, Citymagine installe une caméra à 360 degrés sur un véhicule standard. Celle-ci fait l’acquisition de données à la vitesse du trafic routier. Une couche d’intelligence artificielle et plus précisément de computer vision permet d’analyser les flux vidéos à la recherche d’objets (panneaux de signalisation, de direction, marquage au sol, rambarde, etc.) en post-processing. Enfin, il s’agit de rendre « les informations lisibles, intelligibles et faciles à manipuler par les opérateurs de maintenance », déclare Matthieu Levivier.

En combinant ces technologies, Citymagine veut fortement réduire le nombre d’erreurs présentes dans les relevés de 5-10 % à 1 %. Comment ? En associant les capacités de son algorithme maison de vision par ordinateur à de la vérification humaine. Avec ses véhicules, Citymagine a déjà parcouru plus de 10 110 kilomètres sur les réseaux routiers de France. Elle a comptabilisé plus de 5 millions d’objets (équipements, marquages, etc.). Elle travaille notamment avec les gestionnaires d’autoroutes du Nord Pas de Calais et compte une dizaine de clients qui espèrent optimiser leur dépense de maintenance.

Dans un avenir proche, Citymagine entend faciliter l’introduction des véhicules autonomes. « La plupart des systèmes de conduite autonome utilisent le marquage au sol pour positionner un véhicule. Sans marquage au sol, il va perdre ses repères », affirme le co-fondateur de la startup. « Il y a vrai enjeu de sécurité, de mobilité, écologique et de développement économique. Nous voulons préparer les routes à l’arrivée des véhicules autonomes”.

Une question se pose maintenant : pourquoi participer à l’appel à candidatures du Village By Ca ? Matthieu Levivier répond « Le Crédit Agricole est la première banque de France, elle est implantée dans les territoires, elle connaît bien les collectivités. Cela faisait sens pour nous de participer à cet appel à projet autour de l’IA afin de profiter de ce réseau. Nous espérons profiter de la mise en relation avec ces acteurs : les entreprises, les autorités et les élus. L’autre avantage pour Citymagine, les locaux. Le Village By CA offre « une flexibilité du mètre carré qui permet à une startup de recruter rapidement, mais aussi de s’installer partout où le Village est implanté”.

We Breathe : améliorer le confort voyageur grâce à l’IA

Passons maintenant à la deuxième startup lauréate de l’appel à candidature IA et Big Data qui, elle, s’efforce à moderniser les transports en commun. Fondée en avril 2018, We Breathe est une émanation de Wenius, un bureau d’études spécialisé dans l’ingénierie ferroviaire. Il aide SNCF Réseaux à moderniser ses infrastructures, sa gestion de l’énergie ou encore le confort voyageur.

C’est dans la dernière thématique citée qu’oeuvre We Breathe, une startup engagée dans la gestion intelligente de flux de personnes. Selon Nasrédine Chenoufi, le fondateur des deux sociétés : “Aujourd’hui, personne n’est vraiment capable de savoir en temps réel combien d’individus se trouvent dans un lieu, un espace ou un transport donné.”

Il s’agit là d’un problème important parce qu’il engendre des engorgements monstres dans les transports en commun ou bien encore des files d’attente interminables dans les magasins. “Nous aidons les exploitants et les sociétés de transports à gérer ces flux afin de fluidifier l’expérience utilisateur”, affirme Nasrédine Chenoufi.

Pour ce faire, Wenius a développé une solution matérielle et logicielle qui permet de compter précisément les personnes entrantes et sortantes dans un espace donné. La startup exploite des caméras 3D placées au niveau des portes qui repèrent les passants.

Par-dessus cette couche matérielle, We Breathe ajoute une couche logicielle en mode SaaS. Cela permet de proposer des applications adressées à différents verticaux. Wenius développe notamment un tableau de bord qui synchronise les données correspondant aux taux de remplissage d’un bus avec des éléments de géolocalisation.

“Nous sommes capables d’indiquer très précisément le nombre d’individus dans un bus. Nous affichons le taux de remplissage de ce véhicule et indiquons où il se trouve”, déclare le CEO de We Breathe.

En ajoutant des capteurs de détection de présence dans des lieux d’attente, cela permet à des transporteurs comme Transdev ou Keolis d’agir sur la fréquentation et la charge de leurs véhicules. Un véhicule peut accélérer la desserte en communiquant avec les abris vides. Au contraire, en sachant qu’un arrêt est très fréquenté ou qu’un problème est survenu sur la ligne, le transporteur peut affréter un véhicule supplémentaire et ainsi améliorer le confort des usagers. “Notre solution consiste avant tout à faire correspondre l’offre à la demande”, affirme Nasrédine Chenoufi.

Par ailleurs, la solution peut être adaptée aux lignes de métro, au train et aux magasins. A chaque fois, il s’agit de trouver la meilleure solution possible pour fluidifier l’expérience utilisateur : augmentation de la cadence des métros, ajout de wagon sur les trains, affrètement de véhicule ou proposition d’itinéraire bis en cas d’accident ou encore ouverture de caisse supplémentaire dans un magasin suivant la fréquentation.

WeBreathe prône l’évolutivité de sa solution “Nous espérons utiliser notre technologie pour devenir un acteur de la smart city. Demain, un bus autonome pourra être géré automatiquement grâce à cette solution parce que nous aurons apporté de la donnée et de l’aide à la décision”, s’avance le CEO de We Breathe.

Dans la poursuite de ses ambitions, We Breathe estime que Village By CA est un écosystème idéal. “Nous ce qui nous intéresse, c’est l’écosystème mature que le village représente en termes d’accompagnement, en termes de partenariat et de réseau. Cela ouvre des portes qui seraient probablement restées fermées si nous n’avions pas candidaté à l’appel IA et Big Data du Village By CA Nord de France. Enfin cela facilite le business et l’accompagnement dans une stratégie d’entreprise”.

Hostabee : l’apiculture à l’ère de l’analytique et de l’IoT

Installée dans l’Aisne, Hostabee est le troisième et dernier lauréat de l’appel à candidatures Village By CA Nord de France. Après ses trois ans et demi d’existence, deux passages au CES, elle n’a pas les mêmes besoins que ses congénères.

L’entreprise a mis au point deux modules connectés destinés aux apiculteurs. Le premier, B-Keep, s’installe sur cadre ou entre deux cadres de ruche et est vendu 96 euros. Ce capteur remonte des données de température et d’humidité des ruches. Le second produit se nomme B Swarm, se dote d’un GPS et est vendu 135 euros. Il est conçu pour lutter contre le vol des ruches. Hostabee a déployé 1000 appareils dans une dizaine de pays, dont l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni ou encore les États-Unis.

B-Keep et B-Swarm se connectent en sigfox ou en Lora à une application web associée. Elle permet d’enregistrer l’historique de la ruche. Avec l’outil de suivi de la vie de la ruche, il s’agit de coupler les données recueillies depuis les cadres avec les relevés météorologiques de la station la plus proche. Selon Maxime Mularz, fondateur de la société, “cela permet d’obtenir deux signatures sur la reprise et sur l’arrêt de la ponte de la reine, ainsi que la capacité de la colonie à maintenir la température à 33 degrés dans la ruche”.

Ces données sont visibles depuis un tableau de bord présent sur l’application web sur ordinateur ou sur mobile. L’apiculteur peut y mettre en place des alertes en cas de hausse ou de chute de la température et de l’humidité.

Ce n’est qu’un début. “La finalité c’est d’avoir un mode prédictif afin d’être capable de savoir si une colonie passera l’hiver. Auquel cas l’apiculteur pourra prendre la décision de diviser l’essaim en deux”, affirme Maxime Mularz. “C’est aussi tirer davantage des données récoltées par le biais de ces deux capteurs”.

“ Ce que nous cherchons, ce sont des compétences. Nous avons beaucoup de données de ruches du monde entier, maintenant il nous faut intégrer la partie analytique et prédictive à notre solution. Nous devons passer le cap du simple graphique au Big Data et à l’IA”, explique le CEO de Hostabee.

Pour l’instant Hostabee explore les possibilités de TensorFlow, exploite les outils de Craft AI, mais il lui faut davantage d’expérience pour industrialiser sa solution auprès des grandes fermes apicoles de plus de 1000 ruches. “Maintenant, il faut tout mettre en musique”, déclare Maxime Mularz. Hostabee espère déployer une première version basique de sa solution dopée à l’analytique dès le mois de mars 2019.

C’est pour cette raison qu’Hostabee a répondu à l’appel à candidatures du Village by Ca Nord de France. Grâce à la proximité d’Euratechnologies et du Village, la startup va pouvoir découvrir le travail de startups spécialisées dans l’IA et dans le Big data qui pourront vraisemblablement l’aider à atteindre son objectif. Deuxième point important pour Maxime Mularz, “l’aspect réseau du Village”. “Il s’agit vraiment d’identifier les partenariats possibles via les startups présentes dans le réseau qui pourront nous aider à entrer en production”.

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